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Marché contre boucher…

S’il y a bien quelque chose qui me manque depuis mon déménagement, c’est le marché! Certes, il y a bel et bien un marché dans ma nouvelle localité, mais il n’y a que deux étales de fruits et légumes… qui ne sont pas nécessairement issus de la région. J’ai été voir d’autres marchés de la région et le constat est le même. Bref, je reste sur ma faim, mais peut-être que la situation va s’améliorer cet été. En attendant, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a un boucher pas trop loin de chez moi. Je suis encore en train de découvrir son étalage. J’ai été agréablement surprise de découvrir des jarrets d’agneau : je n’en avais jamais vu jusqu’à présent. L’occasion était trop belle pour découvrir cette pièce de viande.

C’est une recette de Jean-François Plante tirée de son livre Plaisirs coupables qui a retenu mon attention pour découvrir les jarrets d’agneau.

Jarrets d'agneau braisés
Jarrets d’agneau braisés et glacés au caramel d’érable
Pour 2 personnes

1 ou 2 jarrets d’agneau*
4 tasses ou 1000 g de bouillon de boeuf
1 branche de romarin frais
1 oignon
2 gousses d’ail

Caramel à l’érable
¼ de tasse ou 80 g de sirop d’érable
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe de sauce tamari
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon
1½ cuillère à thé de gingembre, fraîchement râpé
1 cuillère à soupe de beurre
Sel et poivre

Éplucher et couper l’oignon en gros cubes. Découper les gousses d’ail éplucher en deux. Réserver.

Dégraisser, au besoin et si désiré, les jarrets d’agneau. Déposer les jarrets dans une grande casserole avec l’oignon, les gousses d’ail et la branche de romarin. Verser le bouillon pour recouvrir entièrement les jarrets d’agneau. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 1 h 30 à feu moyen-doux. Retirer du feu et laisser les jarrets dans le bouillon.

Caramel à l’érable
Quand les jarrets ont fini de mijoter, préparer le caramel à l’érable. Dans un petit chaudron, mélanger le sirop d’érable, la gousse d’ail écrasée**, la sauce tamari, la moutarde de Dijon, le gingembre et le beurre. Ajouter ¼ de tasse ou 62 g de bouillon ayant servi à la cuisson des jarrets. Porter à ébullition. Quand le mélange bout, laisser réduire de moitié, soit environ 5 à 7 minutes. Saler et poivrer. Laisser tiédir.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Retirer les jarrets d’agneau du bouillon et les éponger légèrement avant de les déposer sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte de papier parchemin. Arroser les jarrets d’agneau avec le caramel d’érable et enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner à 1 ou 2 reprises les jarrets avec le caramel à l’érable pendant la cuisson. Servir sans attendre les jarrets d’agneau. Si désiré, verser le restant de caramel à l’érable dans une saucière et la déposer sur la table.

*Les jarrets d’agneau portent aussi le nom de « souris d’agneau ». Le nombre de jarrets d’agneau dépend de leur taille. Comptez 1 jarret de 400 à 500 g pour deux personnes et 1 jarret par personne s’ils font moins de 400 g. Il est également possible de doubler cette recette pour régaler 4 personnes.
**Moi, j’ai retiré l’ail du caramel à érable, c’est pourquoi je l’avais simplement écrasé avec la lame d’un couteau pour qu’il diffuse ses parfums. Il est également possible d’hacher l’ail finement et de le laisser dans le caramel. À vous de voir.

Et vous, qu’est-ce que vous préférez avoir près de chez vous : un bon marché ou un bon boucher?

Une petite pensée verte…

En consultant le site TasteSpotting, je suis tombée sur une recette que je voulais absolument essayer en fin de semaine : la sauce était très appétissante. Il s’agit d’une recette avec de la bière noire, la Guinness. Le hasard faisant bien les choses, j’ai fait cette recette hier pour la St-Patrick! Les années précédentes, je n’ai jamais pensé à faire une recette particulière pour cette fête… Ok, je dois encore m’améliorer, il n’y a pas de vert dans cette recette, mais c’est l’intention qui compte, non?

Je vous propose une recette de saucisses à la Guinness et à l’oignon. J’ai trouvé cette recette sur le site Closet Cooking.

Sauce à la bière et à l'oignon
Saucisses à la Guinness et à l’oignon
Pour 2 personnes

200 g de saucisses aux choix* (environ 2)
3 tranches de bacon ou de lard à griller
1 cuillère à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale
2 oignons
1 branche de thym ou romarin frais
2 cuillères à soupe ou 15 g de farine
1 bouteille de 333 ml de Guinness
1 cuillère à soupe de moutarde douce ou jaune
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon**
1 cuillère à soupe de sauce Worcestershire
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
Sel et poivre

Éplucher et couper en demi-rondelles les oignons. Réserver.

Découper les tranches de bacon (ou de lard à griller) en morceau d’environ 1 cm (moins de ½ pouce) de large.

Dans un bol, mélanger les moutardes, la sauce Worcestershire et la cassonade (ou le sucre roux).

Dans une poêle, verser un petit peu d’huile végétale et faire griller le bacon (ou le lard à griller). Quand la viande est croustillante, la retirer de la poêle et la réserver sur un essuie-tout (ou papier ménage). Ajouter le restant d’huile végétale, au besoin, et faire colorer les saucisses sur tous les côtés. Retirer les saucisses et les réserver dans une assiette.

Dans la même poêle, retirer l’excès de gras et faire fondre le beurre. Faire revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient tendres, environ 5 à 7 minutes. Saupoudrer les oignons avec la farine et poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Ajouter la Guinness, la préparation de moutardes et la branche de thym ou de romain. Remettre les saucisses dans la poêle et cuire pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que les saucisses soient cuites et que la sauce est épaissie. Saler et poivrer. Retirer la branche de thym ou de romarin et ajouter le bacon (ou le lard) dans la sauce. Servir avec des pommes de terre.

*Il est possible de doubler la quantité de saucisses sans doubler les autres ingrédients pour obtenir 4 portions.
**La sorte de moutarde n’était pas précisée dans la recette, c’est pourquoi j’ai opté pour un mélange de moutarde de Dijon et de moutarde jaune (douce, anglaise ou américaine). Utilisez la ou les moutardes de votre choix.

Et vous, avez-vous cuisiné quelque chose de spécial pour la St-Patrick?

Au fait, est-ce que vous le saviez que demain c’est la St-Joseph? Moi, je viens de découvrir cette fête, car c’est férié dans le canton où j’habite.

Solution de rechange…

C’est au Salon du blog culinaire, comme plusieurs personnes, que j’ai découvert le smoked meat de canard, un produit québécois. J’ai adoré! C’est pourquoi, lors de mon dernier passage au Québec, je tenais absolument à faire déguster ce produit à mes parents. D’autre part, j’ai également découvert la difficulté à s’en procurer. De plus, ne soyons pas naïf, même si j’aurais fait une réserve, une fois épuisée, difficile, voire impossible de s’en constituer une nouvelle. Heureusement, mes parents ont trouvé la solution, par le plus grand des hasards, en m’offrant le livre Bistro de Jean-François Plante : il y a une recette de smoked meat de canard dans ce livre!

Je n’ai pas résisté à la tentation et j’ai essayé cette recette dès la première occasion… ou plutôt, dès que j’ai eu tous les ingrédients sous la main. Un petit régal, à refaire. Avant que j’oublie : pour ceux et celles qui ne connaissent pas le smoked meat, c’est une sorte de pastrami.

Canard en smoked meat
Smoked meat de canard
Pour 4 à 6 personnes

2 magrets de canard*
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à thé de fleur de sel
1 cuillère à soupe d’épices pour bifteck ou à steak**
1 cuillère à soupe d’épices à marinade***
2 cuillères à soupe de poivre vert en saumure
2 cuillères à soupe de 4 poivres concassés grossièrement
2 cuillères à thé de thym frais
2 cuillères à thé de romarin frais
2 cuillères à soupe de poudre d’ail
1 cuillère à thé de nitrate de potassium (salpêtre)****

Hacher le poivre vert. Réserver.

Dans un bol, mélanger la cassonade (le sucre roux), la fleur de sel, les épices pour bifteck (ou à steak), les épices à marinade, le poivre vert haché, les 4 poivres concassés, le thym, le romarin, la poudre d’ail et le nitrate de potassium (salpêtre).

Sur un plan de travail ou sur une plaque de cuisson, étaler 1 feuille de papier d’aluminium. Saupoudrer la moitié du mélange d’épices. Déposer les magrets de canard sur le lit d’épices et les couvrir avec le restant d’épices. Appuyer avec les mains pour bien faire adhérer les épices aux magrets de canard. Superposer les magrets l’un sur l’autre de manière à ce que la chair soit collé et que le gras du canard soit à l’extérieur. Emballer les magrets de canard avec la feuille de papier d’aluminium. Au besoin, ajouter une seconde feuille de papier d’aluminium. Laisser mariner pendant 3 jours au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 120°C (250°F).

Enfourner les magrets de canard sans les déballer du papier d’aluminium et cuire pendant 3 heures.

À la sortie du four, déballer les magrets de canard et les couper en tranches minces*****. Servir chaud, tiède ou froid accompagné de moutarde (douce, américaine ou de Dijon) ou de mayonnaise.

*Choisissez deux magrets de taille similaire pour avoir une cuisson plus uniforme.
**Si vous n’avez pas d’épices pour bifteck ou à steak, il est possible de réaliser votre propre mélange : les recettes varient beaucoup de l’une à l’autre. Voici deux recettes : ici et .
***Les épices à marinade contiennent habituellement de la coriandre, des grains de moutarde (jaune ou blanc), du piment et de la cannelle, entre autres. Pour faire votre propre mélange, je vous invite à consulter cette recette et celle-ci.
****On trouve le nitrate de potassium (ou salpêtre) dans les pharmacies au Québec et dans les drogueries en Europe. Ce produit est souvent utilisé dans la charcuterie pour la conservation.
*****Il est possible de laisser tiédir le smoked meat de canard et de l’effilocher plutôt que de le trancher. On peut également utiliser le smoked meat pour faire des sandwichs.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour le smoked meat de canard?

Il y a toujours le four…

Pour une fête, je devais préparer un repas pour une dizaine de personnes avec l’une des membres de ma belle-famille. Nous nous sommes organisées pour pouvoir profiter de la soirée et éviter de passer des heures en cuisine. Comme plat principal, nous avons opté pour un ragoût. Cela nous permettait de préparer le ragoût et de le laisser mijoter sans avoir à s’en occuper. Bref, un repas facile à servir bien chaud.

Cependant, quand on atterrit dans une nouvelle cuisine, il y a des inconvénients : on se cherche et certains instruments de cuisine nous sont inconnus. L’élément qui nous a causé le plus de problème : la plaque de cuisson (ou les ronds de poêle)! Nous venions de terminer la préparation du ragoût et il ne restait plus qu’à le laisser mijoter. Quelques minutes plus tard, je viens observer la cuisson pour être certaine que le feu n’est pas trop bas ne connaissant pas la plaque de cuisson. Je regarde, il n’y a aucune bulle, j’essaie de monter la température et il ne se passe rien… On n’allume un autre rond, toujours rien. Un peu embêté et gêné d’avoir « peut-être » brisé la plaque de cuisson, nous devons quand même faire cuire un ragoût. La solution, allumer le four et enfourner le ragoût.

Le repas fut bien apprécié et nous avons appris que les plaques de cuisson n’étaient pas brisées (que de soulagement), mais par une extraordinaire maladresse, nous avions réussi à enclencher le mode « démonstration », celui utilisé par les vendeurs! Bref, ne mettez pas votre cuisine ou vos plaques de cuisson entre les mains de n’importe qui, on ne sait jamais.

Pour clore cette histoire, je vous propose une recette de ragoût. J’ai utilisé de la viande de porc et je l’ai travaillé comme un ragoût de boeuf. Je ne sais pas si c’est la viande de porc ou la longue cuisson, mais la viande était très tendre. Une recette à essayer si vous aimez les plats mijotés.

Ragoût de porc au vin rouge
Ragoût de porc au vin rouge
Pour 4 personnes

400 g de cubes de porc à ragoût*
2 carottes
2 échalotes
½ racine de persil (facultatif)
1 tasse ou 250 g de vin rouge
2 tasses ou 500 g de bouillon de boeuf
3 cuillères à soupe de farine
½ cuillère à thé de ras el hanout**
¼ de cuillère à thé de poudre de chili
½ cuillère à thé de romarin séché
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Éplucher et couper les carottes en rondelles. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le ras el hanout et la poudre de chili. Enrober les cubes de porc de ce mélange de farine et réserver.

Dans un chaudron, verser l’huile et faire chauffer. Saisir la viande, en plusieurs fois, sur toutes les faces. Retirer la viande du chaudron et réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Ajouter les carottes et remettre la viande dans le chaudron.

Déglacer avec le vin et verser ensuite le bouillon de boeuf. Ajouter le romarin et porter à ébullition. Quand le liquide bout***, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 2 à 3 heures****. Saler et poivrer au besoin. Servir sur un lit de pâte et déguster.

*J’ai utilisé du porc, mais ça pourrait être du boeuf, du veau ou de l’agneau. À vous de voir.
**Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma ou tout simplement n’utiliser que du paprika. D’autre part, vous pouvez augmenter la quantité de ras el hanout, si désiré.
***Si vous voulez poursuivre la cuisson d’un ragoût au four, il faut le préchauffer à 150°C (300°F) et enfourner le ragoût dès que le liquide bout sans le couvrir. Vérifier que le ragoût mijote et ajuster la température du four au besoin.
****Vous pouvez faire cuire votre ragoût en 1 heure, mais je trouve qu’un ragoût est meilleur quand il a cuit plusieurs heures.

Et vous, avez-vous déjà fait cuire un ragoût au four?

Rôti de porc… le premier!

Les rôtis ne sont pas mes plats préférés. J’ai des souvenirs de bouchées gélatineuses, d’ail et de viandes sèches, bref rien pour me faire aimer ces plats. Cependant en prenant quelques années, nos goûts changent et on a parfois envie d’essayer de nouvelles choses. C’est en voyant un morceau de taille raisonnable (700 g quand même) à un prix défiant toute concurrence (s’il y a un truc de cher en Suisse, c’est bien la viande… un vrai choc culturel!) que j’ai décidé de faire un rôti de porc.

J’ai fouillé dans mon répertoire de recettes et j’ai opté pour une épaule de porc braisée aux poires. Cette recette a été présentée à l’émission Le goût de Louis (devenue Cuisinez comme Louis).

Rôti de porc avec des poires fondantes
Épaule de porc braisée aux poires
Pour 6 personnes

700 g d’épaule de porc désossée
1½ cuillère à soupe d’huile
1½ cuillère à soupe de beurre
2 poires Bosc*
2 ou 3 échalotes
1½ tasse ou 325 g de vin blanc
½ cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
½ cuillère à thé de romarin
3 cuillères à thé de miel
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Éplucher les échalotes. Peler et couper en quartier les poires. Réserver.

Dans un chaudron allant au four, chauffer l’huile et le beurre. Quand les corps gras sont bien chauds, saisir la viande de tous les côtés. Saler et poivrer la viande. Retirer la viande du chaudron et réserver.

Dans le même chaudron, faire revenir les échalotes et les poires pour les colorer légèrement. Déglacer avec le vin et ajouter le romarin et la poudre d’oignon.

Remettre la viande dans le chaudron. Verser le miel sur la viande. Porter le mélange à ébullition, couvrir et enfourner pendant 2 h 30. Pendant la cuisson, arroser à 2 ou 3 reprises la viande. Servir la viande avec les poires fondantes et les échalotes en arrosant le tout de jus de cuisson.

*Il est possible d’utiliser une autre variété de poire. Il faut cependant choisir une variété qui conserve sa forme à la cuisson. Vous pouvez également ajouter 1 ou 2 fruits de plus.

Qu’est-ce qui vous donne le plus envie de manger un rôti : le retour de l’automne ou la viande elle-même?