Mot-clé : oignon

Un bon endroit pour aller fouiner…

Depuis quelques temps, je m’intéresse aux recettes de Danny St-Pierre publiées sur le site de Qu’est-ce qu’on mange pour souper?. Il s’agit d’une jolie banque de recettes réalisables en plus ou moins 30 minutes, idéale pour les soirs de semaine. De plus, si vous êtes au Québec, vous pouvez suivre l’émission en direct et exécuter la recette en même temps que le chef (les recettes et les listes d’ingrédients sont publiées avant la diffusion pour mieux vous organiser). Au début, j’étais plus ou moins attirée par les recettes et hésitante à m’aventurer dans la cuisine de ce chef. Après quelques tests, je suis conquise : à chaque fois, les réalisations ont été des francs succès.

Je vous propose aujourd’hui la recette de fideuà : une sorte de paëlla qui utilise des pâtes à la place du riz. Une étonnante façon de préparer des spaghettinis qui, je l’espère, séduira autant vos papilles que les miennes.

Fideuà au chorizo et au poulet
Fideuà au chorizo et au poulet
Pour 4 personnes

1 pincée de safran*
½ tasse ou 125 g de vin blanc
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
375 g de chorizo doux ou piquant
1 oignon
4 portions de pâte ou 340 g de spaghettinis**
3 tasses ou 750 g de bouillon de poulet
⅓ de tasse ou 80 g de sauce tomate
½ tasse ou 70 g de petits pois congelés
⅔ tasse ou 100 g de poulet cuit***
¼ de tasse ou 35 g de noix de cajou assaisonnées
  ou d’amandes au Tamari (facultatif)
1 citron
Sel et poivre

Dans un petit bol, mélanger le safran et le vin. Couper en cubes le chorizo et hacher finement l’oignon. Concasser les noix de cajou ou les amandes.

Placer la grille dans la partie supérieur du four et préchauffer le gril (broil) du four.

Chauffer une poêle ou un chaudron allant au four, chauffer l’huile d’olive. Ajouter le chorizo et le faire revenir jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Ajouter l’oignon et cuire jusqu’à ce qu’il se colore. Saler et poivrer.

Rouler les pâtes dans une linge à vaisselle et casser les spaghettinis pour obtenir des morceaux d’environ 5 cm (2 pouces) de long.

Déglacer la poêle (ou le chaudron) avec le vin blanc infusé de safran. Verser le bouillon de poulet et porter à ébullition. Ajouter les pâtes. Couvrir et cuire pendant 4 minutes. Le liquide doit avoir évaporé au trois quarts, prolonger la cuisson au besoin.

Ajouter la sauce tomate, les petits pois et le poulet cuit. Mélanger et enfourner pendant 5 minutes sous le gril (broil) ou jusqu’à ce que le dessus soit croustillant.

Sortir du four, garnir de noix (ou d’amandes) concassées. Servir avec des quartiers de citron.

*Un safran de qualité donnera des meilleurs résultats : éviter le safran vendu déjà moulu.
**Il est possible d’utiliser des spaghettis, mais les temps de cuisson seront légèrement plus long et il faudra peut-être un peu plus de bouillon de poulet pour cuire les pâtes.
***Il est possible de remplacer le poulet cuit par une douzaine de crevettes crues.

Et vous connaissiez-vous la cuisine de Danny St-Pierre? Avez-vous déjà réalisé une fideuà?

Une histoire de cuisine : un mariage difficile

Récemment, en voulant participer au concours de Stéphane Décotterd, j’ai été amené à réfléchir sur ma façon de cuisiner. J’ai réalisé que ma vision de la cuisine salée est simple, voire très simple. La cuisine salée pour moi est avant tout quotidienne et n’est pas l’endroit où je fais preuve de créativité : je préfère largement expérimenter des recettes trouver ici et là. De plus, je ne le nierais pas, je suis beaucoup plus à l’aise pour créer des pâtisseries… sans doute parce que je suis un « bec à sucre » (et que j’ai du sirop d’érable qui coule dans les veines).

Une Histoire de Cuisine...

Le défi pour le concours d’« Une Histoire de Cuisine… » était de marier le poulet avec un crustacé de notre choix. J’ai vite posé mon choix sur la crevette : c’est le crustacé le plus simple à trouver, je n’ai jamais travaillé d’autres crustacés et le risque que je rate mon coup à plusieurs reprises était hautement élevé. J’ai d’abord dressé une liste des ingrédients qui se mariaient bien avec le poulet et la crevette, puis j’ai jeté sur papier des ébauches de recettes. Malgré les nombreuses idées, rien n’était très précis. Une idée ressortait du lot et j’ai tenté de la réaliser… Premier échec catastrophique, rien de plus à ajouter. Un peu plus tard, j’ai eu une autre idée en me basant sur des recettes que j’avais déjà réalisées. Cette fois, il m’a fallu deux tentatives pour arriver à la recette que je souhaite vous proposer. Elle est sans doute perfectible comme toute recette. Pourquoi je ne pousse pas l’exercice plus loin? Simplement qu’en voulant rectifier l’assaisonnement de quelque chose, je me suis rendu compte que je ne goûtais rien… Et oui, j’ai une sympathique congestion qui limite les capacités de mes papilles gustatives! Personnellement, ça me fait bien rire de proposer une recette que je n’ai pas vraiment goûté et de me fier à l’opinion d’autrui.

Je vous propose donc des crevettes et des filets de poulet en robe croustillante accompagnés d’un risotto à la tomate. Pour le risotto et la sauce d’accompagnement, je me suis inspiré des recettes de Ricardo. Pour réaliser ce plat, je vous encourage fortement à le cuisiner à plusieurs : ce sera beaucoup plus facile de se coordonner pour que tous les éléments soient prêts et chauds en même temps.

Crevettes et filets de poulet en robe croustillante accompagnés d'un risotto à la tomate
Crevettes et filets de poulet en robe croustillante
  accompagnés d’un risotto à la tomate

Pour 2 personnes

Sauce à l’avocat
½ avocat mûr
¼ de tasse ou 60 g de crème sure ou de demi-crème acidulée
½ cuillère à soupe ou 7 g de jus de lime
¼ de cuillère à thé de curry doux

Bouillon à la tomate
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
3 gousses d’ail
3¼ tasse ou 800 g de bouillon de volaille*
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 200 g de sauce tomate
  passata ou de coulis de tomate

Croquettes de crevettes
115 g de crevettes** crues et décortiquées
1 cuillère à soupe ou 15 g de jus de citron frais
4 cuillères à thé ou 20 g d’huile d’olive
½ cuillère à thé ou 2 g de miel
½ cuillère à thé ou 2 g de moutarde de Dijon
2 gousses d’ail
1 citron pour le zeste
¼ de tasse ou 30 g de chapelure
2 cuillères à thé ou 4 g de persil frais ciselé
2 cuillères à soupe ou 15 g de farine (environ)
1 oeuf
Huile végétale (colza, canola, tournesol, etc.) pour la friture

Filets de poulet
150 g de filets de poitrine de poulet***
½ tranche de pain de mie ou 15 g de mie de pain
½ cuillère à thé de paprika doux
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ cuillère à thé d’origan séché
3½ cuillères à soupe ou 25 g de chapelure
⅓ de tasse ou 40 g de poudre d’amandes
2 cuillères à thé ou 10 g d’huile d’olive****
⅓ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 50 g de farine
1 oeuf
1 cuillère à thé ou 5 g de moutarde de Dijon

Risotto à la tomate
½ oignon
2 cuillères à soupe ou 25 g de beurre salé*****
⅓ de tasse ou 70 g de riz à risotto (Carnaroli, Arborio, etc.)
½ tasse ou 100 g de vin blanc sec
2 cuillères à soupe ou 30 g de crème à cuisson
  ou de crème entière
10 feuilles de basilic frais

Sel et poivre

Sauce à l’avocat
À l’aide d’un petit robot culinaire muni d’une lame en « s » ou d’un mixeur plongeant (ou pied-mélangeur), réduire en purée lisse la chair de l’avocat, la crème sure (ou demi-crème acidulée), le jus de lime et le curry. Saler et poivrer au goût. Réserver au réfrigérateur. Sortir la sauce du réfrigérateur environ 15 minutes avant de servir.

Bouillon à la tomate
Couper les gousses d’ail en bâtonnets.

Dans un chaudron, chauffer l’huile à feu doux. Dorer légèrement l’ail. Ajouter le bouillon de volaille et la sauce tomate (ou colis de tomate). Porter à ébullition, puis laisser mijoter à feu doux pendant 10 minutes. Réserver au chaud******.

Croquettes de crevettes
Couper les gousses d’ail en bâtonnets.

Dans un bol, mélanger le jus de citron, le zeste d’un demi-citron, l’huile d’olive, le miel et la moutarde de Dijon. Déposer les crevettes dans un sac à congélation (ou à sandwich de type Ziplock) et verser la marinade. Chasser le plus d’air possible pour que les crevettes soient bien enrobées de marinade et refermer le sac. Laisser mariner pendant 15 minutes au frais.

Retirer les crevettes de la marinade. Réserver 2 ou 4 crevettes pour la décoration des assiettes et à l’aide d’un couteau, hacher les crevettes restantes jusqu’à ce qu’il soit possible de façonner la mixture en boule. Saler et poivrer. Façonner environ 6 boules avec la chair de crevettes. Au besoin, réserver au frais avec les crevettes entières.

Chauffer l’huile végétale pour la friture à 190°C (375°F).

Dans un bol, mélanger la chapelure, le persil et le zeste d’un demi-citron. Verser la farine dans un autre bol. Dans un troisième bol, fouetter l’oeuf pour que le mélange soit homogène.

Rouler les boules de crevettes dans la farine, puis dans l’oeuf et enfin dans la chapelure. Passer une seconde fois les boules de crevettes dans l’oeuf et la chapelure. Quand le risotto est presque près, frire les croquettes de crevette environ 3 à 4 minutes en les retournant à mi-cuisson ou jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

Filets de poulet
Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s », mixer la mie de pain, le paprika, la poudre d’oignon, l’origan, la chapelure, la poudre d’amandes et l’huile d’olive. Saler et poivrer. Verser la chapelure assaisonnée dans un bol. Dans un autre bol, fouetter l’oeuf avec la moutarde de Dijon. Dans un troisième bol, verser la farine.

Rouler les filets de poulet dans la farine, les tremper dans le mélange d’oeuf et les enrober de chapelure. Déposer les filets de poulet sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Quand il reste 10 minutes de cuisson pour le risotto, enfourner dans le four bien chaud les filets de poulet. Cuire pendant 10 minutes.

Quand il reste 3 minutes de cuisson pour le poulet. Déposer les crevettes entières réservées au réfrigérateur sur une plaque de cuisson et enfourner.

Risotto à la tomate
Hacher finement l’oignon.

Dans une poêle ou une casserole, chauffer à feu moyen le beurre avec l’oignon. Quand les morceaux d’oignon sont translucides, ajouter le riz et faire revenir jusqu’à ce que tous les grains de riz soient enrobés de corps gras et soient brillants. Déglacer avec le vin et laisser réduire presque à sec. Ajouter assez de bouillon de tomate pour presque couvrir le riz. Quand le liquide est presque totalement absorbé, rajouter du bouillon et poursuivre ainsi jusqu’à ce que le riz soit tendre. Il faut entre 18 et 26 minutes pour cuire le risotto selon la texture qui vous plait. Après 18 minutes de cuisson, goûter régulièrement le risotto pour vérifier la cuisson. Ajouter la crème et bien mélanger. Retirer du feu.

Ciseler le basilic et l’ajouter au risotto.

Pour servir, garnir les assiettes de risotto. Déposer sur le riz 3 croquettes de crevettes et 1 ou 2 crevettes entières cuites au four. Empiler joliment les filets de poitrines de poulet. Ajouter la sauce à l’avocat et servir sans attendre.

*Un bouillon maison ou de qualité donnera un meilleur résultat.
**Mes crevettes étaient d’assez petites tailles (environ 14 g par crevette), il faut environ 85 g de crevettes crues pour réaliser les croquettes et il faut 2 ou 4 crevettes supplémentaires pour décorer l’assiette.
***Il est possible d’utiliser des poitrines de poulet que vous taillerez en filets de taille régulière.
****Si vous avez un vaporisateur d’huile, vous pouvez omettre l’huile dans la chapelure et vaporiser les filets de poulet juste avant de les enfourner.
*****Pour la cuisson, je préfère le beurre salé, libre à vous d’utiliser d’utiliser le beurre de votre choix : non salé, demi-sel ou salé.
******Vous pouvez préparer le bouillon à l’avance, retirer les gousses d’ail et le réserver au réfrigérateur. Réchauffer le bouillon au moment de l’utiliser pour le risotto.

Maintenant que la recette est écrite, je me dis qu’il y a un monde de possibilités pour marier le poulet et les crustacés : un Général Tao, des guédilles de poulet et homard (si un jour, je me décide à passer la bête à la casserole), une paëlla, un croissant au poulet et aux crevettes nordiques avec de l’avocat ou de la mangue, une chaudrée, des dumplings… Et vous, est-ce que vous connaissez une façon de marier le poulet avec un crustacé?

Journal, télévision ou fenêtre?

Depuis quelques temps, j’ai arrêté de consulter les prévisions météorologiques. Je me contente bien souvent de vérifier la température actuelle. Voyez-vous, je me suis fais prendre à quelques reprises où l’on annonçait des précipitations en fin de matinée. C’est dans ces cas qu’on se rend compte que la notion de fin de matinée n’est pas la même pour tout le monde. Bref, je suis revenue à la bonne vieille méthode de la fenêtre : regarder dehors avant d’y mettre son nez. Cette façon de faire à tout de même un inconvénient : on vit au jour le jour et après une semaine de beau temps, on ne s’imagine pas qu’il peut y avoir un retour de froid. Vendredi dernier, j’ai pu mettre mes sandales! Je sais que ce n’est même pas imaginable au Québec où l’hiver semble s’éterniser; garder courage, derrière le froid, le soleil brille toujours. Et aujourd’hui, la neige virevoltait dans les plaines… D’accord, elle ne s’est pas vraiment établie, mais cette température imprévisible risque de priver quelques agriculteurs d’une bonne nuit de sommeil.

Quand dame nature fait des caprices, une des meilleures choses à faire est de cuisiner. De ce côté, j’ai beaucoup de projets et peu de concrétisations, alors autant mettre ce mauvais temps à profit. Aujourd’hui, je vous propose une recette de médaillons de porc accompagnés d’une sauce aux champignons. J’ai pris cette recette originaire du canton de Berne dans le livre Cuisine suisse de Betty Bossi.

Filet de porc Lisi Ziberlihoger
Filet de porc Lisi Ziberlihoger
Médaillons de porc sauce aux champignons et nouilles aux herbes

Pour 4 personnes

Médaillons de porc
1 filet de porc d’environ 450 g
2 cuillères à soupe de beurre
1 cuillère à soupe de farine
8 à 10 champignons blancs
1 petit oignon
½ tasse ou 125 g de bouillon de boeuf
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou entière
2 cuillères à soupe de Cognac
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
Sel et poivre

Nouilles de Lisi
2 cuillères à soupe de beurre tempéré
1 petite échalote*
1 cuillère à soupe de persil frais
1 cuillère à thé d’estragon** frais
1 cuillère à thé de moutarde au choix***
1 cuillère à thé de jus de citron
¼ de cuillère à thé de sel
4 portions ou 300 g de nouilles ou de pâtes longues
Poivre

Médaillons de porc
Préchauffer le four à 60°C (140°F).

Laver et tailler les champignons en tranches. Hacher finement l’oignon.

Couper le filet de porc en tranches d’environ 2 cm (1 pouce) d’épaisseur. Rouler les médaillons de porc dans la farine. Réserver.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Quand le beurre cesse de crépiter, déposer la moitié des médaillons de porc. Cuire la viande pendant 2 à 3 minutes de chaque côté. Saler et poivrer la viande. Répéter l’opération avec l’autre partie de la viande. Déposer la viande dans un plat et réserver dans le four chaud.

Dans la même poêle, ajouter les champignons et l’oignon. Au besoin, ajouter un peu de beurre. Faire revenir les légumes pendant 3 minutes. Mouiller avec le bouillon de boeuf, la crème et le Cognac. Porter à ébullition, réduire le feu et laisser mijoter pendant 10 minutes. Saler et poivrer. Délayer la fécule de maïs (ou la maïzena) dans un peu d’eau et l’ajouter à la sauce. Poursuivre la cuisson pendant 1 minute puis réserver au chaud.

Nouilles de Lisi
Hacher très finement l’échalote, le persil et l’estragon.

Dans un bol, mélanger le beurre avec l’échalote, le persil, l’estragon, la moutarde, le jus de citron et le sel. Poivrer au goût et réserver.

Cuire les nouilles (ou les pâtes) dans un grand volume d’eau salée selon les indications du fabricant. Égoutter les nouilles et y ajouter le beurre aromatisé.

Servir les médaillons de porc nappés de sauce et accompagner des nouilles aux herbes.

*Vous pouvez également utiliser le quart d’un oignon.
**Il est possible de remplacer l’estragon par une autre herbe : ciboulettes, coriandre, basilic, etc.
***La recette suggère de la moutarde mi-forte. N’en ayant jamais vu au Québec, je vous propose d’utiliser de la moutarde à l’ancienne ou un mélange de moutarde jaune (douce, anglais, etc.) et de moutarde de Dijon.

Et vous, consultez-vous les informations météorologiques?

Attention aux dates!

Mes activités boulangères étaient au point mort depuis de nombreuses semaines. Cette situation me déplaisant, je me suis décidée à remettre mes deux mains dans la pâte. J’ai choisi une recette qui me faisait de l’oeil et dont j’avais tous les ingrédients. Il ne me restait plus qu’à trouver une bonne dose de motivation et me voilà derrière mon comptoir de cuisine. Les choses s’organisent : la farine choit dans un bol, le sel la rejoint, le lait se réchauffe sur le doux feu, le sachet de levure prend place dans ma main et… je m’arrête. Un instant de bon sens me suggère de regarder la date de péremption et avec raison. Ma levure était périmée depuis déjà quelques mois. En inspectant ma réserve, je constate avec joie qu’un seul sachet était à l’agonie. J’ai pu poursuivre le reste de la recette sans encombre.

Le pain que je vous propose aujourd’hui est un naan parfumé avec de l’oignon frit. J’ai pris cette recette chez Kiki, Les aventures culinaires de Kiki.

Pain naan à l'oignon frit
Pain naan à l’oignon frit
Pour 6 pains

3 tasses ou 375 g de farine
1½ cuillère à thé de sel
⅔ de tasse ou 167 g de lait
⅓ de tasse ou 75 g de beurre non salé fondu*
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
1 cuillère à soupe de levure
6 cuillères à soupe ou 94 g de yogourt nature
4 cuillères à soupe ou 20 g d’oignons frits ou d’oignons rissolés**

Verser le lait dans un chaudron et le chauffer légèrement : le lait doit être chaud au toucher tout en étant supportable. Ajouter la moitié du sucre et la levure. Laisser reposer pendant 5 à 10 minutes ou jusqu’à ce qu’une mousse se forme à la surface du lait.

À l’aide d’un mortier, réduire en poudre grossière les oignons frits (ou rissolés)***.

Dans un grand bol, mélanger la farine, le restant de sucre, le sel et la poudre d’oignons frits. Former un puits au centre des ingrédients secs et verser la préparation de lait ainsi que le beurre fondu. À l’aide d’une fourchette, mélanger en incorporant graduellement la préparation de farine aux ingrédients liquides. Ajouter le yogourt. Mélanger avec les mains jusqu’à ce que la pâte se tienne et forme une boule.

Enfariner légèrement un plan de travail et pétrir la pâte pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit lisse et souple. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé, couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever la pâte pendant 1 heure ou jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume.

Quand la pâte a doublé de volume, la transférer sur un plan de travail légèrement enfariné et pétrir pendant 1 minute. Remettre la pâte dans le bol, couvrir de nouveau d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 30 minutes.

Déposer une plaque dans le four**** et préchauffer le four à 250°C (500°F).

Diviser la pâte en 6 portions égales. Façonner chaque portion de pâte en l’étirant avec les main pour obtenir des « larmes » d’environ 20 à 25 cm (8 à 10 pouces) de long.

Quand le four est bien chaud, déposer les larmes de pâte sur la plaque préchauffée et cuire les naans pendant 3 à 5 minutes. Les naans doivent gonfler et être bien dorés.

À la sortie du four, badigeonner les naans d’un peu de beurre ou de ghee (beurre clarifié) si désiré. Servir chaud ou froid. Les naans se conservent bien pendant trois à quatre jours.

*Vous pouvez également utiliser du beurre demi-sel.
**Les oignons frits ou oignons rissolés se trouve en général dans les épiceries asiatiques. Cependant en Suisse, on les trouve facilement au rayon des épices des Migros.
***Si vous n’avez pas de mortier, déposer les oignons dans un sac en plastique et écrasez-les à l’aide d’un rouleau à pâtisserie ou le fond d’une casserole.
****Vous pouvez également utiliser une pierre à pizza.

Et vous, quel est le dernier ingrédient qui a passé de vie à trépas dans votre cuisine?

Entre deux

Habituellement à cette période, j’ai plutôt l’habitude de vous proposer une recette de soupe. Malheureusement, je n’ai pas mitonné de nouvelle recette de ce genre. Pour rester dans le même esprit, je vous propose une petite recette simple et rapide qui s’intercalera bien entre deux repas festifs.

La recette que je vous présente aujourd’hui est tiré du livre Escalopes & steaks de Betty Bossi, soit des escalopes de boeuf accompagnées d’une sauce au vin blanc et à la ciboulette.

Escalopes de boeuf sauce au vin blanc et à la ciboulette
Escalopes de boeuf sauce au vin blanc et à la ciboulette
Pour 3 personnes

300 g d’escalopes de boeuf*
1 cuillère à soupe d’huile végétale**
1 petit oignon
½ cuillère à soupe de beurre
⅓ de tasse et 2 cuillère à thé ou 100 g de vin blanc
¾ de tasse ou 180 g de crème à cuisson ou de demi-crème
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîche, ciselée
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre. Quand le corps gras est bien chaud, ajouter l’oignon et le faire revenir jusqu’à ce qu’il soit translucide. Déglacer avec le vin et la crème. Porter à ébullition, réduire le feu et laisser mijoter doucement pendant 5 minutes. Ajouter la ciboulette, saler et poivrer. Réserver au chaud.

Dans une poêle, chauffer l’huile. Quand l’huile est bien chaude, griller les escalopes de boeuf. Saler et poivrer. Servir les escalopes nappées de sauce et accompagnés d’un légumes ou d’une salade.

*Vous pourriez aussi utiliser des escalopes de dindon, de veau, de porc, etc.
**Si vous le désirez, remplacez l’huile par du beurre pour cuire les escalopes.

Et vous, que mangez-vous entre les repas de fêtes?