Adaptation…

La recette que je vous propose aujourd’hui me faisait envie depuis un moment. J’hésitais quand même à la réaliser puisqu’elle contenait des pétoncles (noix de St-Jacques). Il y a quelques années, je raffolais des pétoncles et un jour, j’ai mangé ces fruits de mer baignant dans une sauce au vin blanc et au poivron… Ce plat m’a terriblement marquée et je n’ai plus jamais mangé de pétoncles.

Pour résoudre ce problème, j’ai remplacé les fruits de mer par du saumon. Le résultat est fabuleux : c’est goûteux, plein de parfums et de saveurs. La recette originale se trouve dans le magasine Ricardo volume 8, numéro 6.

Un saumon à la marinade sèche
Escalopes de saumon marinées
Pour 2 personnes

250 g de saumon sans la peau
Le zeste d’un citron ou d’une petite orange (facultatif)
1 cuillère à thé de persil séché
½ cuillère à thé de sucre
½ cuillère à thé de gingembre moulu
½ cuillère à thé de coriandre moulue
½ cuillère à thé de paprika doux ou fort
¼ cuillère à thé de cumin moulu
¼ cuillère à thé de poivre
¼ cuillère à thé de sel
1 pincée de poivre de Cayenne ou de poudre de chili
2 cuillères à soupe d’huile d’olive

Dans un bol, mélanger persil séché, le sucre, le gingembre moulu, la coriandre moulue, le paprika, le cumin, le poivre, le sel et le poivre de Cayenne (ou de poudre de chili). Réserver.

Couper, sur l’épaisseur, le filet de saumon en tranche de 4-5 mm (¼ de pouce) d’épaisseur. Enrober les tranches de saumon de marinade sèche et laisser reposer pendant 15 minutes.

Dans une poêle, faire chauffer l’huile d’olive. Quand l’huile est bien chaude, faire cuire les tranches de saumon pendant 2 à 3 minutes sur chaque face. Saupoudrer les escalopes de saumon de zeste d’agrume et servir accompagné de citron.

Et vous, y a-t-il des plats qui vous ont marqués négativement?

Procrastination

Il y a déjà un long moment que je veux faire cet article. Je n’ai pas pris le temps et je ne voulais pas empiéter sur mes deux articles hebdomadaires. J’ai repoussé, mais il faut bien se décider et arrêter de remettre à plus tard… Après tout, les vacances sont terminées.

Depuis longtemps, je m’intéresse à la décoration de pâtisseries, mais je n’ai jamais vraiment expérimenté. Je ne manie pas très bien la poche à pâtisserie. De plus, la première crème au beurre que j’ai goûté était plutôt désagréable au palais… Cependant, la vraie raison est que je prenais rarement le temps de réfléchir à la décoration de mes gâteaux. Puis un jour, je suis tombée sur le site de Nina : Atelier des Gourmandises. À peine le site découvert, je m’aperçois qu’elle vient dans les prochaines semaines à Genève. Je m’informe et je m’inscris après une courte réflexion. Sans l’atelier de Nina, je crois qu’il m’aurait fallu encore des mois avant de trouver un moment pour m’initier à la pâte à sucre.

Tout cela pour vous présenter ma première création en pâte à sucre, réalisé un mois après l’atelier de Nina, pour l’anniversaire de mon beau-père. J’ai choisi de faire un tracteur puisque mon beau-père est agriculteur. Voici donc le résultat en images :


Quelques petits détails que j’affectionne.


Pour vous donner une idée de la taille des fruits, les pommes mesurent environ 1 cm (entre ⅜ et ½ pouce) de diamètre.


Le croyez-vous si je vous disais qu’en servant le gâteau, j’ai réussi à couper une fraise en deux? Comme si elles n’étaient pas assez petites! (rires)


C’est tout pour cette fois. J’espère pouvoir vous présenter d’autres créations, mais je dois reconnaître que je cours toujours à gauche et à droite, donc j’ai du mal à m’installer pour travailler la pâte à sucre. À demain pour une recette.

Une dessert d’assemblage

KKVKVK 36

Pour le nouveau KKVKVK, Margaux du site Je dis M. a choisi pour thème le crumble. J’avais déjà une idée de l’alliance de saveur que je voulais réaliser, mais je ne savais pas comment j’allais faire mon crumble. Le dernier crumble que j’ai réalisé n’avait pas assez de goût… la farine ressortait trop en bouche. Il faut dire que je préfère la croustade au crumble. J’admets qu’il n’y a pas une grande différence, mais il faut croire que les flocons d’avoine (gruau) font toute la différence! C’est seulement hier soir que j’ai résolu mon problème : utiliser une pâte à biscuits pour le crumble.

Pour ce défi, j’ai décidé de marier la poire et le chocolat. Ces derniers temps, je manque un peu de créativité, donc j’ai utilisé des éléments de différentes recettes. J’ai pris la recette de nougatine et de purée de poires dans le livre La carte des desserts de Patrice Demers; la crème au chocolat est issue d’un livret « 100 recettes 100% chocolat » distribué avec une revue, Cuisine conviviale; et la pâte pour le crumble est inspirée d’une recette de Martha Stewart tirée de Biscuits, sablés, cookies.

Crumble dans un verre
Crumble aux poires et au chocolat
Pour 6 personnes

Purée de poires
4 poires
¼ de tasse ou 80 g de sirop d’érable
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena (facultatif)

Crème de chocolat
105 g (4 onces) de chocolat noir
4¼ tasses ou 1050 g de lait
½ tasse ou 100 g de sucre
3½ cuillère à soupe ou 30 g de fécule de maïs
1½ cuillère à soupe ou 22 g de beurre non salé
1 pincée de sel

Nougatine de pacanes*
1½ cuillère à soupe ou 20 g de sucre
1 cuillère à thé de sirop de maïs ou de sirop de glucose
1 cuillère à soupe d’eau
¼ de tasse ou 25 g de pacanes ou de noix de pécan

Crumble
½ tasse ou 60 g de farine
2 cuillères à soupe ou 30 g de beurre à température ambiante
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1 jaune d’oeuf
¼ de cuillère à thé d’extrait de vanille
1 pincée de sel

Compote de poires
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Éplucher, épépiner et couper en quartier les poires. Déposer les poires dans un plat de cuisson allant au four et ajouter le sirop d’érable. Mélanger pour bien enrober les fruits de sirop et enfourner pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que les fruits soient caramélisés. Pendant la cuisson, brasser les poires toutes les 5 minutes.

Déposer les poires dans un robot (blender) et les réduire en purée. Prélever une petite quantité de pulpe et y diluer la fécule de maïs (maïzena). Reverser ce mélange dans la purée de poires. Mettre la purée de poires dans un chaudron et porter à ébullition. Laisser mijoter pendant 5 minutes en remuant régulièrement. Laisser tiédir la préparation. Verser la purée dans un bol, couvrir et réfrigérer.

Crème de chocolat
Dans un chaudron, verser 1¼ tasse (300 g) de lait, le chocolat, le sucre et le sel. Porter le mélange à ébullition.

Pendant ce temps, diluer la fécule de maïs (maïzena) dans le lait restant. Ajouter ce mélange au lait chocolaté bouillant. Porter de nouveau à ébullition en brassant constamment. Laisser mijoter pendant 15 minutes sans arrêter de remuer la préparation. Retirer le chaudron du feu et ajouter le beurre, mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser le crème au chocolat dans des ramequins, des verrines ou des coupes à vin. Réfrigérer pendant 2 heures.

Nougatine de pacanes
Dans un chaudron, verser le sucre, le sirop de maïs (ou de glucose) et l’eau. Mettre sur le feu et laisser cuire, sans brasser, jusqu’à ce que le tout prenne une couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Ajouter les pacanes (noix de pécan) et mélanger pour les enrober de caramel. Transférer le mélange sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et laisser totalement refroidir. Hacher grossièrement le mélange et réserver.

Crumble
Dans un bol, crémer le beurre. Ajouter le sucre et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer la vanille et le jaune d’oeuf. Ajouter le sel et la farine entièrement avant d’ajouter la nougatine de pacanes. Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, défaire la pâte à crumble en petits morceaux de plus ou moins 1 cm (¼ de pouce à ½ pouce) de diamètre et enfourner pendant 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit légèrement colorée.

Montage
Sortir les crèmes au chocolat du réfrigérateur. Répartir la purée de poires sur les crèmes et terminer en garnissant le tout de crumble. Servir sans attendre.

*Il est possible de remplacer la nougatine de pacanes par ⅓ de tasse (34 g) des noix (amandes, noisettes, etc.) caramélisées ou des pralines.

Et vous, comment réalisez-vous votre pâte à crumble?

Dans un avion…

La nourriture dans les avions a mauvaise réputation : parfois, c’est vrai et d’autre, non. Cependant, il arrive quand même qu’on fasse une heureuse rencontre : par exemple, le petit chocolat servi avant l’atterrissage ou une bonne collation sur un court vol. C’est dans un avion que j’ai goûté pour la première fois à un bretzel moelleux garnit de beurre non salé (effectivement, ça aurait été encore mieux avec du beurre salé). J’ai bien aimé… tellement que je gardais à l’esprit de réaliser mes propres bretzels. Le souvenir s’est un peu effrité avec le temps, mais je me souviens d’une croûte mince de couleur caramel et d’une mie assez dense.

Pour ma première tentative, j’ai réalisé cette recette trouvée sur le site d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Le résultat ne correspond pas au bretzel goûté dans l’avion, mais ce pain est excellent… c’est même l’un des meilleurs que j’ai fait. En prime, le temps de levée est court et la recette est facile à réaliser. Bref, une excellente recette à garder et à refaire!

Des pains trop bons
Bretzels moelleux
Pour 6 gros bretzels

Pâte
1 tasse ou 230 g de lait
2½ cuillères à thé ou 7 g de levure sèche
3 cuillères à soupe de cassonade ou de sucre roux*
2¼ tasses ou 280 g de farine, plus si nécessaire**
2 cuillères à soupe ou 28 g de beurre fondu, tempéré
1 cuillère à thé de sel

Bain de pré-cuisson***
4 tasses ou 1000 g (1 litre) d’eau
2 cuillères à thé de sel
1½ cuillère à soupe de bicarbonate de soude ou de sodium

Gros sel, au goût
3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre fondu, pour badigeonner
  les bretzels après la cuisson (facultatif)

Pâte
Dans un chaudron, verser le lait et le chauffer jusqu’à 43°C (110°F) ou qu’il soit chaud, mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé). Transférer le lait tiède dans un bol et saupoudrer la levure. Laisser reposer le mélange pendant 2 à 5 minutes.

Ajouter au lait la cassonade et 1 tasse (120 g) de farine. Verser le beurre fondu et mélanger pour bien l’incorporer avant d’ajouter le restant de farine et le sel. La pâte devrait être collante. Ajouter de la farine, si nécessaire, jusqu’à ce que la pâte puisse être mise en boule. Pétrir la pâte pendant 5 à 10 minutes ou jusqu’à ce qu’elle soit lisse et ne colle plus aux doigts. Former une boule avec la pâte et la déposer dans un bol légèrement huilé. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser la pâte lever dans un endroit chaud pendant 1 heure ou jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume.

Préchauffer le four à 210°C (425°F).

Dégonfler la pâte et la séparer en 6 morceaux égaux. Rouler et étirer chaque morceau de pâte en un boudin d’une longueur de 40 à 50 cm (16 à 20 pouces). Façonner chaque boudin en bretzel : former un « U » avec la pâte, croiser ensemble les extrémités du « U » pour créer une torsade où les extrémités retournent à leur place d’origine et rabattre les deux extrémités (pointes) sur l’arrondi du « U ».

Bain de pré-cuisson
Dans un chaudron, verser l’eau, le sel et le bicarbonate de soude (ou de sodium). Faire chauffer jusqu’à ce que l’eau frémisse. L’eau ne doit pas bouillir. Pocher dans l’eau frémissante chaque bretzel pendant 20 secondes, les égoutter et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Saupoudrer de gros sel si désiré et enfourner pendant 8 à 12 minutes. À la sortie du four, si voulu, badigeonner les bretzels avec du beurre fondu. Déguster nature, avec du beurre salé ou de la confiture, selon les goûts et les envies.

*Ces bretzels ont un goût plutôt sucré. Si vous voulez les déguster avec du jambon ou en accompagnement d’un repas, je vous conseille de réduire la quantité de cassonade (ou de sucre roux) à 1 ou 1½ cuillère à soupe.
**Personnellement, j’ai ajouté beaucoup de farine (plus ¼ de tasse [30 g] si ce n’était pas ½ tasse [60 g]) pour obtenir une pâte qui se tienne.
***Dans la recette originale, Isabelle utilise ⅓ de tasse de bicarbonate de soude pour 3 tasses (750 g) d’eau. Mes armoires ne contenaient que quelques sachets de 5 g, pas assez pour obtenir un ⅓ de tasse. J’ai donc utilisé la technique d’une autre recette (aussi d’Isabelle) de bretzels.

Et vous, avez-vous une recette de pain qui vous a vraiment étonnée?

Rôti de porc… le premier!

Les rôtis ne sont pas mes plats préférés. J’ai des souvenirs de bouchées gélatineuses, d’ail et de viandes sèches, bref rien pour me faire aimer ces plats. Cependant en prenant quelques années, nos goûts changent et on a parfois envie d’essayer de nouvelles choses. C’est en voyant un morceau de taille raisonnable (700 g quand même) à un prix défiant toute concurrence (s’il y a un truc de cher en Suisse, c’est bien la viande… un vrai choc culturel!) que j’ai décidé de faire un rôti de porc.

J’ai fouillé dans mon répertoire de recettes et j’ai opté pour une épaule de porc braisée aux poires. Cette recette a été présentée à l’émission Le goût de Louis (devenue Cuisinez comme Louis).

Rôti de porc avec des poires fondantes
Épaule de porc braisée aux poires
Pour 6 personnes

700 g d’épaule de porc désossée
1½ cuillère à soupe d’huile
1½ cuillère à soupe de beurre
2 poires Bosc*
2 ou 3 échalotes
1½ tasse ou 325 g de vin blanc
½ cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
½ cuillère à thé de romarin
3 cuillères à thé de miel
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Éplucher les échalotes. Peler et couper en quartier les poires. Réserver.

Dans un chaudron allant au four, chauffer l’huile et le beurre. Quand les corps gras sont bien chauds, saisir la viande de tous les côtés. Saler et poivrer la viande. Retirer la viande du chaudron et réserver.

Dans le même chaudron, faire revenir les échalotes et les poires pour les colorer légèrement. Déglacer avec le vin et ajouter le romarin et la poudre d’oignon.

Remettre la viande dans le chaudron. Verser le miel sur la viande. Porter le mélange à ébullition, couvrir et enfourner pendant 2 h 30. Pendant la cuisson, arroser à 2 ou 3 reprises la viande. Servir la viande avec les poires fondantes et les échalotes en arrosant le tout de jus de cuisson.

*Il est possible d’utiliser une autre variété de poire. Il faut cependant choisir une variété qui conserve sa forme à la cuisson. Vous pouvez également ajouter 1 ou 2 fruits de plus.

Qu’est-ce qui vous donne le plus envie de manger un rôti : le retour de l’automne ou la viande elle-même?