Catégorie : Viandes

Activités en perspective…

Le mois d’août a été un peu contraignant avec l’activité professionnelle de mon chéri. Bref, nous avons été limités dans nos déplacements. Cependant depuis septembre, nous profitons bien de nos fins de semaine et les projets s’accumulent. Une visite par ici, un déplacement par là, des entrées gratuites pour ça, une randonnée dans ce coin-ci, etc. Je ne sais pas pour vous, mais moi, de voir des activités se planifier et se profiler à l’horizon me donnent le sourire. Il faut croire que j’ai besoin de vacances!

De retour à la maison après ces activités, rien de mieux qu’un plat complet qui ne surcharge pas les plaques de cuisson de la cuisine. Je vous propose donc une recette de paëlla aux saucisses. J’ai trouvé cette recette chez Libellule et ses spatules.

Paëlla peu classique
Paëlla aux saucisses
Pour 3 personnes

300 g de saucisses*
1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 oignon
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
¼ de tasse ou 60 g de sauce tomate
½ de poivron rouge, orange ou jaune
¼ de cuillère à thé de curcuma
¼ de cuillère à thé de curry doux**
¾ de tasse ou 150 g de riz à grain long
½ tasse ou 70 g de petits pois surgelés

Hacher l’oignon en quart de rondelles et couper le poivron en petites lanières. Réserver.

Couper les saucisses en rondelles, enlever les boyaux si désiré, et les faire revenir à feu moyen pendant 5 à 7 minutes dans une poêle avec l’huile. Quand les saucisses sont bien colorées et cuites, les retirer de la poêle.

Dans la même poêle, faire revenir l’oignon et le poivron pendant 3 à 5 minutes. Ajouter le curcuma et le curry, poursuivre la cuisson encore 1 minute. Verser le bouillon de poulet, la sauce tomate et le riz. Porter à ébullition. Quand les liquides bouillent, remettre les saucisses dans la poêle. Couvrir, baisser le feu et laisser mijoter pendant 20 minutes.

Ajouter les petits pois et poursuivre la cuisson encore 5 minutes à couvert. Mélanger et servir.

*Utilisez des saucisses italiennes (douces ou fortes) ou des chipolates de porc assaisonnées.
**Je remplace souvent une partie du curcuma par du curry doux pour parfumer davantage la recette.

Et vous, est-ce que vous avez des activités de planifiées pour septembre?

Pas exactement ça…

On a tous des livres ou des blog de références où l’on suit les recettes les yeux fermés, mais est-ce que vous avez des références où vous faites souvent des modifications? Étrangement, j’ai constaté que ce genre de chose m’arrivait régulièrement avec les recettes de Jean-François Plante. Ce n’est pas que les recettes originales me déplaisent, mais la plupart du temps, j’avais déjà acheté la viande avant de savoir quelle recette j’allais réaliser.

Dans ce cas, j’ai remplacé la viande : il proposait d’utiliser un carré de veau… Je ne sais pas pour le Québec, mais en Suisse, ce n’est pas la pièce de viande la plus facile à trouver et je ne veux pas imaginer le prix (la viande de veau est l’une des plus chères en Suisse)! Cette recette est tirée de son livre Bistro.

Agneau et morilles
Carré d’agneau avec crémeuse de morilles et porto blanc
Pour 3 personnes

1 carré d’agneau d’environ 350 g
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à thé de beurre
1 échalote
¼ de tasse ou 10 g de morilles séchées
¼ de tasse ou 60 g d’eau
¼ de tasse ou 60 g de porto blanc
½ tasse de fond de veau ou de bouillon de boeuf
¼ de tasse ou 60 g de crème 35 % ou de crème entière
Sel et poivre
1 pincée de sucre (facultatif)

Déposer les morilles dans un petit verre et verser l’eau dessus. Déposer un objet plus lourd (par exemple, un autre verre) sur les morilles pour les maintenir submergées. Laisser tremper les morilles pendant un minimum de 30 minutes.

Déposer sur un contenant une passoire. Couvrir la passoire d’une étamine (coton à fromage) ou d’un mouchoir en tissu. Filtrer le mélange d’eau et de morilles pour retirer le sable. Réserver l’eau qui a servi à réhydrater les morilles. Couper les morilles en deux et les rincer sous un filet d’eau froide pour retirer le sable qui est à l’intérieur des champignons.

Hacher finement l’échalote et réserver.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Dans une poêle, faire chauffer l’huile. Quand le corps gras est bien chaud, saisir rapidement la viande de tous les côtés. Déposer le carré d’agneau sur une plaque de cuisson. Saler et poivrer la viande avant de l’enfourner pendant 10 minutes. Retirer la viande du four, et la couvrir d’un papier d’aluminium pour la laisser reposer.

Pendant ce temps, préparer la sauce. Dans la poêle qui a servi à saisir la viande, ajouter le beurre et le laisser fondre. Faire revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Ajouter les morilles et poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Déglacer avec le porto et laisser réduire presque à sec. Ajouter le fond de veau (ou le bouillon de boeuf) et l’eau qui a servi à réhydrater les morilles. Laisser réduire de moitié, soit environ 5 minutes. Incorporer la crème et cuire pendant 2 à 3 minutes. Saler, poivrer et ajouter au besoin la pincée de sucre.

Servir 2 ou 3 côtes d’agneau par personnes et napper de sauce. Déguster sans attendre.

Et vous, de qui modifiez-vous régulièrement les recettes?

Pas deux fois de suite…

Ce dimanche, j’ai hésité à vous proposer une autre recette de canard, mais je me suis dit que c’était peut-être exagéré et que vous aurez sans doute envie d’autre chose. Heureusement, j’ai fait une autre belle découverte culinaire cette semaine : blanchir la viande.

J’ai plutôt l’habitude de blanchir les légumes que la viande. D’accord, on peut aussi dire qu’on blanchit les côtes levées quand elles sont bouillies en pré-cuisson. Cependant, ce genre d’étape semble plus courante quand on parle de pièces de viandes plus coriaces, des viandes qui réclament une longue cuisson. Disons qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire blanchir du steak ou du filet mignon avant de le cuire.

Pourtant, c’est exactement ce que nous propose Jean Chen dans son livre Jean Chen Fraîcheur asiatique. Un peu sceptique, j’ai tout de même suivi la recette à la lettre et j’ai trouvé le résultat fabuleux : la viande est tendre! Blanchir la viande, serait-ce le secret de la belle texture des viandes dans les sautés des restaurants asiatiques? Je compte bien ré-expérimenter cette méthode pour vérifier cette hypothèse.

Boeuf au brocoli
Boeuf au brocoli selon Jean Chen
Pour 3 personnes

1 petit brocoli*
300 g de steak ou de filet de boeuf**
2 cuillères à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
¼ de tasse ou 52 g d’huile végétale
1 cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
¼ de tasse ou 60 g de sauce aux huîtres
Poivre sechuan*** moulu, au goût (facultatif)
Sel et poivre

Couper en fines tranches la viande de boeuf, réserver.

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Pendant ce temps, détailler le brocoli en petits bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur. Quand l’eau bout, la saler. Ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson. Réserver l’eau bouillante.

Dans un bol, mélanger les tranches de boeuf et la fécule de maïs (ou maïzena). Blanchir les tranches de boeuf dans l’eau qui a servit à blanchir le brocoli. Plonger les tranches de boeuf dans l’eau bouillante et les retirer lorsque l’eau recommence à bouillir. Égoutter les tranches de boeuf et réserver.

Dans un wok ou une grande poêle, faire chauffer la moitié de l’huile. Faire revenir le brocoli pendant 2 à 3 minutes. Ajouter la poudre d’oignon. Retirer le brocoli de la poêle et réserver.

Ajouter le restant d’huile dans le wok et faire revenir le boeuf 2 à 3 minutes. Poivrer au goût. Arroser la viande de sauce aux huîtres et remettre le brocoli dans le wok. Servir sans attendre avec du riz.

*Il est possible de remplacer le brocoli par du brocoli chinois.
**Utiliser la pièce de boeuf (tendre) qui vous plaît.
***Le poivre sechuan (ou poivre de Sichuan) est un poivre aux arômes d’agrume qui est traditionnellement employé dans la cuisine chinoise et japonaise. J’ai préféré utiliser ce poivre, car je pense rarement à l’employer et il convenait parfaitement à ce type de recette.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait blanchir de la viande?

Petite randonnée…

Il y a quelques jours, j’ai été faire une petite randonnée. J’avais envie d’une excursion où le terrain offrait un joli dénivelé; un effort autre qu’une marche au bord d’un lac. J’ai pensé au sentier de Charavex, un sentier que j’avais repéré lors d’une précédente balade. Je n’ai pas parcouru les 2 h 30 de montée : la montée est assez abrupte et je n’ai pas oublié qu’il fallait que je redescende par le même chemin. Je peux vous dire que mes genoux m’en remercient : ils ne m’ont pas fait souffrir plus d’une journée. Cependant, je me promets bien d’y retourner et d’atteindre le sommet.

Quand on revient d’une telle marche rien de mieux qu’un bon repas. Je vous propose donc une recette de boulettes suédoises. Cette recette est tirée de la revue Ricardo volume 9, numéro 2.

Boulettes en sauce
Boulettes suédoises
Pour 3 personnes

¼ de tasse ou 30 g de chapelure
½ oignon
1½ cuillère à soupe d’huile d’olive
300 g de viande hachée mélangée (boeuf, porc ou veau)*
2 cuillère à soupe ou 30 g de lait
1 petit oeuf ou ½ oeuf
2 pincée de muscade moulue
1 pincée de poivre de la Jamaïque moulu
1 cuillère à soupe de beurre
1 cuillère à soupe de farine
½ tasse de bouillon de poulet
2 cuillères à soupe de crème à cuisson ou de demi-crème
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon et réserver.

Dans une grande poêle à feu moyen, faire dorer la chapelure à sec en la brassant régulièrement. Verser la chapelure dans un grand bol et laisser tiédir.

Dans la même poêle, ajouter ½ cuillère à soupe d’huile d’olive et faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit tendre. Retirer l’oignon de la poêle, le verser dans le même bol que la chapelure et laisser tiédir quelques minutes.

Dans le bol contenant la chapelure et l’oignon, ajouter la viande hachée, le lait, l’oeuf, la muscade et le poivre de la Jamaïque. Bien mélanger, saler et poivrer. Façonner des boulettes avec 1½ cuillère à soupe du mélange de viande. Dans la même poêle qui a servi à attendrir l’oignon, ajouter le beurre et le restant d’huile d’olive. Faire dorer les boulettes dans les corps gras chauds. Quand les boulettes sont bien colorées de tous les côtés, les retirer de la poêle et les réserver sur une assiette.

Saupoudrer la farine dans le corps gras chaud et cuire 2 minutes en brassant régulièrement ou jusqu’à ce que la préparation prenne une teinte dorée. Ajouter le bouillon de poulet et la crème en fouettant. Porter à ébullition et ajouter les boulettes. Couvrir et laisser mijoter doucement pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que les boulettes soient cuites. Si la préparation est trop épaisse, ajouter un peu de bouillon. Servir avec une purée de pommes de terre ou du couscous.

*J’ai utilisé un mélange de boeuf et de porc que j’ai trouvé à l’épicerie. Il est possible d’acheter individuellement les viandes hachées et de les mélanger selon vos envies.

Et vous, est-ce que vous avez envie de découvrir les sentiers de montagne?

Tout compris

Je ne sais pas si c’est la chaleur ou la lassitude, mais moins je passe de temps en cuisine pour les repas, mieux je me porte. Alors quand Isabelle, Les gourmandises d’Isa, a parlé de la collection de Marabout Cuisine minute, à table en 10 , 20 , 30 minutes, j’ai été immédiatement interpelée.

Un petit passage en librairie et je repars avec un nouveau livre : Petits plats familiaux. Achat impulsif? Pas vraiment, je suis assez exigeante avec les livres de cuisines, surtout pour le salé : il y a beaucoup de recettes que je ne peux pas faire à cause de nos dégoûts. Ce qui me fait craquer dans ce livre, c’est les déclinaisons autour des recettes. Pour une liste d’ingrédients similaires, vous avez trois propositions de recettes : une qui demande 30 minutes, une autre 20 minutes et la dernière 10 minutes de préparation. Bref, parmi ces propositions, il y en a toujours au moins une qui peut s’inviter à ma table sans problème.

En explorant ce livre, j’ai découvert quelques recettes où l’on cuit tout au four sur une seule plaque de cuisson. C’est une technique que j’ai rarement employée, mais qui va devenir de plus en plus courante dans ma cuisine. Je vous propose donc une recette de saucisses aux pommes et aux oignons qui est parfaite pour un soir de semaine. J’ai seulement allongé le temps de cuisson de 10 minutes pour que mes légumes soient bien tendres et que les pommes de terre soient plus dorées.

Saucisses et légumes
Saucisses aux pommes et aux oignons
Pour 2 personnes

1 oignon jaune ou rouge
1 pomme*
2 carottes
2 pommes de terre
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
200 g de saucisses**
1 cuillère à soupe de romarin séché***
1 cuillère à soupe de miel
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Couper l’oignon en quatre et séparer les pétales. Éplucher et découper les carottes en bâtonnets. Laver les pommes de terre et les couper en cubes de moins de 1 cm de côté. Découper la pomme en six quartiers et retirer le coeur. Déposer les légumes et la pomme dans un bol, arroser d’huile d’olive et bien mélanger. Verser ce mélange sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte de papier parchemin. Saler généreusement, poivrer et saupoudrer de romarin. Enfourner et cuire pendant 10 minutes.

Quand les légumes et la pomme ont cuit 10 minutes, piquer à quelques reprises les saucisses et les disposer entre les légumes. Poursuivre la cuisson de 20 minutes.

Sortir la plaque du four. Arroser les aliments de miel, mélanger et servir sans attendre.

*Choisissez une variété de pomme qui résiste bien la cuisson comme la Gala.
**J’ai utilisé des petites saucisses de porc, si vos saucisses sont de plus grosses, enfournez-les en même temps que les légumes pour qu’elles aient 30 minutes de cuisson. Choisissez les saucisses en fonction de vos envies : miel et ail, italienne douce, aux herbes, etc.
***Avant de saupoudrer les légumes et la pomme de romarin, vous pouvez le moudre. Vous pouvez également utiliser des branches de romarin frais.

Et vous, est-ce que vous préparez souvent des plats qui ne demandent qu’une plaque de cuisson?