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L’évolution de mes déjeuners

Depuis un certain temps, j’ai pris l’habitude de déjeuner avec du yogourt. J’alterne quand même un peu mes repas du matin, mais il y a une certaine routine qui s’est établie. Avant de déguster mon yogourt, j’ajoutais des graines de courges et des germes de blé. C’est une habitude que j’ai pris en séjournant dans les hôtels, sauf que le choix est plus vaste et que j’incorporais également des fruits. À la maison, je ne me compliquais pas la vie, je faisais simple et rapide. Depuis plusieurs mois, j’ai vu de nombreuses recettes de granola et au final, je n’ai jamais pris le temps d’en essayer une. C’est Mademoiselle B. qui a changé la donne avec le granola qu’elle m’a envoyé. Maintenant, plus question de mettre autre chose que du granola maison dans mes yogourts!

Un jour, je vous proposerais le délicieux granola à la cannelle de Mademoiselle B., mais comme j’ai fini mon pot avant de prendre une photo, il faudra attendre ma prochaine fournée. Aujourd’hui, je vous présente donc la deuxième recette de granola que j’ai réalisé : un granola au chocolat. J’ai pris cette recette sur le site Le Pétrin de Sandra.

Granola au chocolat
Granola tout chocolat
Pour 500 g ou 1 litre de granola

2 tasses ou 250 de flocons d’avoine à l’ancienne*
¾ de tasse ou 25 g de céréales Rice Krispies
5 cuillères à soupe ou 50 g de canneberges séchées
2 cuillères à soupe ou 25 g de raisins secs
2½ cuillères à soupe ou 25 g d’amandes,
  grossièrement hachées
1½ cuillère à soupe ou 10 g de cacao
1 pincée de sel
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre complet
2 cuillères à thé ou 8 g de sucre vanillé (facultatif)
3½ cuillères à soupe ou 50 g d’eau
4 cuillères à thé ou 15 g d’huile de coco ou de beurre**
3 cuillères à soupe ou 60 g de sirop d’érable ou de miel
80 g (3 onces) de chocolat noir ou au lait

Faire tremper les canneberges et les raisins dans de l’eau chaude (ou du thé) pendant 20 minutes***. Égoutter et réserver.

Hacher finement la moitié du chocolat, soit 40 g (1,5 once). Concasser plus grossièrement le restant de chocolat.

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Chemiser de papier parchemin une plaque de cuisson.

Dans un grand bol, mélanger les flocons d’avoine, les céréales Rice Krispies, les canneberges réhydratées, les raisins réhydratés, les amandes, le cacao et le sel. Le cacao doit enrober tous les autres ingrédients.

Dans une chaudron, verser la cassonade (ou le sucre complet), le sucre vanillé, l’eau et l’huile de coco (ou le beurre). Porter à ébullition en brassant régulièrement. Quand le sucre est dissous et dès les premiers signent d’ébullition, retirer le chaudron du feu. Ajouter le sirop d’érable (ou le miel) et le chocolat haché finement (40 g ou 1,5 once). Mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit totalement fondu.

Verser la préparation liquide sur les ingrédients secs et mélanger en veillant à ce que tous les ingrédients secs soient enrobés de la préparation liquide. Répartir le granola sur la plaque de cuisson et enfourner pendant 20 à 25 minutes. Mélanger le granola à deux ou trois reprises pendant la cuisson pour une cuisson plus uniforme. Laisser totalement refroidir sur la plaque de cuisson.

Incorporer les morceaux de chocolat et conserver le granola dans des pots en verre ou une boîte métallique. Déguster avec du yogourt, du lait, de la crème glacée, etc.

*Il est possible de remplacer les flocons d’avoine à l’ancienne par des flocons d’avoine à cuisson rapide (ou coupés) ou des flocons d’autres céréales. Si vous utilisez des flocons d’avoine à cuisson rapide, il faudra 2¼ tasses pour obtenir 250 g.
**Vous pouvez également utiliser une huile végétale à la place de l’huile de coco.
***Il est possible d’omettre cette étape. Dans ce cas, ajouter les fruits secs après la cuisson si vous désirez qu’ils restent tendres.

Et vous, comment agrémentez-vous vos yogourts?

Pourquoi pas Murphy?

En discutant ce matin avec mon chéri, nous nous sommes mis à parler de la loi de Murphy. Suite à une affirmation, je me suis demandée en quelle année cet adage était apparu. Évidemment ayant un ordinateur sous la main, nous nous sommes mis à la recherche de cette information. Après avoir pris connaissance de la date (entre 1947 et 1949), nous aurions pu simplement passer à d’autre chose, mais la lecture de l’article s’est avérée plutôt amusante. Saviez-vous qu’il existe de nombreux corollaires et extensions de cette loi? Je ne peux que vous inviter à aller les lire : il y en a certainement une qui vous interpellera et vous fera sourire.

Pour les jours où vous serez victime de la loi de l’emmerdement maximal (ou même les autres), je vous propose une recette simple de saumon glacé au miel et aux pacanes… Soyez tout de même attentif à la cuisson : quand les choses vont mal, mieux vaut être prévenant. J’ai pris cette recette Dans la cuisine de Blanc-manger.

Saumon glacé
Saumon glacé au miel et aux pacanes
Pour 2 personnes

250 g de filet de saumon avec la peau
¼ de tasse ou 85 g de miel*
4 cuillères à thé de pacanes ou noix de pécan
  hachées finement
1 cuillère à soupe de sauce soja
¼ de cuillère à thé de poivre

Dans un bol, mélanger le miel, les pacanes (ou noix de pécan) et la sauce soja. Couper le filet de saumon en deux, si désiré. Poivrer le poisson et le déposer dans la marinade. Laisser macérer pendant 15 minutes au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Déposer les morceaux de saumon sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Filtrer la marinade pour récupérer les noix et réserver le liquide. Répartir les pacanes sur le saumon.

Enfourner et cuire pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la peau se détache facilement du poisson. Pendant la cuisson, arroser le saumon à deux reprises avec la marinade réservée. Servir sans attendre avec du riz et un légume au choix.

*Il est possible de remplacer le miel par du sirop d’érable ou de la mélasse.

Et vous, êtes-vous souvent victime de la loi de Murphy?

Un parfum suisse…

Aujourd’hui, je vous propose encore une gourmandise qui s’est retrouvée dans mes paniers gourmands. J’avais envie depuis longtemps de faire des leckerli et en relisant la recette, je me suis dis que c’était le bon moment. Qu’est-ce que les leckerli? Je dirais que c’est le pain d’épices suisse. Ils ont une texture qui leur est propre : elle ne ressemble pas à celle des pains d’épices ni celle des biscuits aux épices. On retrouve quelques variantes, mais les plus connus sont sans doute les leckerli de Bâle ou « Basler Läkerli ».

Honnêtement, je crois que c’est une des gourmandises que j’ai le mieux réussie : le goût et la texture ressemble vraiment à ceux qu’on trouve sur le marché, ils n’ont même rien à leur envier. Pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de venir en Suisse (et même si vous y habitez), je ne peux que vous encourager à essayer cette recette. Les quantités d’épices risquent de vous surprendre, mais je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’erreur. J’ai trouvé cette recette dans La gargotte de la marmotte.

Leckerli maison
Leckerli maison
Pour 40 leckerli

¾ de tasse ou 250 g de miel
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 175 g de sucre
5 cuillères à thé ou 10 g de cannelle
2 cuillères à thé ou 4 g de muscade moulue*
2 cuillères à thé ou 4 g de gingembre moulu
½ cuillère à thé ou 1 g de clou de girofle moulu**
¼ de tasse ou 30 g de poudre d’amandes***
4½ cuillères à soupe ou 30 g d’amandes effilées
¼ de tasse ou 30 g de poudre de noisettes****
3 cuillères à soupe ou 30 g de noisettes, concassées
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  d’orange confite
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  de citron confit
Zeste d’un demi-citron
2¾ tasses et deux cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅛ de cuillère à thé ou 2 grosses pincées de poudre à pâte
  ou de levure chimique
⅓ de tasse et 2 cuillères à thé (100 ml)
  ou 100 g de Kirsch*****

Glaçage
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1 petit ou ½ blanc d’oeuf
1 cuillère à soupe de Kirsch

Dans un grand chaudron, verser le miel, le sucre, la cannelle, la muscade, le gingembre et le clou de girofle moulu. Faire chauffer le mélange. Quand le sucre est dissous, ajouter la poudre d’amandes, les amandes effilées, la poudre de noisette, les noisettes concassées, les écorces d’oranges confites, les écorces de citron confit et le zeste de citron. Retirer le chaudron du feu et incorporer le Kirsch, la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). À ce moment, la préparation est très épaisse et elle est collante : c’est tout à fait normal.

Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin. Saupoudrer un peu de farine sur le dessus et déposer une autre feuille de papier parchemin. À l’aide d’un rouleau à pâte, abaisser la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin pour former un rectangle d’environ 1 cm (⅜ de pouce) d’épaisseur. Déposer la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin sur une plaque ce cuisson et retirer délicatement la feuille qui couvre le dessus. Laisser reposer la préparation à température ambiante pendant 4 heures, voire toute une nuit.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes.

Dans un bol, préparer le glaçage. Mélanger le sucre glace, le blanc d’oeuf et le Kirsch. Réserver.

Dès que les leckerli sont cuits, les laisser tiédir 5 minutes, puis les découper en carrés ou en losange.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

À l’aide d’un pinceau, glacer individuellement chaque leckerli. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et les enfourner pendant 1 à 2 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage commence à blanchir. Laisser totalement refroidir avant de déguster. Les leckerli se conservent plus d’un mois dans une boîte en métal ou dans une boîte qui ferme hermétiquement.

*Il est possible de remplacer la muscade, le gingembre et le clou de girofle par 5 cuillères à thé ou par 10 g d’épices à pain d’épices.
**Je n’ai pas mis 1 cuillère à thé ou 2 g de clou de girofle moulu, car je l’ai moulu moi-même et vu le parfum, je ne voulais pas qu’il soit trop dominant.
***Il est possible d’utiliser que des amandes en poudre ou que des amandes effilées.
****Comme pour les amandes, il est possible d’utiliser que des noisettes en poudre ou que des noisettes concassées.
*****Il est possible de remplacer le Kirsch par un autre alcool fort comme le rhum. Si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez également remplacer le Kirsch par du jus de pommes.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour les leckerli?

Résolutions, projets, envies…

En début d’année, je ne fais pas partie de ces gens qui se fixent des objectifs dès le changement de calendrier. Je crois que je n’ai même pas pris de résolution l’année dernière. Cependant, les dernières que je m’étais fixées, je les ai tenues. Pour le moment, je jongle avec quelques idées : retranscrire nos recettes préférées dans des carnets, planifier un peu plus nos repas de la semaine et faire l’inventaire du congélateur. Des choses que je vais sans doute concrétiser sans pour autant en faire des objectifs. De toute manière, il reste encore 363 jours pour découvrir ce que 2013 nous réserve.

Aujourd’hui, je vous propose une autre recette qui a pris place dans mes paniers gourmands : le nougat. Il y a un an, cette douceur aurait déjà dû y être, mais le manque de temps m’avait contrainte à abandonner certaines gourmandises. Cette année, je me suis lancée et je peux vous affirmer que ce n’est pas difficile à réaliser… D’accord, ça colle un peu, beaucoup, mais rien d’insurmontable. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 1.

Nougat au miel
Nougat aux amandes et aux pistaches
Pour 24 carrés

2 feuilles de papier azyme
1 tasse ou 200 g de sucre
½ tasse ou 170 g de miel
¼ de tasse ou 60 g d’eau
1 blanc d’oeuf
1 tasse ou 160 g d’amandes blanchies (sans la pelure)
½ tasse ou 80 g de pistaches*
2 cuillères à soupe de sucre glace (facultatif)
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Sur une plaque de cuisson, étaler les amandes et les enfourner pendant 8 à 10 minutes pour les torréfier. Remuer un ou deux fois les amandes pendant la cuisson. Retirer du four et les laisser totalement refroidir. Étaler les pistaches sur une plaque de cuisson et les enfourner pendant 5 à 6 minutes. Les remuer à un ou deux reprises pendant la cuisson. Laisser totalement refroidir.

Huiler légèrement un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), puis le tapisser d’une pellicule plastique. Huiler légèrement la pellicule plastique. Découper une feuille de papier azyme à la taille du moule. Déposer dans le fond du moule la feuille de papier azyme.

Dans un chaudron, porter à ébullition le sucre, le miel et l’eau. Laisser cuire sans brasser jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 150°C (302°F). Retirer du feu.

Dans un bol à l’aide d’un batteur électrique, fouetter le blanc d’oeuf jusqu’à ce qu’il soit mousseux. Verser en filet le sirop de miel en évitant les fouets du batteur. Continuer à fouetter jusqu’à ce que le mélange épaississe, soit de 4 à 5 minutes.

Incorporer les amandes et les pistaches. Verser rapidement la préparation dans le moule préparé et égaliser la surface avec les doigts légèrement humidifiés. Couvrir avec la seconde feuille de papier azyme et au besoin, la tailler pour qu’elle s’adapte à la taille du moule. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer toute une nuit à température ambiante.

Couper le nougat en carrés. Envelopper individuellement dans du papier ciré les morceaux de nougat ou les rouler dans le sucre glace mélangé avec la fécule de maïs (ou la maïzena) avant de les emballer dans une pellicule plastique. Conserver dans un endroit frais et sec pendant environ 2 semaines.

*Il est possible de remplacer les amandes et les pistaches par d’autres fruits secs (noisettes, cerises séchées, oranges confites, etc.).

Et vous, est-ce que vous avez des projets, des objectifs ou des envies pour 2013?

Déjà deux de fait…

Dimanche, je vous avais parlé du livre La pâtisserie des rêves de Philippe Conticini. Je peux vous dire que je me suis mise à la tâche : j’ai déjà expérimenté deux recettes. Pour le moment, je ne suis pas déçue des résultats. Il faut dire que l’année dernière lors d’un bref passage à Paris, j’avais été conquise par cette pâtisserie : le service est vraiment orienté vers la clientèle et on sent le soucis de satisfaire les gens, ce qui n’est pas le cas de toutes les pâtisseries…

Sans plus attendre, je vous propose la recette de madeleines tirée de ce livre, évidemment, mais on la retrouve également dans son livre Sensations.

Madeleine vanille et miel
Madeleines de Conticini
Pour 30 à 40 madeleines

3 oeufs
¾ de tasse moins 2½ cuillères à thé ou 140 g de sucre
⅔ de tasse moins 2½ cuillères à thé ou 135 g de beurre
  non salé
¼ de tasse moins 2 cuillères à thé ou 50 g de lait
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 125 g de farine
1¼ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
2 cuillères à thé de miel
2 pincée de fleur de sel
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille
1 cuillère à soupe d’huile d’arachide ou de colza (ou canola)

Dans un petit chaudron, verser le lait. Ouvrir la gousse de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieur. Ajouter dans le chaudron les graines et la gousse de vanille. Porter à ébullition, couvrir et laisser infuser pendant 10 minutes*. Retirer la gousse de vanille et réserver.

Dans un autre chaudron, faire fondre le beurre et le laisser tiédir**.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre, la fleur de sel, le miel et l’extrait de vanille (si vous n’utilisez pas de gousse de vanille) jusqu’à ce que la préparation blanchisse. Ajouter l’huile puis incorporer la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Verser le beurre fondu et bien mélanger avant d’ajouter le lait. Quand la préparation est homogène, appliquer une pellicule plastique directement sur la pâte et la réfrigérer pendant 3 à 4 heures.

Déposer une plaque de cuisson dans le four et le préchauffer à 160°C (325°F).

Beurrer les moules à madeleines et, si nécessaire, les enfariner. Remplir les alvéoles du moule au deux tiers. Enfourner le moule en le déposant sur la plaque de cuisson bien chaude et cuire pendant 20 minutes. Démouler les madeleines quand elles sont tièdes.

*Dans la recette du livre, Philippe Conticini ajoute directement les graines de vanille dans la préparation d’oeufs. Ma gousse de vanille devait être un peu veille et elle n’a pas donné beaucoup de goût à la pâte, c’est pourquoi, je vous invite à la faire infuser dans le lait.
**Si vous possédez un thermomètre, vous pouvez l’utiliser et attendre que le beurre soit à 40°C (104°F).

Et vous, y a-t-il une pâtisserie qui vous a conquise?