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Trop réfléchir…

Ces dernières semaines, j’ai plus de peine à cuisiner des recettes sucrées. Ce n’est pourtant pas les idées qui manquent, mais lorsque j’essaye de me lancer, j’hésite et je réfléchis trop. Par exemple, j’ai des croûtes à tartelettes que j’aimerais employer et j’ai ma petite idée pour les utiliser, mais ce n’est pas totalement clair dans mon esprit. Est-ce que la vague ébauche que j’ai en tête correspond à quelque chose que j’ai déjà vue? Je penche plutôt pour le oui et je ne parviens pas à prendre le temps de vérifier dans toutes mes ressources habituelles. Alors, j’hésite avec d’autres recettes et au final, je ne tente rien.

Pour les jours où l’on n’a pas d’idée, il reste toujours les biscuits. Je vous propose donc une recette de biscuits aux flocons d’avoine et aux carottes. J’ai trouvé cette recette sur le site de Justine Doiran.

Biscuits aux flocons d'avoine et aux carottes
Biscuits aux flocons d’avoine et aux carottes
Pour 18 à 24 biscuits

1¼ tasse ou 160 g de carottes râpées*
1 tasse ou 225 g de beurre non salé, fondu
1½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de flocons
  d’avoine
6½ cuillères à soupe ou 80 g de cassonade ou de sucre roux
1 tasse et 1½ cuillère à soupe ou 220 g de sucre
1½ tasse ou 215 g de farine
½ cuillère à thé de cannelle moulue
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
⅔ de tasse ou 115 g de pépites de chocolat
Fleur de sel (facultatif)

Dans un grand bol, verser les carottes râpées. Réserver.

Dans une casserole, déposer le beurre et le faire fondre à feu moyen. Quand le beurre est totalement fondu, ajouter les flocons d’avoine. En remuant fréquemment, chauffer le tout jusqu’à ce que les flocons d’avoine se colorent et que le beurre dégage une odeur de noisette. Verser sur les carottes râpées et laisser tiédir pendant 15 minutes.

Dans le bol, ajouter la cassonade et le sucre. Mélanger puis incorporer la farine, la cannelle, la poudre à pâte, le sel et les pépites de chocolat. La pâte sera molle à cette étape.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de pâte et déposer sur une feuille de papier parchemin. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Réfrigérer pendant au moins 1 heure.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et enfourner. Cuire pendant 14 minutes ou jusqu’à ce que le pourtour des biscuits soit doré. À la sortie du four, saupoudrer les biscuits de fleur de sel. Laisser tiédir sur la plaque de cuisson au moins 15 minutes avant de les déplacer. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez réaliser cette recette en remplaçant les carottes râpées par de la courgette râpée.

Et vous, réfléchissez-vous longtemps avant de cuisiner quelque chose de nouveau?

L’heure de la motivation…

Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent influencer la motivation et ils sont différents d’une personne à l’autre. Les plus communs que je peux citer sont sans doute la météo et l’ambiance dans notre environnement, lorsque nous allons bien ainsi que les gens autour de nous, nous sommes généralement plus efficace. Dernièrement, j’ai découvert que l’heure influe sur ma motivation : pour certaines tâches, passé une certaine heure, mon entrain pour l’exécuter décline à grande vitesse et je perds sans doute encore plus de temps dans ce contexte.

Pour garder la motivation, il n’y a rien de mieux que les biscuits, je vous propose donc une recette de biscuits au gingembre et au chocolat noir. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 24, numéro 1.

Biscuits au gingembre et au chocolat noir
Biscuits au gingembre et au chocolat noir
Pour 48 biscuits

2¼ tasses ou 320 g de farine
2 cuillères à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
2 cuillères à thé de gingembre moulu
½ cuillère à thé de cannelle moulue
½ cuillère à thé de sel
¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé, tempéré
¾ de tasse ou 150 g de sucre
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
3 cuillères à soupe de mélasse
Zeste de 1 orange
1 oeuf
115 g (4 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao, haché
  grossièrement

Préchauffer le four à 190°C (375°F). Tapisser deux plaques de cuisson de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude, le gingembre, la cannelle et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec ½ tasse ou 100 g de sucre et la cassonade. Ajouter la mélasse, le zeste d’orange et l’oeuf. Quand la préparation est homogène, incorporer la préparation de farine. Ajouter le chocolat et bien mélanger.

Dans un bol, verser le restant de sucre. Prélever environ 1 cuillère à soupe de pâte et façonner en boule. Rouler dans le sucre et déposer sur une plaque de cuisson. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

Enfourner une plaque à la fois et cuire pendant 9 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient légèrement dorés. Laisser refroidir totalement sur la plaque. Placer les biscuits dans une boîte qui ferme hermétiquement pour les conserver jusqu’à 2 semaines. Déguster avec gourmandise.

Et vous, quels sont les facteurs qui influencent votre motivation?

En attendant minuit

C’est rare que je m’installe devant mon ordinateur pour écrire à la veille du nouvel an. J’avais envie de vous partager une dernière recette avant le changement d’année. Comme je vous ai proposé une recette longue dimanche dernier, je vous propose une recette courte. Peut-être que vous avez tous les ingrédients pour la réaliser avant le décompte de minuit?

Je vous présente donc une recette d’amaretti. Cette recette est tirée du livre Noël : le goût de la Tradition.

Amaretti
Amaretti
Pour 25 biscuits

3 blancs d’oeufs
2½ tasses ou 300 g de poudre d’amandes
1¼ tasse ou 250 g de sucre
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
½ fève tonka râpée* (facultatif)
½ cuillère à thé de cannelle moulue
1 citron pour le zeste
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre perlé (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson.

Dans un bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige ferme.

Ajouter la poudre d’amandes, le sucre, l’extrait de vanille, la fève tonka, la cannelle, le zeste de citron et le sel. Mélanger délicatement pour obtenir une pâte souple.

Déposer des cuillères de pâte sur la plaque de cuisson. Saupoudrer de sucre cristal.

Enfourner et cuire pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que les amaretti soient dorés. À la sortie du four, si possible, placer les amaretti sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Une fois refroidi, placer les biscuits dans une boîte qui ferme hermétiquement, ainsi les biscuits se conservent pendant 2 à 3 semaines. Déguster avec gourmandise.

*La recette originale propose d’ajouter 5 amandes amères mondées et finement écrasées. Je ne suis jamais tombée sur cet ingrédient en épicerie, c’est pourquoi je l’ai remplacé par de la fève tonka qui a des arômes d’amandes. Vous pourriez aussi utiliser ½ cuillère à thé d’extrait d’amande.

Bonne année 2026!

Liste de livres…

Pour changer, je vous propose une petite liste de livres culinaires qui m’ont interpelé et qui pourraient faire de jolis cadeaux. Commençons par les ouvrages au Québec où plusieurs titres m’ont attirée. Évidemment, je cite Ricardo qui a sorti un nouveau livre cet automne Nos 100 recettes (les meilleures). Il y a aussi Geneviève O’Gleman avec son ouvrage Recevoir qui est tout indiqué pour la saison. Plus ludique, il y a Magiques boulettes! d’Hubert Cormier, un livre réversible qui propose des boulettes classiques revisitées et aussi un tour du monde de ces sphères gourmandes. Pour la gourmandise, c’est Nostalgies : 100 desserts rétros revisités d’Antoine Goulet et de Philippe Dickey qui doit intégrer votre bibliothèque. En opposition, il y a Fous des salades! d’Eve Martel.

Dans les parutions de ce côté-ci de l’Atlantique, Comfort d’Yotam Ottolenghi me semble un choix incontournable. Mis en évidence dans la librairie que j’ai visité, Pasta de Julie Andrieux a éveillé mon intérêt, mais n’importe quels livres sur les pâtes est un choix gagnant… si toute votre famille aime le fromage. Parce que je préfère toujours le sucré, Le Noël gourmand de Philippe Conticini, Craquage de Sébastien Bouillet et Tartes marbrées d’Irvin Pastry raviront les dents sucrées. Plus poétique, Mes petites recettes cocooning de Marine Ginez plaira par ces illustrations soignées qui appellent la cuisine réconfortante.

Pour les gens qui ont la chance d’habiter en Suisse ou d’y passer, regardez les livres des éditions Helvetiq! Je n’ai pas encore craqué, mais Douceurs Suisses et Pains Maison d’Heddi Nieuwsma ou Simple. Bon. Suisse. d’Andie Pilot risquent de trouver une place dans ma bibliothèque en 2026. Je mentionne aussi Recettes à succès de Betty Bossi, car difficile de passer à côté de cette personnalité Suisse.

Après ce long texte, je vous propose une recette de saison, un lait de poule. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 12, numéro 1.

Lait de poule
Lait de poule
Pour 6 personnes

½ tasse ou 100 g de sucre
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
4 jaunes d’oeufs
2 oeufs
5 tasses ou 1250 g de lait, chaud
½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou entière
½ tasse ou 125 g de rhum brun*
1 bâton de cannelle
1 clou de girofle
¼ de gousse de vanille
2 pincées de muscade moulu

Dans une casserole, mélanger le sucre et la fécule de maïs. Ajouter les jaunes d’oeufs et les oeufs. Mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène. Toujours en fouettant, ajouter le lait chaud et la crème. Placer la casserole sur un feu moyen et porter à ébullition en brassant constamment. Quand le mélange arrive à ébullition, retirer du feu.

Ajouter le rhum, le bâton de cannelle, le clou de girofle, la gousse de vanille et la muscade. Mélanger et verser dans un contenant qui ferme hermétiquement. Laisser tiédir. Couvrir et réfrigérer pendant au moins 6 heures.

Déposer un tamis au-dessus d’un bol. Verser le lait de poule pour le filtrer et retirer les épices. Servir sur avec des glaçons. Au besoin, ajouter du lait ou du rhum. Déguster avec plaisir.

*Pour une version sans alcool, vous pouvez omettre le rhum.

Et vous, quels livres de cuisine vous a attiré dernièrement?

Des mois et peut-être quelques années plus tard..

Il y a déjà quelques années, nous avons été cambriolé alors que je ne m’étais absentée de la maison pendant 30 à 40 minutes. Pendant une bonne période, je redoutais de quitter la maison et de revivre la même expérience. Donc la première fois que nous sommes partis pour quelques jours, j’ai demandé à Mini-nous si l’on cachait son portefeuille (Mini-nous n’a plus de tirelire depuis longtemps) qui a accepté. Il a été caché, nous sommes revenus et Mini-nous n’a pas réclamé son portefeuille. Plusieurs mois plus tard, j’ai eu besoin de monnaie et j’ai pensé au portefeuille de Mini-nous. Je me suis rappelée qu’il était placé autre part et je ne l’ai pas trouvé. Trop de temps s’était écoulé et je ne me souvenais plus où nous l’avions mis. C’est récemment en faisant du tri que je suis retombée dessus. Nous avons bien ri, car la cachette était des plus improbables.

Aujourd’hui, je vous propose un pain au levain roulé à la cannelle et aux pacances. J’ai pris cette recette sur le site de Signé Gourmand.

Pain au levain roulé à la cannelle et aux pacanes
Pain au levain roulé à la cannelle et aux pacanes
Pour 1 gros pain

Pain au levain
2⅔ de tasses ou 375 g de farine
1 tasse moins 2 cuillères à soupe ou 125 g de farine de blé
  intégral
4 cuillères à thé ou 15 g de sucre (facultatif)
3 cuillères à soupe ou 50 g de levain*
1⅓ tasse et 1 ou 2 cuillères à soupe ou 350 à 365 g d’eau
  tiède
3½ cuillères à thé ou 15 g d’huile végétale (facultatif)
1½ cuillère à thé ou 10 g de sel

Garniture
½ tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 40 g de pacanes
  ou de noix de pécan
5 cuillères à thé ou 15 g de farine
1 cuillère à soupe ou 5 g de cannelle
¼ de tasse et 1 cuillère à thé ou 60 g de beurre fondu

Pain au levain
Dans un grand bol, mélanger la farine, la farine intégrale et le sucre.

Dans un autre bol, mélanger le levain, l’eau, l’huile et le sel. Verser sur les farines et mélanger pour que tout soit bien humecté, soit pendant 3 minutes. Couvrir le bol d’une pellicule plastique et laisser reposer à température ambiante pendant 1 heure.

Avec une main humidifiée, étirer la pâte et la rabattre sur elle-même, tourner le bol d’un quart de tour. Répéter l’opération jusqu’à ce que la pâte devienne plus lisse et commence à résister à l’étirement. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé. Couvrir le bol et laisser lever à température ambiante pendant 9 à 12 heures.

Garniture
Hacher finement les pacanes et les déposer dans un bol. Ajouter la cassonade, la farine, la cannelle et le beurre fondu. Mélanger et laisser figer à température ambiante.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un rectangle d’environ 35 cm par 30 cm (14 pouces par 12 pouces). Répartir la moitié de la garniture au centre de la pâte en laissant des bandes d’environ 8,5 cm (3,5 pouces) à gauche et à droite sans garniture. Replier les côté sans garniture vers le centre de la pâte pour couvrir la garniture en les chevauchant légèrement. Répartir le restant de garniture en laissant environ 2,5 cm (1 pouce) de libre tout autour.

Rouler la pâte sur elle même. Étirer le bas de la pâte pour bien sceller la garniture. Pincer également les côté pour emprisonner la garniture. Déposer dans un plat rectangulaire chemiser de papier parchemin et saupoudrer, si possible, de farine de riz la pâte avec la soudure vers le haut. Réfrigérer 16 heure.

Placer une cocotte en fonte au centre du four et le préchauffer le four à 230°C (450°F) pendant 20 à 30 minutes.

Vérifier que la soudure est toujours bien scellée. Avec le moule, retourner la pâte sur une plaque recouvert de papier parchemin. Si désiré, scarifier le pain en surface.

Quand la cocotte est bien chaude, la sortir du four et y déposer le pain. Remettre le couvercle sur la cocotte et enfourner pendant 20 minutes. Après ce temps de cuisson, retirer le couvercle et poursuivre la cuisson pendant 18 à 20 minutes. Sortir le pain de la cocotte et, si possible, le déposer sur une grille pour le laisser refroidir. Trancher, griller ou non et déguster avec gourmandises.

*Si vous êtes débutant avec le levain, il faut le rafraîchir environ 8 à 12 heures avant de débuter la recette. C’est pendant cette période que le levain est le plus actif et il vous donnera le meilleur résultat.

Bon mercredi!