Mot-clé : amandes

Et de quatre…

Et oui, Une souris dans ma cuisine fête déjà ses quatre ans! À chaque année, je me dis que c’est une drôle d’idée d’avoir créé son blog à cette période de l’année : il y a tellement d’autres mois moins occupés! Bref, je tiens à remercier celles et ceux qui passent et qui prennent le temps de lire ce que j’écris. Un remerciement supplémentaire à celles et ceux qui laissent des commentaires, ça me fait toujours plaisir de découvrir vos petits mots.

Qui dit une année de plus, dit gâteau! Cette fois, je me suis amusée à préparer un gâteau très coloré : un gâteau arc-en-ciel. J’ai pris la recette de gâteau chez Amuses bouche et pour le glaçage, j’ai opté pour la recette de Ricardo tirée de son magazine volume 9, numéro 8. Cependant, vu la période de l’année, plutôt que de les faire au couleur de l’arc-en-ciel pourquoi ne pas le faire uniquement en rouge et vert?

Roses en glaçage
Gâteau arc-en-ciel
Pour 8 à 10 personnes

Gâteau (à préparer trois fois)
4 oeufs
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 120 g de sucre
1 tasse et 1½ cuillère à soupe de farine ou 130 g de farine
3 cuillères à soupe ou 20 g de poudre d’amandes
2 cuillères à thé d’extrait de vanille
Colorants alimentaires* : rouge, orange, jaune, vert, bleu
  et violet

Glaçage à la vanille**
1½ tasse ou 330 g de beurre non salé, ramolli
⅓ de tasse ou 40 g de farine
1 tasse ou 240 g de lait
2 cuillères à thé d’extrait de vanille ou 1 gousse de vanille***
1¼ tasse ou 250 g de sucre

Garnitures au choix**** : confiture de fruits, lemon curd, ganache au chocolat, confiture de lait, etc. (facultatif)

Gâteau
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer, si nécessaire, deux moules ronds de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

À l’aide d’un robot sur socle ou d’un batteur électrique, fouetter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la préparation triple de volume, soit environ 10 minutes. Ajouter l’extrait de vanille. Incorporer délicatement la farine et la poudre d’amandes. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Séparer la pâte en deux et les colorer de deux couleurs différentes. Répartir la pâte dans deux moules ronds*****. Enfourner et cuire 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir. Répéter la recette deux autres fois pour obtenir 6 gâteaux au couleur de l’arc-en-ciel.

Glaçage à la vanille
Dans un chaudron, faire fondre ¼ de tasse ou 55 g de beurre. Ajouter la farine d’un coup et cuire pendant 1 minute en brassant continuellement. Verser le lait et ajouter l’extrait de vanille ou les graines de la gousse de vanille. Remuer la préparation avec un fouet et porter à ébullition. Quand la préparation bout, cuire encore une minute. Verser la préparation dans un bol. Couvrir d’une pellicule plastique en l’appliquant directement sur la préparation. Laisser tempérer à température ambiante, environ 1 heure.

Retirer la pellicule plastique de la préparation, ajouter le sucre et le restant de beurre. Fouetter le tout à l’aide d’un batteur électrique pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage soit lisse et crémeux.

Montage
Dans un plat de service, verser une cuillère à soupe de glaçage au centre et déposer la génoise violette. Tartiner une mince couche de la garniture choisie ou une couche de glaçage et superposer la génoise bleue. Répéter l’opération jusqu’à ce que tous les gâteaux de couleurs soient superposés. Couvrir l’ensemble du gâteau d’une mince couche de glaçage et réfrigérer pendant 30 minutes ou entreposer 10 minutes au congélateur. Avec le restant de glaçage, décorer le gâteau selon l’envie ou l’inspiration. Pour réaliser des roses, verser le glaçage dans une poche à pâtisserie munie d’une douille étoilée (par exemple, la n° 96 de Wilton ou d’Ateco) et dessiner chaque fleur en faisant une spirale en partant du centre vers l’extérieur (voir ici). Au besoin, réfrigérer le gâteau et le glaçage quelques minutes si les motifs deviennent plus difficiles à réaliser.

*Si possible, utilisez des colorants alimentaires en gel ou en poudre. Selon l’occasion, vous pouvez n’employer que 2 ou 3 couleurs. Par exemple pour Noël, réalisez des gâteaux rouges et verts que vous alternerez au montage.
**Vous pouvez employer un autre glaçage comme une meringue italienne ou une ganache. Il est aussi possible de parfumer autrement le glaçage en remplaçant le lait et la vanille : pour un glaçage au café, utilisez 1 tasse ou 240 g de café fort et froid au lieu du lait; pour une version au citron, utilisez ½ tasse ou 125 g de jus de citron, ½ tasse ou 125 g d’eau et 1 jaune d’oeuf; pour un glaçage à la noix de coco, substituer le lait par 1 tasse ou 240 g de lait de coco.
***J’ai augmenté la quantité de vanille, car j’aime que le parfum soit bien présent. Ajustez à votre goût la quantité de vanille.
****La garniture permet d’apporter une autre saveur, mais elle sert avant tout à faire adhérer les gâteaux les uns aux autres sans que cela ne soit nécessairement visible.
*****Il est possible de cuire les pâtes à gâteau sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et de venir y découper des cercles de même taille (ou une autre forme) si vous n’avez pas deux moules de même dimension.

Et pour vous, quels seront les couleurs qui composeront votre gâteau?

Avant qu’il ne soit trop tard… et pour se faire plaisir!

Ces dernières semaines, je limitais souvent le temps que je passais à rédiger mes recettes. J’optais régulièrement pour des recettes simples et rapides. Cependant, à ce qu’on m’a dit, je suis quelqu’un qui aime bien se compliquer la vie, alors par moment, je fais de recettes qui demandent plus de temps à écrire qu’à réaliser… J’exagère, mais ce n’est pas très loin de la vérité. Tout ça pour vous dire que j’ai réalisé des macarons en juin à la fraise et à la vanille et que je ne vous en ai point parlé… Je sais que la saison des fraises tire sur sa fin (si ce n’est pas déjà fini), mais ces macarons sont trop gourmands pour ne pas vous en parler et puis les framboises peuvent remplacer les fraises.

D’autre part, je m’étais promis que quand je vous reparlerais de macarons, je vous donnerais une recette à base de meringue italienne. J’ai enfin trouvé mes recettes de bases presque (on est jamais à l’abri d’un désastre) infaillibles. Pour la meringue classique, j’utilise la recette de Mélanie, La tête dans le chaudron, (je vous en parlerais peut-être une autre fois) et pour la meringue italienne, j’utilise la recette de Pierre Hermé. Par la même occasion, je vous propose une idée de garnitures issues de son livre Macaron. J’ai eu des soucis avec mon chocolat blanc, donc ma ganache est restée liquide (je rêve d’essayer le chocolat Valrhona…). C’est pourquoi, j’ai remplacé la ganache de monsieur Hermé par celle de Mercotte qui donne de bons résultats même en variant le chocolat blanc.

Vanille et fraise
Macarons fraise-vanille
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Compote de fraises
1½ tasse ou 175 g de fraises
2 cuillères à thé ou 10 g de jus de citron
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1½ feuilles de gélatine (1,5 g)
½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)

Sucre coloré*
¼ de tasse ou 50 g de sucre
Quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose**

Coques des macarons à la meringue italienne
1¼ tasse ou 150 g de poudre d’amandes
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de sucre glace
60 ml*** ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 gousse de vanille (facultatif)
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2½ cuillères à soupe ou 37 g d’eau
60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 pincée de sel
2 gouttes de jus de citron

Ganache à la vanille
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
150 g (5¼ onces) de chocolat blanc
2 gousses de vanille****

Sucre coloré
Préparer la veille le sucre coloré. Préchauffer le four à 60°C (150°F).

Verser le sucre dans un sac en plastique. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire, refermer le sac hermétiquement et secouer pour colorer uniformément le sucre. Au besoin, répéter l’opération jusque ce la couleur du sucre vous plaise. Verser le sucre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et bien l’étaler. Enfourner et faire sécher le sucre pendant 30 minutes. Laisser tempérer et conserver le sucre à l’abri de l’humidité

Compote de fraises
Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans la demi cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Équeuter les fraises. Déposer les fruits dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s » (ou à l’aide d’un pied-mélangeur) et les réduire en purée. Filtrer la préparation, vous devriez obtenir environ 200 ml de purée de fraises. Ajouter le sucre et le citron.

Dans un chaudron, verser un quart de la préparation de fraises et faire tiédir, environ 35-40°C (86-104°F). La préparation doit être chaude, mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé). Ajouter la gélatine et bien brasser pour s’assurer qu’elle fonde totalement. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer avant de l’ajouter à la préparation. Ajouter le restant de purée et bien mélanger. Verser la préparation de fraises sur une épaisseur maximale de 4 mm (¹⁄₈ de pouce) dans un grand plat (ou une plaque de cuisson) recouvert d’une pellicule plastique. Réfrigérer pendant 1 heure, puis placer au congélateur pour 2 heures. Découper des carrés d’environ 1,5 cm (½ pouce) et réserver au congélateur sans les superposer.

Ganache à la vanille
Dans un chaudron, verser la crème. Fendre les gousses de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter, ainsi que les gousses, à la crème. Porter à ébullition. Dès les premiers de bouillonnement, retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 30 minutes. Retirer les gousses de vanille.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Réchauffer la crème avec les grains de vanille. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Couvrir d’une pellicule plastique apposée directement sur la préparation. Réfrigérer jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse et puisse facilement se tartiner, environ 2 à 4 heures.

Coques des macarons à la meringue italienne
Verser la poudre d’amandes et le sucre glace dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer quelques secondes pour affiner la préparation (surtout pour la poudre d’amandes). Tamiser la préparation pour l’aérer et au besoin, remixer les éclats plus important d’amandes. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux poudres. Incorporer la première partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) et réserver.

Dans un chaudron, verser l’eau et le sucre. Faire bouillir jusqu’à 118°C (244°F). Quand le thermomètre indique 110°C (230°F), commencer à fouetter doucement la deuxième partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) avec le sel et le jus de citron à l’aide d’un robot sur socle. Augmenter progressivement la vitesse. Quand le sucre cuit a atteint 118°C (244°F), le verser en filet sur les blancs d’oeufs alors que le robot les fouette à pleine vitesse. Continuer à fouetter jusqu’à ce que la préparation soit à 40-50°C (104-122°F). La meringue doit être ferme et la consistance rappelle la guimauve (ou les marshmallow).

Verser la meringue sur la préparation de sucre glace et d’amandes. Mélanger à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation forme un ruban : quand on soulève la pâte à l’aide d’une spatule, elle coule tranquillement en un flot continu et quand on arrête de brasser, les sillons laissés dans la pâte disparaissent.

Remplir une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 mm à 10 mm de diamètre et dresser les coques des macarons sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin. Saupoudrer les coques avec le sucre coloré. Laisser croûter les coques à température ambiante, jusqu’à ce que la surface ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Enfourner une plaque de cuisson et cuire pendant 12 minutes. Au besoin, ajuster la température du four pour les fournées suivantes. Retirer les coques de la plaque de cuisson et les laisser tiédir avant de les décoller du papier parchemin.

Montage
Verser la ganache dans une poche à pâtisserie. Garnir d’une pointe de ganache la moitié des coques puis déposer un carré de compote de fraises en appuyant légèrement. Recouvrir généreusement de ganache et déposer une seconde coque pour terminer le macaron. Recommencer jusqu’à épuisement des coques. Réfrigérer les macarons de 12 à 24 heures avant de déguster.

*Vous obtiendrez plus de sucre coloré que nécessaire. Utiliser le sucre restant pour décorer des gâteaux ou pour teinter légèrement la pâte d’un dessert.
**Un colorant liquide est parfaitement adapté pour ce genre de préparation. Vous pouvez également utiliser une autre couleur de votre choix.
***Si vous utilisez une tasse à mesurer pour les ingrédients liquides, 60 ml de blancs d’oeufs correspond à un peu moins que ¼ de tasse.
****Pour un parfum de vanille plus complexe, utilisez des gousses de vanille avec différente origine : Madagascar, Tahiti, Mexique, etc.

Et vous, est-ce que vous êtes arrivés jusqu’au bas de cet article?

7 à 3 pour la génoise…

Je crois que je vous l’ai déjà mentionné, mais la génoise est ma bête noire en cuisine : je la rate une fois sur deux! Actuellement, je dois reconnaître que je ne réussis aucun gâteau qui est réalisé dans un moule de plus de 18 cm (7 pouces) de diamètre : il y a juste pour les gâteaux que je n’arrive pas à trouver le bon réglage avec ce four. Enfin, je travaille sur cet aspect et je ne devrais pas tarder à être au point, mais j’ai quand même droit à quelques déconvenues…

Revenons aux génoises. Depuis deux ans, je me promets de faire un fraisier : à chaque fois que j’y pense, la saison de mon fruit rouge préféré est terminée. Heureusement, je ne l’ai pas oublié cette année! Je regarde diverses recettes et je me lance avec une recette de Conticini… J’ai sans doute visé trop haut. Je prépare la pâte du gâteau en fouettant bien les oeufs, je la verse dans mon moule, je saupoudre les l’éléments du croustillant comme indiqué et j’enfourne. Viens le moment de vérifier la cuisson, j’utilise un pic prévu à cet effet et il ressort propre, donc mon gâteau est cuit… Erreur! Quelques minutes après être sortie du four, le gâteau s’écrase sur lui-même : il n’était pas assez cuit. Je laisse passer la nuit avant d’évaluer l’étendu du désastre. Le lendemain, je m’attaque à la bête pour savoir ce qu’il en est réellement. Je tranche le gâteau en deux et je soulève le dessus qui n’est pas de cet avis et se décompose en morceaux. C’est fini, il est hors de question que je fasse du rapiéçage pour mon fraisier! Nous avons quand même mangé ce truc hyper moelleux, mais je me suis rabattue sur une autre recette de fraisier.

J’ai hésité entre de nombreuses recettes et j’ai opté pour une recette de fraisier d’Isa (avec de légères modifications). Cette fois, j’ai vérifié la cuisson avec un thermomètre : saviez-vous qu’un gâteau est cuit lorsqu’il atteint 99°C (210°F)? Pour mon fraisier, j’aurais aimé réaliser un miroir aux fraises (je n’aime pas vraiment la pâte d’amande), mais en ce moment je cours après le temps donc ça sera pour l’année prochaine… peut-être.

Fraisier simple
Fraisier*
Pour 12 à 15 personnes

Génoise aux amandes
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1⅔ tasse ou 200 g de farine
6 oeufs
1 tasse ou 200 g de sucre
6½ cuillères à soupe ou 50 g de poudre d’amandes

Crème mousseline
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 180 g de beurre non salé,
  à température ambiante
360 ml ou 360 g de lait
4 jaunes d’oeuf
½ tasse ou 100 g de sucre
¼ de tasse ou 30 g de fécule de maïs ou de maïzena
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille

Jus de fraise**
700 g (1½ livres) de fraises ou en quantité suffisante
Pâte d’amandes pour décorer (facultatif)

Génoise aux amandes
Prélever 1 cuillère à thé du beurre pour graisser un moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Réserver le moule au réfrigérateur jusqu’au moment de cuire la pâte.

Tamiser la farine. Faire fondre le beurre à feu doux.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger les oeufs et le sucre. Déposer le bol sur un chaudron d’eau frémissante pour faire un bain-marie. Fouetter continuellement le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne 50°C (122°F). Retirer le bol du bain-marie et fouetter la préparation à l’aide d’un batteur électrique jusqu’à ce que la masse blanchisse, épaississe et triple de volume. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement la farine, la poudre d’amandes et le beurre fondu. Verser la pâte dans le moule***. Enfourner sans attendre et cuire pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler, puis laisser totalement refroidir.

Crème mousseline
Dans un chaudron, verser le lait. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter au lait. Faire chauffer le lait et dès les premiers signes d’ébullition, le retirer du feu.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange commence à blanchir. Incorporer la fécule de maïs (ou la maïzena). Verser un tiers du lait sur ce mélange. Verser le restant du lait et remettre la préparation dans le chaudron. Porter à ébullition en brassant constamment. Dès les premiers signes d’ébullition et que la crème a épaissi, retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Retirer la gousse de vanille ou ajouter l’extrait de vanille à ce moment.

Incorporer la moitié du beurre (environ 6½ cuillères à soupe ou 90 g). Verser la crème dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et laisser refroidir jusqu’à 20°C (68°F), soit environ 1 heure. Au besoin, placer la crème au réfrigérateur pour la refroidir plus rapidement.

Fouetter la crème à l’aide d’un batteur électrique pour homogénéiser la texture. Ajouter le restant de beurre en fouettant pour émulsionner et lisser la crème mousseline.

Montage
Laver et équeuter les fraises.

Couper la génoise en deux sur l’épaisseur. Si possible, effectuer le montage dans un moule à charnière ou un grand cercle à pâtisserie. Déposer un étage de génoise dans le moule ou le cercle. Mouiller la surface du gâteau avec le jus de fraise. À l’aide d’une poche à pâtisserie, répartir un tiers de la crème mousseline sur le gâteau. Couper en deux une partie des fraises et les placer sur tout le tour du moule, la face tranchée contre la parois du moule. Répartir le restant des fraises à l’intérieur sur toute la surface. Recouvrir le tout avec la crème mousseline restante. Imbiber légèrement la génoise avec le jus de fraise et le déposer sur la crème mousseline. Décorer avec une mince couche de la pâte d’amandes, si désiré. Réfrigérer pendant 2 heures avant de déguster. Au moment de la dégustation, retirer le cercle et décorer le dessus avec des fraises.

*Je n’ai fait que deux tiers de la recette que j’ai réalisé dans un moule de 18 cm (7 pouces). Cependant pour les mesures, il est plus facile pour moi de retranscrire la recette en entier. Vous pouvez également préparer ce fraisier dans un moule de 20 cm (8 pouces).
**Il est possible de remplacer le jus de fraise par un sirop simple : il suffit de porter à ébullition 100 ml ou 100 g d’eau avec ½ tasse ou 100 g de sucre. Retirer du feu dès les premiers bouillonnements et ajouter 3 cuillères à soupe ou 45 g d’alcool au choix (Kirsch, Williams, etc.).
***À cette étape, enfarinez votre moule s’il n’est pas anti-adhésif.

Et vous, est-ce que vous réussissez bien les génoises?

Complétons la boîte…

Pour faire suite à dimanche, je vous propose les recettes des autres bouchées chocolatées que j’avais préparées pour Pâques. Ainsi, vous aurez toutes les recettes pour reproduire cette petite boîte gourmande ou seulement les bouchées qui vous interpellent. Les boîtes contenaient des chocolats aux fruits secs, j’ai fait deux versions : l’une avec du chocolat noir et l’autre avec du chocolat au lait. Je me suis basé sur la recette d’Amuse bouche.

Pour compléter l’ensemble, j’avais également fait des truffes avec coeur au lait et enrobage au chocolat noir tempéré (oui, j’insiste, ça fait une différence : l’extérieur est craquant et ainsi les truffes se conservent à température ambiante sans fondre). Pour la recette, je vous redirige sur celle-ci : il suffit de faire une demi-recette en remplaçant le chocolat noir par 250 g (8 onces) de chocolat au lait et de faire une enrobage avec du chocolat noir. Voilà qui complète la boîte.

Bouchées chocolatées
Chocolats aux fruits secs
Pour environ 40 carrés

Chocolats noirs aux noix et aux canneberges
200 g (7 onces) de chocolat noir à 55-65% de cacao
3 cuillères à soupe ou 50 g de crème à 35 % ou entière
⅓ de tasse ou 50 g de noisettes*
⅓ de tasse ou 50 g d’amandes
⅓ de tasse ou 50 g de pistaches non salées
⅓ de tasse ou 50 g de canneberges séchées

Chocolats au lait à la noix de coco et à l’ananas
226 g (8 onces) de chocolat au lait**
3 cuillères à soupe ou 50 g de crème à 35 % ou entière
½ tasse ou 75 g de noix de coco séché coupé en dès***
⅓ de tasse ou 75 g d’ananas séché coupé en dès

Chocolats noirs aux noix et aux canneberges
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Chemiser d’une pellicule plastique un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces)****.

Sur une plaque de cuisson, recouverte ou non de papier parchemin, étaler les noisettes, les amandes et les pistaches. Enfourner et cuire pendant 5 minutes pour torréfier les noix. Sortir du four et laisser totalement refroidir.

Dans une casserole ou au four micro-ondes, porter la crème à ébullition***** et réserver.

Hacher finement le chocolat noir et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Hors du feu ajouter la crème et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer les noisettes, les amandes, les pistaches et les canneberges séchées. Verser dans le moule rectangulaire et lisser la surface. Placer au réfrigérateur pendant 4 heures ou jusqu’à ce que le chocolat ait durci.

Démouler, retirer le film plastique et découper le chocolat selon l’envie. Le chocolat se conserve pendant 1 mois à température ambiante dans une boîte qui ferme hermétiquement et 3 mois au réfrigérateur.

Chocolats au lait à la noix de coco et à l’ananas
Chemiser d’une pellicule plastique un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Dans une casserole ou au four micro-ondes, porter la crème à ébullition et réserver.

Hacher finement le chocolat au lait et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Hors du feu ajouter la crème et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer les dés de noix de coco et d’ananas séché. Verser dans le moule rectangulaire et lisser la surface. Placer au réfrigérateur pendant 4 heures ou jusqu’à ce que le chocolat ait durci.

Démouler, retirer le film plastique et découper le chocolat selon l’envie. Le chocolat se conserve pendant 1 mois à température ambiante dans une boîte qui ferme hermétiquement et 3 mois au réfrigérateur.

*Il est possible de remplacer les noisettes, les amandes, les pistaches ou les canneberges par d’autres noix ou d’autres fruits secs au choix. Il faut seulement conserver les proportions. Il est également possible d’omettre un des fruits.
**Selon le chocolat utilisé (noir, au lait ou blanc), il faut plus de chocolat pour une même quantité de crème. Plus un chocolat contient un haut pourcentage de cacao, plus il a besoin de crème et vice versa. C’est pourquoi j’ai légèrement augmenté la quantité de chocolat pour cette recette.
***Il ne faut pas utiliser la noix de coco râpée. J’ai utilisé des bâtonnets de noix de coco que j’ai coupés en dès. J’ai fait de même pour l’ananas. Vous pourriez également utiliser de la banane séchée, de la mangue séchée et autres que vous trouvez dans votre épicerie.
****Vous pouvez utiliser un moule en silicone, dans ce cas, il n’est pas nécessaire de filmer le moule.
*****Il est important de faire bouillir la crème, cela permet de pouvoir conserver les chocolats à température ambiante pendant 1 mois sans risque.

Alors, quelle bouchée vous plaît le plus?

Surdose de chocolat

Cet hiver, je n’ai pas souvent invité les agrumes, les pommes, les poires ou les fruits exotiques à ma table. Je me suis plutôt rabattue sur le chocolat. Cependant, je commence à m’exaspérer et à me lasser du chocolat (oui, c’est possible). Après 3 mois, je constate que mon sac de pastilles de chocolat est presque épuisé. N’est-ce pas un signe que je dois cuisiner autre chose? Pour changer, j’ai décidé de piocher dans les fruits réservés au congélateur : l’été dernier, j’avais pensé à surgeler (oh miracle!) quelques fruits estivaux pour en profiter pendant la saison morte. C’est peut-être aussi parce que le mercure grimpe : actuellement 10°C et peut-être 20°C en après-midi selon la météo… dire qu’on appelle cela « l’hiver », du moins jusqu’au 21 mars. Bref, je crois qu’il est temps de les consommer avant les prochaines récoltes.

C’est dans un croustillant aux fruits que j’ai eu envie d’utiliser mes fraises. Oh bonheur, ça faisait trop longtemps que je n’en avais pas mangé! Il faut vraiment que je dévalise mon congélateur, car j’y ai caché de bonnes choses. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 9, numéro 7.

Fraises et pommes
Croustillant aux pommes et aux fraises
Pour 6 personnes

Croustillant
¼ de tasse ou 30 g de poudre d’amandes
¼ de tasse ou 16 g de son de blé
¼ de tasse ou 25 g de flocons d’avoine
2 cuillères à soupe ou 24 g de cassonade ou de sucre roux*
1½ cuillère à soupe de compote de pomme non sucrée**
1 cuillère à soupe ou 14 g de beurre non salé, fondu

Garniture
2 cuillères à soupe ou 24 g de cassonade ou de sucre roux
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
2 tasses ou 360 g de pommes*** (environ 2 pommes)
1 tasse ou 160 g de fraises fraîches
  ou surgelés*** (non décongelés)
½ cuillère à soupe de jus de citron

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Râper les pommes sans les éplucher. Réserver.

Croustillant
Dans un bol, mélanger la poudre d’amandes, le son de blé, les flocons d’avoine et la cassonade (ou le sucre roux). Ajouter la compote de pomme et le beurre fondu. Mélanger jusqu’à ce que tous les ingrédients soient humectés. Réserver.

Garniture
Dans un bol, mélanger les pommes râpées, les fraises, la cassonade (ou le sucre roux), la fécule de maïs (maïzena) et le jus de citron. Verser les fruits dans un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Répartir le croustillant sur les fruits. Tasser, si désiré, la préparation et enfourner pendant 35 à 45 minutes ou jusqu’à ce que le croustillant soit bien doré. Servir tiède ou froid.

*Ce croustillant n’est pas très sucré. Si vous aimez les desserts plus sucrés, ajouter un peu de miel, de sirop d’érable ou de mélasse au moment de le déguster.
**Je n’avais pas de compote de pommes sous la main, je l’ai remplacée par une purée d’ananas. Il est possible de remplacer la compote de pommes par une purée de fruits non sucré de votre choix.
***Il est possible de remplacer les pommes ou les fraises par d’autres fruits : bleuets, mûres, pêches, poires, framboises, etc. Il est également possible d’intervertir les proportions de fraises (2 tasse ou 360 g) et de pommes (1 tasse ou 160 g), l’important est de conserver la proportion de fruits : 3 tasses ou 520 g de fruits.

Et vous, quels fruits ont eus votre préférence ces derniers mois?