Catégorie : Desserts

Dessert express

Cette année, je n’ai pas vu passer la saison des abricots. J’ai quand même réussi à m’en procurer quelques uns. Cependant, ces abricots de fin de saison n’étaient pas très agréable à consommer à la main, donc une partie a fini en confiture et l’autre en tartelettes.

Pour l’occasion, j’ai repris une recette de Ricardo, les tartelettes rustiques aux pêches (revue Ricardo, volume 6 numéro 5). J’avoue, j’ai eu la flemme quand j’ai préparé ces tartelettes… je n’ai pas fait la pâte. Si vous voulez faire une pâte, je vous propose cette recette (cliquez ici).

Abricot
Tartelettes rustiques aux abricots
Pour 8 tartelettes

4 abricots
1 pâte feuilletée
6 cuillères à soupe de cassonade
½ cuillère à soupe de farine
2 cuillères à soupe de beurre fondu
Un peu de lait
Sucre

Préchauffer la four à 200°C (400°F).

Dans un bol, mélanger la cassonade et la farine. Ajouter le beurre et bien mélanger. Réserver.

Laver et couper en deux les abricots. Réserver.

Découper 8 cercles dans la pâte feuilletée légèrement plus grand que les demi-abricots. Répartir le mélange de cassonade au centre de chaque cercle de pâte et y déposer un demi-abricot côté peau vers le haut.

Badigeonner le tour de la pâte avec un peu de lait et replier les bords sur le demi-abricot. Déposer les tartelettes sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Badigeonner les tartelettes avec le lait et saupoudrer de sucre, si désiré. Enfourner pendant 25 minutes.

Évidemment, vous pouvez faire cette recette avec des pêches ou des nectarines. Et vous, quels recettes faites-vous quand vous avez la flemme?

Comme promis : une recette suisse

J’ai trouvé quelques recettes suisses à vous faire découvrir sans parler des quelques préparations de mon chéri et de sa famille. Mais avant toute chose, un peu d’information sur la Suisse.

La Suisse (ou la Confédération Helvétique) est un pays entouré par la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Liechtenstein et l’Italie. C’est la ville de Berne (ou Bern) qui est la capitale. Elle possède quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche (un mélange de dialectes). La taille du pays est de 41 285 km² : pour vous donner une idée plus précise, la Suisse rentre environ 60 fois dans la France et la France rentre 3 à 4 fois dans le Québec. La Suisse est aussi divisée en 26 cantons (l’équivalent des provinces au Canada). Certains cantons sont même composés de demi-cantons. Le système politique est particulièrement intéressant puisque les partis politiques doivent collaborer; il n’y a pas de parti au pouvoir ni de parti d’opposition. Pour en savoir un peu plus, cliquez ici.

La recette d’aujourd’hui vient du canton de Saint-Gall (Sankt Gallen en allemand). C’est un canton situé au Nord-Est de la Suisse et qui parle principalement allemand. Plus précisément, la recette est originaire de Toggenbourg (Toggenburg), une ville située à un peu plus de 80 km de Zürich pour vous situez un peu. Voici donc la recette de tarte aux poires de Toggenbourg que j’ai trouvé sur le site de l’Agence d’information agricole Romande, La cuisine au four des paysans suisses.

Tarte bien dorée
Tarte aux poires du Toggenbourg
Pour 6 personnes

Pâte
1 tasse et 1 cuillère à soupe ou 140 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
⅓ de tasse ou 70 g de beurre non salé
1 cuillère à thé de sel ou moins*
¼ de tasse ou 60 g de lait

Garniture
3 poires** (ou 225 g)
1½ cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à thé de cannelle
1 pincé de clou de girofle moulu
½ cuillère à soupe de kirsch ou un autre alcool de fruits (facultatif)

Liaison
½ tasse ou 112 g de double crème***
½ tasse ou 112 g de lait
1¼ de cuillère à soupe de fécule de maïs
½ oeuf ou 1 très petit oeuf
½ cuillère à soupe de sucre vanillé (ou ½ cuillère à soupe de sucre et ¼ de cuillère à thé d’extrait de vanille)

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Pendant ce temps, éplucher les poires, en retirer le coeur et les couper en quartiers. Déposer les morceaux de poire dans une marguerite (ou un cuit vapeur) ou directement dans l’eau bouillante et cuire 20 minutes. Égoutter et laisser refroidir.

En attendant, préparer la pâte à tarte. Dans un bol, mélanger la farine, le sel et la poudre à pâte. Ajouter le beurre coupé en morceaux et l’incorporer à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Verser le lait (¼ de tasse ou 60 g) peu à peu jusqu’à ce que la pâte forme une boule. Ajouter du lait au besoin. Enfariner légèrement le plan de travail et abaisser la pâte. Placer la pâte dans un moule à tarte d’environ 18 à 20 cm ( 7 à 8 po) de diamètre. Prévoir un moule à tarte avec un rebord assez haut de préférence. Placer le moule avec la pâte au réfrégérateur.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Une fois les poires refroidies, les réduire en purée à l’aide d’un robot (blender) ou d’un pilon à pomme de terre. Ajouter la cannelle, le clou de girofle, le sucre et le kirsch. Verser la préparation sur la pâte à tarte.

Préparer la liaison. Dans une tasse ou un petit bol, diluer la fécule de maïs dans un peu de lait. Dans un autre bol, mélanger l’oeuf, la double crème, le sucre vanillé et le restant de lait. Ajouter le mélange de lait et de fécule de maïs avant de verser sur la garniture de poire. Enfourner pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce que le dessus soit bien doré. Laisser refroidir et déguster.

*La quantité de sel dans la pâte est assez élevée, mais avec la garniture et la liaison le goût est très équilibré. Cependant, vous pouvez quand même réduire la quantité de sel.
** Dans la recette originale, il propose d’utiliser 225 g de poires, ce qui correspond à 2 grosses poires, je vous propose d’augmenter la quantité de poires à 3 fruits (300 g) pour avoir une garniture un peu plus importante dans la tarte.
***La double crème est une crème à 45% de matière grasse et elle est très épaisse. Elle a une texture semblable au fromage à tartiner. Au Québec, il n’est peut-être pas évident de trouver son équivalent. Dans ce cas, remplacer le lait et la double crème par 1 tasse (225 g) de crème à fouetter 35%.

J’espère que cela vous a plu. Je vais certainement renouveler l’expérience. Est-ce que ça vous intéresse?

Hop Suisse!

J’imagine que pour plusieurs ce titre ne signifie pas grand chose. On entend le « Hop Suisse! » lors des compétitions sportives quand l’ensemble des Suisses (allemands, romands et italiens) encourage leurs équipes. C’est un peu l’équivalent du « Go habs Go! » des supporteurs du Canadien de Montréal. Tout ça pour dire, qu’en ce 1er août, c’est la fête nationale suisse.

Je n’ai rien planifié de particulier… pour ne pas dire que je n’y ai pas pensé avant jeudi soir, oups! Donc, un peu dans la précipitation, j’ai demandé à mon chéri ce qu’il voulait comme dessert… J’imaginais déjà des décors pour des petits gâteaux quand il m’a répondu qu’il voulait des tartelettes au citron. Stupéfaction! C’est rare qu’il me donne une réponse aussi précise. C’est ainsi que j’ai décoré quelques tartelettes citronnées avec du sucre coloré rouge… Le résultat n’est pas entièrement satisfaisant, mais acceptable vu les quelques minutes qui y ont été consacrées.

Pour la pâte des tartelettes, j’ai choisi la recette des tartelettes rustiques aux pêches de Ricardo publié dans le magasine volume 6, numéro 5. Pour la garniture, j’ai opté pour la simplicité en prennant celle de la tarte au citron magique de Jasmine.

Tartelette Hop Suisse
Tartelettes au citron
Pour 8 tartelettes

Pâte à tarte
1¾ tasse ou 210 g de farine
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre
1½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé froid et coupé en cubes
1 oeuf
½ tasse ou 125 g de yogourt nature*

Garniture au citron
½ boîte (300 ml) ou 150 g de lait condensé sucré
1 oeuf
⅓ de tasse ou 80 g de jus de citrons (environ 1½ à 2 citrons)
Zeste d’un citron, facultatif

Pâte à tarte
Dans un bol, mélanger la farine, la cassonade, la poudre à pâte et le sel. Incorporer le beurre dans le mélange de farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Ajouter l’oeuf et le yogourt, bien mélanger. Ajouter de l’eau au besoin, juste assez pour que la pâte se tienne lorsqu’elle est pressée entre les doigts. Façonner un rouleau avec la pâte et l’emballer dans un film plastique. Réfrigérer la pâte environ 30 minutes.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Sortir la pâte du réfrigérateur et la diviser en huit parts égales. Enfariner chaque morceau de pâte et les abaisser à la dimension adaptée au moule choisi. Placer la pâte dans les moules à tartelette. Piquer la pâte avec une fourchette, déposer un morceau de papier parchemin et remplir d’haricots secs ou de poids à tarte**. Enfourner et cuire pendant 10 minutes. Autrement dit, cuire à blanc.

À la sortie du four, laisser tièdir les croûtes à tartelettes.

Baisser la température du four à 180°C (350°F).

Garniture au citron***
Dans un bol, fouetter l’oeuf et le lait condensé sucré. Ajouter le jus de citron et le zeste. Verser la préparation dans les tartelettes. Enfourner pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que la préparation soit légèrement prise. À déguster tiède ou froid selon votre patience.

Pour décorer les tartelettes, verser un peu de sucre dans un sac en plastique, ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire et secouer le sac. Ajouter du colorant jusqu’à l’obtention de la couleur souhaitée. Dans du papier, découper une forme (ici une petite croix) et la déposer sur la tartelette. Répartir le sucre coloré sur la tartelette et retirer délicatement le motif en papier. Vous pouvez également utiliser un pochoir pour avoir le motif au centre en relief plutôt que le contour comme ici.

*Vous pouvez remplacer le yogourt nature par un yogourt à la vanille ou d’un autre parfum. Prenez des yogourts sans morceau de fruit.
**Il est très important de mettre du poids sur la tartelette pendant la cuisson à blanc, sinon la pâte lève et laisse moins de place pour la garniture. D’ailleurs, je songe sérieusement à invertir dans un sac de haricots…
***Vous pouvez doubler la recette de garniture pour faire une tarte plutôt que des tartelettes. Vous devrez prévoir environ 35 minutes de cuisson pour une tarte.

Dans les prochaines semaines, je vais essayer de vous faire découvrir quelques spécialités suisses. Par la même occasion, je vais les découvrir aussi…

Tout simplement chocolaté

Ce n’est pas aujourd’hui que le mot « chocolat » va prendre moins de place dans ma liste de mots-clés. C’est un ingrédient tellement commode… surtout pour être certaine que je ne devrais pas manger à moi seule ceci ou cela (ici, on parle quand même du domaine du sucré).

Cette fois, je me suis décidée à réaliser une recette du livre 100 recettes 100% chocolat de Cuisine conviviale (c’est un livret qui venait avec une revue et qu’on m’a offert). Ce livret est bien fait, mais je préfère souvent les livres avec des photos que je trouve plus interpellant et qui me permettent de comprendre rapidement le concept des recettes.

Pour répondre à une demande de mon chéri, j’ai réalisé les brownies de ce livre. Étrangement, je me suis retrouvée avec des brownies au coeur coulant… j’ai peut-être pas assez cuit le mélange, mais le résultat est très bien et fort agréable en bouche. Si par erreur, vous cuisez trop la pâte, vous aurez au moins des brownies traditionnels!

Brownie et pépites de chocolat blanc
Brownies coulant
Pour 8 personnes

100 g de chocolat noir en morceaux
¼ de tasse ou 62 g de beurre non salé ou salé, au goût
½ tasse ou 100 g de sucre
2 cuillères à soupe de farine
2 oeufs
⅓ de tasse ou 50 g de pépites de chocolat blanc ou en morceaux*

Préchaffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bain-marie, faire fondre le chocolat noir et le beurre en remuant régulièrement. Quand le mélange est homogène, retirer du feu et ajouter le sucre. Ensuite, incorporer un à un les oeufs en fouettant bien entre chaque addition. Ajouter la farine et les morceaux de chocolat blanc.

Beurrer ou chemiser un moule rectangulaire de style moule à pain (ou moule à cake) et y répartir la pâte. Enfourner pendant 20 minutes.

À la sortie du four laisser tièdir le brownie. À déguster tiède ou froid.

*Il est possible d’omettre le chocolat blanc ou encore de le remplacer par des noix, des noisettes, etc. À vous de voir.

Et vous, est-ce que des erreurs culinaires vous ont fait découvrir de nouvelles recettes?

Le délai a été repoussé…

Muffins Monday no15

Heureusement pour moi, le date limite pour le quinzième Muffin Monday a été modifiée. Le thème de cette édition a été choisi par Pich du blog Pich à la Fraise, il s’agit de faire des muffins surprises.

Ma première tentative sur ce thème a donnée un bon résultat, mais le coeur ou la surprise du muffin était resté sur le dessus… Après, je me suis un peu triturée les méninges. Je voulais quelque chose d’assez simple, sans artifice… Je ne m’en suis tenue à ce principe qu’en partie. J’ai choisi de faire une base aux amandes (ce qui respecte l’idée de simplicité) et de mettre de la purée d’azuki au coeur du muffin (c’est ici que le principe tombe à l’eau, oups!). Personnellement, j’aime beaucoup cette pâte sucrée japonaise composée d’haricots rouges, ce qui n’est pas le cas de mon entourage… Si vous n’en avez pas vous pouvez toujours la remplacer par du chocolat.

Coeur de muffin
Muffins aux amandes et coeur d’azuki
Pour 8 muffins

1 tasse ou 125 g de farine
½ tasse ou 62 g d’amande en poudre
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ tasse ou 100 g de sucre
1 oeuf
¾ tasse ou 170 g de yogourt ou de babeurre* ou plus
¼ cuillère à thé d’extrait d’amandes ou plus au goût
1 cuillère à thé de rhum brun (facultatif)
1 pincé de sel
4 cuillères à thé ou 50 g de pâte ou de purée d’azuki**
8 morceaux de chocolat noir ou au lait, au choix

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, rassembler la farine, les amandes, la poudre à pâte et le sel.

Dans un autre bol, fouetter l’oeuf et le sucre. Ajouter le yogourt (ou le babeurre), le rhum et l’extrait d’amandes. Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs. Mélanger jusqu’à ce que les ingrédients secs soient humectés.

Placer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin. Déposer une cuillère à soupe de pâte dans huit alvéoles. Répartir une demie cuillère à thé de purée d’azuki au centre de chaque muffin ainsi qu’un carré de chocolat. Partager le restant de pâte en huit et recouvrir les coeurs d’azuki et de chocolat des muffins. Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes.

*Il est possible de remplacer le babeurre (lait de ribot, etc.) par la même quantité de lait dans lequel on ajoute 1 cuillère à thé de vinaigre. Laisser reposer le mélange 5 à 10 minutes avant de l’ajouter à la préparation.
**Les azukis sont une sorte d’haricot rouge que les Japonais utilisent autant dans les plats salés que sucrés. On peut se procurer de la purée (gelée ou pâte) d’azuki dans les épiceries asiatiques (surtout les épiceries japonaises). Cette purée est sucrée. Il est également possible de réaliser une purée maison : je vous suggère cette recette issue du blog La bouche pleine. Vous pouvez également omettre la purée d’azuki et augmenter la quantité de chocolat.

Petite remarque, c’est la première fois que je fais des muffins sans flocons d’avoine… Dans mon esprit, un muffin ne pouvait pas ne pas contenir des flocons d’avoine ou du son. Je trouve que les muffins sans l’un ou l’autre de ces ingrédients ressemblent d’avantage à un petit gâteau. Est-ce que c’est la manière de les préparer qui détermine que c’est un muffin ou non? Quel est votre avis?