J’oublie un, mais pas l’autre…

Cette année pour la Saint-Jean-Baptiste, je n’ai rien fait de particulier… même pas un petit dessert ni de poutine pour souligner cette fête. On se rattrapera l’année prochaine. Il aurait pu en être de même pour le 1er août, la fête nationale de la Suisse. C’était sans compter sur mon chéri.

Depuis plus d’une semaine, la grande question est de savoir s’il y aura des feux d’artifice ou non. Était-ce un message subtil pour me rappeler la fête nationale? Je ne crois pas, mais pourquoi ne pas vous proposez une recette suisse en cette occasion. Cette année, j’ai opté pour un pain de seigle style valaisan. Le pain de seigle valaisan est particulièrement dense sans être sec, il a même une AOC! C’est un pain difficile à reproduire à mon avis, mais cette recette de l’Agence d’information agricole Romande, tiré du livret La cuisine au four des paysans suisses, s’en rapproche grandement.

Un pain dense à déguster en tranche fine
Pain de seigle style valaisan
Pour 1 pain

Pâte fermentée
1 tasse ou 125 g de farine de seigle
1 tasse ou 250 g d’eau tiède
½ de cuillère à thé ou 1,5 g de levure sèche ou 5 g
  de levure fraîche

Pâte
1¾ tasse ou 225 g de farine de seigle
¼ de tasse ou 25 g de farine complète ou blanche
1 cuillère à thé de sel
½ de cuillère à thé ou 1,5 g de levure sèche ou 5 g
  de levure fraîche

Pâte fermentée
Dans un bol, délayer la levure dans l’eau. Incorporer la farine de seigle et bien mélanger. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer à température ambiante pendant au minimum 12 heures.

Pâte
Le lendemain, incorporer la levure dans la pâte fermentée. Ajouter la farine de seigle, la farine complète ou blanche et le sel. Pétrir la pâte sur un plan légèrement enfariné pendant 10 minutes. Ne pas ajouter de farine, la pâte va devenir moins collante au cours du pétrissage. Déposer la pâte dans un bol, couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever à température ambiante pendant 1 ou 2 heures ou jusqu’à ce que la pâte ait doublée de volume et se déchire légèrement.

À l’aide de la main, dégonfler la pâte et façonner le pain en boule. Déposer la pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Couvrir et laisser lever pendant 45 minutes à 1 heure.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Enfourner le pain et cuire pendant 40 à 50 minutes. À la sortie du four, laisser totalement refroidir le pain avant de déguster.

J’adore le pain de seigle avec un peu de beurre salé, c’est irrésistible! Si vous avez la possibilité, je vous conseille vivement de goûter le pain de seigle valaisan AOC. Bon 1er août!

Duo de quarts…

KKVKVK #35, le quatre-quarts

Pour le 35e KKVKVK, Ninotchka du blog Rouge Framboise a choisi pour thème le « Quatre-quarts ». Ce sujet m’a tout de suite interpelée, peut-être parce que j’ai rarement fait ce gâteau. La première fois que j’ai fait un quatre-quarts, c’était pour tester différents glaçages et la deuxième fois, c’était dans mon gâteau aux fraises et aux noisettes.

J’aurais aimé réaliser un gros quatre-quarts dans un moule rectangulaire, mais à deux, il aurait sans doute rendu l’âme avant d’être totalement englouti. De plus, j’avais envie d’un gâteau avec des bleuets (myrtilles)… un truc que mon chéri n’aime pas. Le meilleur moyen de contourner ce problème est de parfumer la pâte et d’en mouler une partie avant d’ajouter les bleuets. J’ai donc opté pour une base parfumée à l’orange. Et pour plus de contraste, j’ai transformé mon quatre-quarts à l’orange et aux bleuets en madeleines. Bref, deux recettes en une ou une recette pour deux!

Petit gâteau ou madeleine?
Petits gâteaux quatre-quarts à l’orange et aux bleuets
Pour 6 petits gâteaux et 8 madeleines*

1 orange (non traitée)
2 oeufs** de gros calibre
½ tasse ou 115 g de sucre
1 tasse ou 115 g de farine
½ tasse ou 115 g de beurre non salé, fondu
⅓ tasse ou 65 g de bleuets (myrtilles) ou plus
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ tasse ou 80 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Zester et prélever le jus de l’orange. Mélanger le zeste de l’orange avec le sucre en le frottant entre les doigts pour le parfumer.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre parfumé aux zestes d’orange jusqu’à ce que la préparation ait blanchi. Ajouter le beurre fondu en plusieurs fois en mélangeant bien entre chaque addition. Incorporer délicatement, à l’aide d’une spatule, la farine et la poudre à pâte (levure chimique).

Verser une partie de la pâte dans 6 alvéoles d’un moule à muffin (ou moule à petits gâteaux) préalablement beurrées ou garnies de caissettes en papier. Enfourner et cuire pendant 18 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un gâteau en ressorte propre.

Dans le restant de pâte, ajouter les bleuets (myrtilles) et réserver.

Beurrer et enfariner les empreintes d’un moule à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles au trois quarts et réserver au réfrigérateur.

Quand les petits gâteaux à l’orange sont cuits, augmenter la température du four à 220°C (425°F). Enfourner et cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre. Démouler et réserver.

Dans un bol, mélanger le sucre glace avec 1 cuillère à soupe de jus d’orange. Glacer les petits gâteaux et les madeleines, idéalement quand ils sont encore chauds, avec ce mélange. Laisser refroidir et servir.

*Avec cette recette, vous pouvez ne préparer que des petits gâteaux ou que des madeleines. Dans ce cas, vous obtiendrez soit 8 à 10 petits gâteaux ou soit une vingtaine de madeleines.
**Si vous utilisez une balance, pesez vos oeufs. Le poids de ceux-ci déterminera le poids des autres ingrédients. Par exemple, pour deux oeufs pesant 110 g, il faut 110 g de beurre fondu, 110 g de sucre et 110 g de farine.

À ma grande surprise, ces petits quatre-quarts étaient bien moelleux. Alors, pourquoi ce gâteau était dense et lourd dans mon souvenir?

Enfin, ça se termine… pour cette année

L’été est la période des reprises, des rediffusions ou du consensus télévisuel… J’écoute peu d’émisson, peu de série, mais la télévision est souvent allumé pour faire du bruit. Le sport ne me dérange pas en général… Cependant, il y en a un que je ne supporte pas : le cyclisme! J’en ai marre du Tour de France qui accapare 4 ou 5 chaînes de télévision! Je ne suis pas capable de regarder pendant 4 à 6 heures des bonshommes pédaler… surtout quand on nous montre des roues de vélos. D’accord, je reconnais l’effort des cyclistes et la performance des commentateurs, mais s’il vous plait diffusez une émission intéressante en parallèle.

Puisqu’il y a quand même des amateurs de cyclisme, je vous propose des brochettes de poulet en maillot jaune… pardon, au curry. Cette recette est tirée du magasine Ricardo volume 8, numéro 6.

Brochette au cari
Brochettes de poulet au cari
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées et sans la peau
¼ de tasse ou 60 g de yogourt nature*
2 cuillères à soupe de sauce de poisson
2 cuillères à soupe de sirop d’érable**
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à thé de gingembre en poudre
2 cuillères à thé de curry (cari)***
½ cuillère à thé de poudre d’oignon ou 1 gousse d’ail hachée
Sel et poivre

Dans un premier temps, découper les poitrines de poulet en cubes de même taille et réserver.

Dans un bol, mélanger le yogourt, la sauce de poisson, le sirop d’érable, le vinaigre de riz, le gingembre, le curry (cari) et la poudre d’oignon (ou l’ail hachée). Ajouter les morceaux de poulet et les enrober de marinade. Couvrir et réfrigérer pendant au moins 4 heures, idéalement 24 heures.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler les morceaux de poulet marinés sur les piques à brochette. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Saler et poivrer. Enfourner et cuire pendant 18 à 25 minutes.

*Dans la recette originale, il conseille vivement d’utiliser un yogourt à 10 % de matière grasse. J’ai utilisé un yogourt à 5 % de matière grasse et le résultat était plus que satisfaisant.
**Si vous n’avez pas de sirop d’érable, remplacez-le par du miel ou de la mélasse. Cependant, le goût sera différent.
***Personnellement, j’ai utilisé du curry doux et du curry fort en part égale. J’ai également augmenté la quantité de curry, j’en ai mis 2½ cuillères à thé. Vous pouvez faire comme moi si vous aimez beaucoup le curry.

Et vous, êtes-vous intéressé par le cyclisme ou est-ce qu’il vous agace?

Du chocolat tout en légèreté…

Omis les glaces, je n’ai pas encore trouvé de dessert rafraîchissant. Cependant, je peux vous proposer un dessert chocolaté qui ne vous fera pas culpabiliser tellement il est léger en bouche. C’est la texture de ce gâteau qui m’a le plus marquée… indescriptible.

Où j’ai trouvé ce gâteau? Sur le blog Chocolat à tous les étages où il a été nommé meilleur gâteau au chocolat 2010. C’est une recette de Mamalou du site Souvenirs-plaisirs.

Un gâteau qui a le titre de meilleur
Gâteau au chocolat mousseux et léger
Pour 6-8 petits gâteaux

100 g (3,5 onces) de chocolat noir à 60 % de cacao et plus*
3 oeufs
5 cuillères à soupe ou 60 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 30 g de beurre non salé
2 cuillères à soupe ou 32 g de purée d’amandes**

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Séparer le jaune et le blanc des oeufs.

Hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat avec le beurre et réserver.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange commence à blanchir. Incorporer le mélange de chocolat et de beurre. Quand le mélange est homogène, ajouter la purée d’amandes. Réserver.

Dans un second bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige. Les blancs sont assez fermes quand vous pouvez incliner votre bol sans que le mélange ne bouge. Incorporer un tiers des blancs en neige au mélange chocolaté pour alléger la préparation avant d’ajouter délicatement le restant des blancs en neige.

Placer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin, si nécessaire. Répartir la pâte dans les moules. Enfourner et cuire pendant 9 à 12 minutes*** ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un des gâteaux en ressorte propre. Laisser tiédir ou totalement refroidir avant de servir.

*Pour cette recette, je vous conseille vivement d’utiliser un chocolat noir pour avoir un goût prononcé en cacao. Cependant, vous pouvez utiliser du chocolat au lait ou un mélange de chocolat noir et de chocolat au lait.
**Si vous n’avez pas de purée d’amandes, je vous conseille de la remplacer par ¼ de tasse ou 30 g de farine. Habituellement, la purée d’amandes peut être remplacée par du beurre, mais dans ce cas, j’ai l’impression qu’il est un élément structurant dans le gâteau.
***Il est possible de réduire le temps de cuisson pour obtenir des petits gâteaux au coeur coulant.

Résisterez-vous à la tentation d’en prendre un deuxième?

Désertion…

Cette semaine, je me suis tenue loin de la cuisine. Finalement, je n’ai pas joué de créativité. Il faut dire que j’ai eu un peu d’aide : repas chez la famille, au restaurant et pique-nique. Je n’ai même pas fait de dessert ni de sucrerie. Bref, des vacances… peut-être.

En attendant que je me remettre plus activement au fourneau, voici une recette de côtés levées. J’ai trouvé cette recette chez Les gourmandises d’Isa. La photo de ses côtes levées est trop alléchante.

À grignoter avec plaisir
Côtes levées à la bière et au sirop d’érable
Pour 3 personnes

600 à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
⅔ de tasse ou 165 g de bière blonde*
½ tasse ou 125 g de ketchup
¼ de tasse ou 60 g de jus d’orange
Le jus d’une lime (citron vert)
2 cuillères à soupe de sauce soja
½ cuillère à thé de gingembre moulue
1 cuillère à soupe de poudre d’oignon ou de flocons d’oignons
¼ de tasse ou 80 g de sirop d’érable**
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîches (facultatif)
Poivre
Tabasco au goût

Déposer les côtes levées dans un grand chaudron et couvrir d’eau froide. Porter à ébullition. Écumer la mousse grisâtre. Couvrir et laisser mijoter pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, préparer la marinade. Dans un autre chaudron, verser la bière, le ketchup, le jus d’orange, le jus de la lime, la sauce soja, le gingembre moulu, la poudre d’oignon, le poivre et le tabasco. Porter ce mélange à ébullition et laisser mijoter pendant 7 minutes à feu doux. Ajouter le sirop d’érable et la ciboulette et poursuivre la cuisson pendant 7 à 10 minutes. Retirer du feu et laisser tiédir.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les déposer dans un grand plat ou un sac de congélation. Verser la marinade, couvrir, réfrigérer et laisser macérer pendant 4 heures au minimum.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Sur une plaque de cuisson couverte de papier d’aluminium, déposer les côtes levées et les badigeonner avec la marinade. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*Dans la recette originale, Isabelle utilise de la bière d’épinette… Est-ce possible d’en trouver à l’extérieur du Québec? Bref, je l’ai remplacé par de la bière blonde. Une bière rousse serait également un bon choix à mon avis. Sachez que la bière d’épinette est une boisson pétillante au goût de sapin qui, contrairement à ce que son nom laisse croire, ne contient pas d’alcool. Plus d’information ici.
**Comme toujours, il est possible de remplacer le sirop d’érable par du miel ou de la mélasse. Cependant, le goût sera différent.

Alors pendant les vacances, est-ce que vous faites une pause culinaire?