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Confiture en décembre

Habituellement, je prépare mes confitures pour le temps des fêtes pendant les récoltes. Cependant, il y en a été autrement cette fois. C’est au dernier moment que j’ai préparé mes dernières confitures. Il y en a une qui me tenait particulièrement à coeur : une confiture de pommes. La raison pour laquelle je voulais absolument préparer cette confiture est simple : j’avais déjà planifié de la faire l’année dernière! Et oui, le manque de temps m’avait contrait à la remettre à plus tard.

Le résultat est superbe. J’imagine très bien cette confiture dans un gâteau (pourquoi pas une bûche de Noël?), dans une tarte avec une ganache, avec du foie gras, etc. Cette belle gourmandise est tirée du livre Les conserves selon Camilla de Camilla Wynne.

Confiture comme des pommes au four
Confiture comme des pommes au four
Pour 4 ou 5 pots de 250 ml

1,2 kg de pommes (7 ou 8 pommes)
1½ tasse ou 300 g de sucre
1¼ tasse ou 265 g de cassonade ou de sucre roux
3½ cuillères à soupe ou 50 g de jus de citron
1 gousse de vanille
½ tasse ou 100 g de raisins secs
3½ cuillères à soupe ou 50 g de rhum brun*
1 cuillère à thé de cannelle moulue**
¾ de tasse ou 150 g de noix de Grenoble

Éplucher, épépiner et couper en juliennes (ou couper aussi finement que possible) les pommes. Dans un grand chaudron (à fond épais de préférence), déposer les pommes et ajouter le sucre, la cassonade (ou le sucre roux) et le jus de citron. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et ajouter le tout aux pommes. Chauffer la préparation à feu moyen-élevé jusqu’à ce que le mélange bouille. Retirer le chaudron du feu et transvider le contenu dans un bol. Découper un cercle de papier parchemin et le poser directement sur la préparation de pommes pour la recouvrir totalement. Placer le bol contenant les pommes au réfrigérateur pendant une nuit ou 12 heures.

Après avoir mis les pommes au réfrigérateur, mélanger dans un bol les raisins secs et le rhum. Laisser reposer à température ambiante jusqu’au moment de les utiliser.

Le lendemain, hacher grossièrement les noix de Grenoble.

Remettre la préparation de pommes dans le chaudron. Porter de nouveau le mélange à ébullition. Quand le mélange bout, ajouter la cannelle et les raisins secs trempés dans le rhum. Porter de nouveau à ébullition et laisser mijoter pendant 5 minutes. Incorporer les noix de Grenoble. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la confiture soit prise.

Vérifier la cuisson en déposant 1 cuillère à thé de confiture dans une des assiettes réservées au congélateur. Remettre l’assiette au congélateur pendant 2 minutes. Pousser la confiture avec un doigt et si elle forme des rides, c’est qu’elle est prête. Sinon, poursuivre la cuisson et répéter le test jusqu’à ce que la confiture atteigne le point de gélification. La confiture aura une consistante différente des confitures traditionnelles : on cherche à obtenir un sirop très épais constitué principalement de fruits.

Quand la confiture est prête, la retirer du feu et la laisser reposer pendant 5 minutes en remuant à quelques reprises. Retirer les gousses de vanille et mettre dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 6 mm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 5 minutes dans de l’eau bouillante. Déguster au moment désiré.

*Vous pouvez faire réhydrater les raisins secs dans du thé ou simplement de l’eau chaude si vous ne voulez pas employer de rhum. Dans ce cas, égouttez vos raisins avant de les ajouter à la confiture.
**Si possible, utilisez de la cannelle fraîchement moulue.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la confiture.

Et vous, avez-vous déjà préparé de la confiture en décembre?

Entre deux fêtes…

À la fin du mois de juin, une amie m’a demandé si je pouvais faire un gâteau recouvert en pâte à sucre pour une petite fille. Comme j’aime bien travailler la pâte à sucre, j’ai dit oui. C’est seulement un peu plus tard que j’ai réalisé que je devais gérer un gâteau et les préparatifs pour le 1er août. Tout t’arrive si vite, mais une fois que le gâteau sera livré, j’aurais l’esprit plus libre pour penser aux préparatifs de la fête des Suisses. D’une autre part, il faudrait que je vous montre les photos de mes derniers gâteaux…

Dans un esprit festif, voici une petite recette de beignes cuits au four. J’ai bien apprécié la texture de ces beignes et je compte bien utiliser cette base pour créer des beignes avec d’autres saveurs. J’ai pris cette recette sur le site de Kitchen Nostalgia.

Beignes à la cannelle cuit au four
Beignes à la cannelle cuit au four à la cannelle
Pour 12 à 14 beignes

Pâte à beignes
½ tasse ou 110 g de beurre non salé fondu
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
3 oeufs
1 pincée de sel
1 cuillère à thé de rhum (facultatif)
½ cuillère à thé de cannelle moulue
1 pincée de noix de muscade
2 tasses ou 260 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1⅓ tasse ou 333 g de lait

Enrobage
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé fondu
½ tasse ou 100 g de sucre
1 cuillère à soupe de cannelle moulue*

Pâte à beignes
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, verser le beurre. Fouetter en ajoutant graduellement le sucre et l’extrait de vanille jusqu’à ce que le mélange soit être homogène. Ajouter les oeufs en mélangeant bien entre chaque addition. Ajouter le sel et le rhum.

Dans un autre bol, tamiser la farine avec la cannelle, la muscade et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Incorporer en alternant avec le lait les ingrédients secs au mélange de beurre et d’oeufs. La pâte devrait avoir la consistance d’une pâte à crêpe, peut-être qu’il vous faudra un peu moins de lait que la quantité indiquée.

Verser la pâte dans un moule à beigne ou à mini-savarin, beurrer si nécessaire. Enfourner et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à un cure-dent inséré dans un beigne en ressorte propre. Sortir du four et laisser refroidir 5 minutes avant de démouler les beignes. Après ce temps, démouler les beignes et les déposer sur une grille pour les laisser totalement refroidir.

Enrobage
Dans un petit bol mélanger le sucre et la cannelle. Réserver.

Badigeonner chaque beigne avec du beurre puis les rouler (ou les saupoudrer) du sucre à la cannelle. Déguster avec gourmandises.

*Quand j’ai réalisé la recette, j’ai diminué la quantité de cannelle à ½ cuillère à soupe, car je trouvais que le sucre était bien assez parfumé. Le goût de la cannelle était moins présent au final. La prochaine fois, j’ajouterais plutôt de la cannelle à la pâte.

Alors, que pensez-vous de ces beignes cuits au four?

Imprimante 3D alimentaire…

Avant que j’écrive mon article, mon chéri m’a montré un article sur l’imprimante 3D alimentaire. Je ne sais pas trop quoi en penser, mais pour l’instant, je dois reconnaître que « d’imprimer » ma nourriture me laisse perplexe. Actuellement, l’appareil est assez limité dans sa manière de réaliser ses impressions, mais si l’industrie alimentaire s’y intéresse, cette imprimante culinaire pourrait trouver, d’ici plusieurs décennies, sa place dans nos foyers et devenir un objet aussi banal que le micro-ondes.

En attendant, je vous propose une recette qui ne peut pas être imprimée en 3D : un effiloché de porc. J’ai trouvé cette recette chez Lili popotte.

Effiloché de porc sauce barbecue au rhum
Effiloché de porc sauce barbecue au rhum
Pour 3 à 4 personnes

1 épaule de porc d’environ 750 g
1 oignon
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
½ cuillère à soupe de poudre de chili
¼ de tasse ou 60 g de ketchup
¼ de tasse ou 60 g de sauce chili
2 cuillères à soupe de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 60 g de rhum brun*
Sel et poivre

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Hacher finement l’oignon.

Verser l’huile d’olive dans une casserole allant au four. Quand l’huile est bien chaude, déposer la viande et la faire saisir sur tous les côtés. Retirer la viande, saler et poivrer. Réserver.

Dans la même casserole, faire revenir l’oignon et la gousse d’ail jusqu’à ce qu’ils soient légèrement doré. Retirer la casserole du feu. Ajouter la poudre de chili, le ketchup, la sauce chili, la cassonade et le rhum.

Remettre la viande dans la casserole et l’arroser de sauce. Enfourner et cuire pendant 3 à 4 heures ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement à l’aide d’une fourchette. Pendant la cuisson, retourner la viande à une ou deux. Si la sauce réduit trop en cours de cuisson, ajouter un peu d’eau pour qu’il y ait toujours du liquide dans le chaudron.

Défaire la viande en morceau et servir en arrosant de sauce ou effilocher la viande et la mélanger avec la sauce avant de servir. Déguster avec plaisir.

*Le goût du rhum est bien présent dans cette sauce, pour un parfum un peu plus léger de rhum réduisez sa quantité.

Et vous, que pensez-vous de l’imprimante 3D alimentaire?

Des carottes pour mon lapin

Habituellement, je me débrouille assez bien pour trouver des réponses à mes questions, mais là, j’ai eu beau changer, modifier, recombiner les mots-clés… aucun résultat. D’où vient cette idée que les lapins raffolent des carottes? J’ai découvert que les lapins mangent des pousses, des racines, des graines… mais pas exclusivement des carottes. D’autre part, j’ai appris que les carottes étaient considérées comme un aliment pour les pauvres; que « les carottes sont cuites » faisait à l’origine référence à la mort; que les carottes sont une gâterie pour les lapins domestiques, etc.

Cependant, il est facile de trouver des images de lapin avec des carottes ou des recettes de lapin. Évidemment, j’ai craqué pour une recette de lapin aux carottes. J’ai opté pour la recette de Luck Mervil sur le site de Ricardo.

Un lapin et des carottes
Lapin au jus de carotte de Luck Merville
Pour 3 personnes

½ lapin découpé en morceaux
2 cuillères à soupe de beurre
1 échalote
1½ cuillère à soupe de rhum brun
2 tasses ou 500 g de jus de carotte*
Sel et poivre

Dans un grand chaudron, faire fondre le beurre. Quand le beurre mousse et qu’il est bien chaud, dorer les morceaux de lapin de tous les côtés. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Retirer la viande du chaudron et réserver sur une assiette.

Dans le même chaudron, faire revenir l’échalote jusqu’à tendreté. Déglacer avec le rhum et ajouter 1 tasse (250 g) de jus de carotte. Couvrir et laisser mijoter doucement pendant 20 minutes.

Après les 20 minutes de cuisson, ajouter un peu de jus de carottes et laisser cuire pendant 20 minutes. Au cours de la deuxième partie de cuisson, ajouter en plusieurs fois le jus de carotte. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir avec un riz ou un couscous.

*Dans les épiceries, on trouve de plus en plus facilement du jus de carotte dans la section des produits bio, s’il n’est pas avec les autres jus. Si vous possédez une centrifugeuse, rien ne vous empêche de faire votre propre jus.

Et vous, est-ce que vous savez d’où vient cette idée que les lapins raffolent des carottes?

Un peu de cuisine créole

Un jour, après avoir regardé les recettes de Curieux Bégin, je me suis mise en quête du mélange d’épices créoles (les épices du chef). En cherchant, je suis tombée sur plusieurs recettes qui ne donnaient pas nécessairement le mélange d’épices. Cependant, il y en a une qui a retenu mon attention : le canard créole à l’ananas. J’ai un peu transformé la recette en remplaçant le canard par du poulet… je ne me sentais pas très à l’aise avec la cuisson des cuisses de canard. Il restait également le problème de trouver des cuisses de canard…

Vous trouverez la recette originale sur le site d’Épices de cru d’Ethné et Philippe de Vienne.

Poulet, tomate et ananas pour un plat style créole
Poulet créole à l’ananas
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe d’épices créoles* ou plus
4 tranches d’ananas ou 1 petite boîte d’ananas en morceaux
1 cuillère à soupe de sucre
1 échalote
1 cuillère à thé de gingembre en poudre
Sambal oelek ou une sauce au piment, au goût
1 tasse ou 230 g de sauce tomate**
⅓ tasse ou 75 g de rhum brun
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel

Hacher l’échalote et couper l’ananas en morceaux si nécessaire. Saupoudrer un tier des épices créoles sur l’ananas. Réserver.

Découper le poulet en lanières. Dans une poêle, verser l’huile et faire chauffer. Quand l’huile est chaude, ajouter le poulet et le faire dorer. Assaisonner le poulet avec le restant des épices créoles et le sel. Retirer les morceaux de poulet cuits de la poêle et les réserver dans une assiette.

Dans la même poêle, rajouter de l’huile, si nécessaire, et verser le sucre. Faire colorer le sucre jusqu’à ce qu’il soit doré. Ajouter l’échalote et le gingembre en poudre, poursuivre la cuisson pendant une minute. Incorporer la sauce tomate, le sambal oelek, l’ananas et le rhum.

Porter la sauce à ébullition, remettre le poulet dans la sauce et laisser mijoter pendant 10 minutes. Rectifier l’assaisonnement et servir avec un riz.

*Si vous ne trouvez pas d’épices créoles (aussi appelé épices du chef), mélanger 2¼ cuillères à thé de paprika doux, 2 cuillères à thé de sel, 1 cuillère à thé d’oignon en poudre, 1 cuillère à thé d’ail en poudre, 1 cuillère à thé d’origan séché, 1 cuillère à thé de basilic séché, ½ cuillère à thé de thym, 1 cuillère à thé de poivre noir et 1 cuillère à thé de piment de Cayenne (ou de poudre de chili).
**Il est possible d’utiliser deux tomates plutôt que de la sauce tomate. Dans ce cas, couper les tomates en cubes, les ajouter après que l’échalote soit devenue transparante et les laisser se défaire avant d’ajouter les autres ingrédients.

Et vous, est-ce que la cuisine créole vous interpelle?