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Il était une fois…

Dans un monde moderne, un continent s’unit pour créer l’Union européenne où le pouvoir économique de l’euro dominait tout…Tout? Non, un petit pays encerclé par cette monnaie résiste encore : les irréductibles Helvètes! Dans ce petit bout de terre cohabite, presque, paisiblement une multitude de tribus. Et en remontant le Rhône, on découvre une vallée bordée de vignes et de vergers qui abrite les plus irascibles Helvètes, les Valaisans! Cette tribu s’unit seulement sous la bannière du FC Sion quand il atteint la finale de la Coupe de Suisse… Chaque commune de ce territoire prône une spécificité pour se distinguer : terre de l’abricot, village du Johannisberg, etc. Et un village voulant se démarquer encore plus que les autres décida de cultiver le crocus et ainsi, produire du safran. Mund réussit cet exploit et demeure la seule ville suisse à produire cette épice des plus recherchée.

Tout cela pour vous parler d’une spécialité de Mund : le risotto au safran. Cette spécialité est assez étonnante, car la production de riz en Suisse est plutôt récente. De surcroît, le riz suisse n’est pas produit en Valais. J’ai découvert cette recette dans le livre Cuisine suisse de Betty Bossi.

Risotto au safran
Risotto au safran de Mund
Pour 3 personnes

2 cuillère à soupe de beurre
1 oignon
1 gousse d’ail
⅔ de tasse ou 140 g de riz à grain rond
2 tomates*
1 cuillère à thé de thym
½ cuillère à thé de safran
3 tasse ou 750 g de bouillon de boeuf
5 tranches de bacon coupées en lardons ou 50 g de lardons
300 g de viande de veau
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon et l’ail. Peler, épépiner et couper en dés les tomates.

Dans une poêle, chauffer la moitié du beurre. Quand le corps gras est bien chaud, faire revenir l’oignon. Quand l’oignon est translucide, ajouter l’ail et poursuivre la cuisson pendant une minute. Verser le riz et cuire encore 1 ou 2 minutes pour nacrer le riz. Ajouter la tomate, le thym et les filaments de safran, puis déglacer avec un peu de bouillon de boeuf en brassant continuellement le riz. Quand le liquide est presque totalement absorbé, rajouter du bouillon et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit tendre.

Pendant ce temps, dans une autre poêle, faire revenir lentement les lardons. Quand ils sont bien dorés, les retirer de la poêle et les égoutter sur un papier absorbant.

Émincer la viande de veau.

Dans la poêle qui a servi à griller les lardons, ajouter le restant de beurre et bien chauffer. Griller la viande. Saler et poivrer. Ajouter la viande et les lardons au risotto. Mélanger et servir sans attendre.

*Vous pouvez remplacer les tomates par ¼ de tasse ou 60 g de sauce tomate.

Bon début de semaine!

Une fin de semaine en célibataire…

Depuis vendredi matin, bien avant l’heure des poules, je me retrouve temporairement mère célibataire. J’appréhendais l’arrivée de la Toussaint qui sonnait le départ de mon chéri. Oui, j’ai passé plusieurs journées seule avec notre adorable enfant, mais jamais plus de vingt-quatre heures. Évidement, la première journée a été un peu difficile… J’étais bien fatiguée, la sieste a été un peu trop courte à mon goût et j’ai dû finalement me résoudre à faire une troisième promenade. Samedi a été plus clément et depuis, je sais que je n’aurais plus de crainte à veiller seule sur notre petit ange (enfin, la plupart du temps).

J’aimerais bien vous présenter une recette de pain ou de viennoiserie, mais je ne me suis pas vraiment remise à cet exercice. Alors, je vous propose simplement une recette de poulet simple, rapide et efficace. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 7.

Poulet aux prunes et à l'ananas
Poulet aux prunes et à l’ananas
Pour 4 personnes

400 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe de poudre de chili
2 cuillères à thé de poudre d’oignon
1 cuillère à thé de poudre d’ail
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 oignon
1 boîte d’ananas (environ 398 ml ou 392 g), égouttés
1 poivron
½ tasse ou 125 g de sauce aux prunes du commerce
½ tasse ou 100 g d’arachides concassées ou de noix de cajou
Sel et poivre

Découper l’oignon en demi-rondelles et le poivron en petites lanières. Couper les poitrines de poulet également en lanières. Au besoin, couper l’ananas en morceaux.

Dans un bol, mélanger la poudre de chili, la poudre d’oignon et la poudre d’ail. Ajouter les morceaux de poulet et bien mélanger. Saler et poivrer.

Dans un wok ou une grande poêle, chauffer l’huile d’olive. Quand l’huile est bien chaude, faire revenir le poulet jusqu’à ce qu’il soit doré. Retirer la viande du wok et réserver sur une assiette.

Dans le wok, faire dorer l’oignon. Ajouter de l’huile au besoin, puis ajouter l’ananas et le poivron*. Poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Saler et poivrer.

Remettre le poulet dans le wok et verser la sauce aux prunes. Porter à ébullition et laisser mijoter environ 2 minutes. Accompagner d’un riz et parsemer d’arachides juste avant de servir.

*Si vous aimez votre poivron un peu plus cuit, l’ajouter au même moment que l’oignon.

Et vous, comment s’est déroulée votre fin de semaine?

La viande hachée

J’ai lu récemment une remarque qui disait qu’il n’y avait pas des millions de manières de cuisiner le boeuf haché. Cette phrase m’a un peu surprise. À mon avis, il y a bien des manières d’apprêter cette viande hachée : en boulettes, en hamburgers, en hachis (parmentier, pâté chinois…), en sauce tomate, en sauté, etc. Je pense même qu’on pourrait presque faire un tour du monde culinaire avec cette viande. Bref, le boeuf haché n’est pas nécessairement banal.

Malgré que ce n’est pas aujourd’hui que je vais vous surprendre avec cette viande, puisque je vous présente un autre pain de viande! J’adore ça : on peut varier les ingrédients à l’infini, on mélange le tout et on cuit. Cette fois, je vous propose la recette de Kim, Les aventures culinaires de Kiki.

Pain de viande d'enfance
Pain de viande de Kiki
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
1 oignon
1 cuillère à thé d’huile végétale
2 cuillères à thé de beurre
½ tasse ou 30 g de pain frais réduit en chapelure*
1 petit oeuf
2 cuillères à soupe ou 30 g de lait
¼ de cuillère à thé de sel de céleri
½ cuillère à thé de moutarde en poudre**
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ cuillère à thé de poudre d’ail
½ cuillère à soupe de sauce Worcestershire
¼ de tasse ou 60 g de sauce tomate
Sel et poivre

Garniture

3 cuillères à soupe ou 37 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 60 g de ketchup
1 cuillère à thé de moutarde en poudre**

Hacher finement l’oignon.

Dans une poêle faire fondre le beurre dans l’huile. Quand les corps gras sont bien chauds, faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit tendre***. Retirer de la poêle et laisser tiédir.

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Huiler légèrement un moule rectangulaire.

Dans un petit bol, déposer le chapelure de pain et verser le lait. Laisser reposer pendant 5 minutes.

Dans un grand bol, mélanger la viande avec l’oignon, le sel de céleri, la moutarde en poudre, la poudre d’oignon, la poudre d’ail, la sauce Worcestershire, la sauce tomate, l’oeuf et la préparation de lait et de pain. Saler et poivrer.

Verser la viande dans le moule huilé. Enfourner et cuire pendant 10 minutes.

Pendant ce temps, préparer la garniture. Mélanger la cassonade (ou le sucre roux), le ketchup et la moutarde en poudre.

Après les 10 minutes de cuisson, verser la garniture sur le pain de viande. Enfourner de nouveau pour 30 minutes. Sortir du four, laisser tiédir un peu et servir.

*Au Québec, 30 g de pain frais réduit en chapelure correspond à une tranche de pain à sandwich.
**Il est possible de remplacer la moutarde en poudre par de la moutarde douce (moutarde jaune ou anglaise) ou mi-forte.
***Vous pouvez omettre cette étape et mettre l’oignon cru dans la préparation de viande.

Et vous, que pensez-vous du boeuf haché?

Mélange classique

Il n’y a rien à faire, il y a des associations incontournables qui séduisent nos papilles à tous les coups. On peut aimer des mariages originaux, marginaux, intrigants ou innovants, mais quand vient le temps de préparer le souper et qu’on n’a pas beaucoup de temps de réflexion, les mélanges classiques s’imposent.

J’avais un morceau de filet de porc et j’avais envie de le marier avec de la moutarde. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas fait une telle association. Pour changer, j’ai découpé ma viande et j’en ai fait un plat en sauce. Rien de très original, mais un délice à la dégustation et une recette à refaire.

Porc moutardé
Tranches de porc aux moutardes
Pour 3 personnes

1 filet de porc d’environ 350 g
2 échalotes
½ oignon
1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 cuillère à soupe de beurre
½ tasse ou 125 g de vin blanc*
1 cuillère à thé de moutarde jaune (préparée ou douce)
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de crème entière
½ cuillère à thé de fécule de maïs ou de maïzena
Eau en quantité suffisante
Sel et poivre

Préchauffer le four à 60°C (150°F).

Hacher finement l’oignon et les échalotes, réserver.

Couper le filet de porc en tranches de 1 à 2 cm (½ pouce) d’épaisseur.

Verser l’huile et le beurre dans une poêle et chauffer les matières grasses. Quand les corps gras sont bien chauds, griller les tranches de viandes. Saler et poivrer. Une fois cuite, les déposer dans un plat de cuisson et réserver dans le four préchauffé.

Dans la même poêle, faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit tendre. Au besoin, ajouter un peu de beurre ou d’huile. Ajouter les échalotes et poursuivre la cuisson encore 1 minute. Ajouter les moutardes, puis déglacer avec le vin. Laisser réduire presque à sec.

Verser le bouillon de poulet et laisser mijoter pendant 5 minutes. Ajouter la crème et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes.

Dans un bol, délayer la fécule de maïs (ou la maïzena) dans un peu d’eau. Ajouter à la sauce et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce ait épaissi. Poivrer généreusement et rectifier l’assaisonnement au besoin.

Si la sauce devient trop dense, l’allonger avec un peu d’eau. Remettre la viande dans la sauce. Attendre 1 ou 2 minutes, puis servir avec du riz et un légume au choix.

*Si le vin blanc est acide et que ce goût persiste dans la sauce, ajouter un peu de sucre pour rectifier le goût.

Et vous, quel association classique vous vient en tête ces derniers temps?

Je n’ai pas fait très suisse…

Avec le recul, je me rends bien compte que mon repas du 1er août ne contenait pas beaucoup de spécialités suisses. J’ai quand même fait bonne figure en proposant une assiette de viandes séchées, du pain de seigle valaisan, un assortiment de fromage (avec un morceau de cheddar… qui n’a pas eu beaucoup de succès auprès des invités, mais je l’ai acheté avant tout pour me faire plaisir) et des flons de Savièse.

Je vous propose donc le dernier plat de ce repas : un smoked meat! Cette façon d’apprêter la viande n’est pas vraiment commune, mais les gens se sont régalés. De plus, quand on sait à quel point c’est simple à préparer, il n’y a pas de raison de s’en priver. J’ai pris cette recette sur le site d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa.

Smoked meat maison
Smoked meat
Pour 6 personnes

800 g de pointe de poitrine de boeuf ou d’aiguillette de boeuf
1½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de nitrate de potassium (salpêtre)*
1½ cuillère à soupe de gros sel ou de sel de mer
1 cuillère à soupe de piment de la Jamaïque moulu
½ cuillère à soupe de poudre d’ail
½ cuillère à soupe de poudre d’oignon
¼ de tasse ou 30 g d’épices à marinade**

Dans un bol, mélanger le sucre, le nitrate de potassium (ou le salpêtre), le sel, le piment de la Jamaïque, la poudre d’ail, la poudre d’oignon et les épices à marinade.

À l’aide d’un couteau, entailler légèrement la surface de la viande de manière à former un quadrillage. Répéter l’opération sur l’autre face de la viande. Réserver.

Sur un plan de travail ou sur une plaque de cuisson, étaler 1 feuille de papier d’aluminium. Saupoudrer la moitié du mélange d’épices. Déposer la viande sur le lit d’épices. Couvrir la viande avec le restant du mélange d’épices. Appuyer avec les mains pour bien faire adhérer les épices au morceau de viande. Emballer la viande avec la feuille de papier d’aluminium. Envelopper le tout d’une seconde feuille de papier d’aluminium. Laisser mariner pendant 3 à 5 jours au réfrigérateur.

Déposer la viande sur une plaque de cuisson sans la déballer. Enfourner et allumer le four à 150°C (300°F). Cuire pendant 97 minutes.

Retirer du four et laisser tiédir 15 minutes à température ambiante. Réfrigérer jusqu’au moment de la dégustation. Avant de servir, gratter soigneusement la viande pour retirer les épices. Couper de fines tranches puis servir avec de la moutarde jaune (douce ou anglaise) et du pain.

*On trouve le nitrate de potassium (ou salpêtre) dans les pharmacies au Québec et dans les drogueries en Europe. Ce produit est souvent utilisé dans la charcuterie pour la conservation.
**Les épices à marinade contiennent habituellement de la coriandre, des grains de moutarde (jaune ou blanc), du piment et de la cannelle, entre autres. Pour faire votre propre mélange, je vous invite à consulter cette recette et celle-ci.

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas présenté de recette suisse…