Catégorie : Viandes

Il y a toujours le four…

Pour une fête, je devais préparer un repas pour une dizaine de personnes avec l’une des membres de ma belle-famille. Nous nous sommes organisées pour pouvoir profiter de la soirée et éviter de passer des heures en cuisine. Comme plat principal, nous avons opté pour un ragoût. Cela nous permettait de préparer le ragoût et de le laisser mijoter sans avoir à s’en occuper. Bref, un repas facile à servir bien chaud.

Cependant, quand on atterrit dans une nouvelle cuisine, il y a des inconvénients : on se cherche et certains instruments de cuisine nous sont inconnus. L’élément qui nous a causé le plus de problème : la plaque de cuisson (ou les ronds de poêle)! Nous venions de terminer la préparation du ragoût et il ne restait plus qu’à le laisser mijoter. Quelques minutes plus tard, je viens observer la cuisson pour être certaine que le feu n’est pas trop bas ne connaissant pas la plaque de cuisson. Je regarde, il n’y a aucune bulle, j’essaie de monter la température et il ne se passe rien… On n’allume un autre rond, toujours rien. Un peu embêté et gêné d’avoir « peut-être » brisé la plaque de cuisson, nous devons quand même faire cuire un ragoût. La solution, allumer le four et enfourner le ragoût.

Le repas fut bien apprécié et nous avons appris que les plaques de cuisson n’étaient pas brisées (que de soulagement), mais par une extraordinaire maladresse, nous avions réussi à enclencher le mode « démonstration », celui utilisé par les vendeurs! Bref, ne mettez pas votre cuisine ou vos plaques de cuisson entre les mains de n’importe qui, on ne sait jamais.

Pour clore cette histoire, je vous propose une recette de ragoût. J’ai utilisé de la viande de porc et je l’ai travaillé comme un ragoût de boeuf. Je ne sais pas si c’est la viande de porc ou la longue cuisson, mais la viande était très tendre. Une recette à essayer si vous aimez les plats mijotés.

Ragoût de porc au vin rouge
Ragoût de porc au vin rouge
Pour 4 personnes

400 g de cubes de porc à ragoût*
2 carottes
2 échalotes
½ racine de persil (facultatif)
1 tasse ou 250 g de vin rouge
2 tasses ou 500 g de bouillon de boeuf
3 cuillères à soupe de farine
½ cuillère à thé de ras el hanout**
¼ de cuillère à thé de poudre de chili
½ cuillère à thé de romarin séché
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Éplucher et couper les carottes en rondelles. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le ras el hanout et la poudre de chili. Enrober les cubes de porc de ce mélange de farine et réserver.

Dans un chaudron, verser l’huile et faire chauffer. Saisir la viande, en plusieurs fois, sur toutes les faces. Retirer la viande du chaudron et réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Ajouter les carottes et remettre la viande dans le chaudron.

Déglacer avec le vin et verser ensuite le bouillon de boeuf. Ajouter le romarin et porter à ébullition. Quand le liquide bout***, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 2 à 3 heures****. Saler et poivrer au besoin. Servir sur un lit de pâte et déguster.

*J’ai utilisé du porc, mais ça pourrait être du boeuf, du veau ou de l’agneau. À vous de voir.
**Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma ou tout simplement n’utiliser que du paprika. D’autre part, vous pouvez augmenter la quantité de ras el hanout, si désiré.
***Si vous voulez poursuivre la cuisson d’un ragoût au four, il faut le préchauffer à 150°C (300°F) et enfourner le ragoût dès que le liquide bout sans le couvrir. Vérifier que le ragoût mijote et ajuster la température du four au besoin.
****Vous pouvez faire cuire votre ragoût en 1 heure, mais je trouve qu’un ragoût est meilleur quand il a cuit plusieurs heures.

Et vous, avez-vous déjà fait cuire un ragoût au four?

Pièce noble

Une fois de temps en temps… autrement dit 1 ou 2 fois par année, j’achète une jolie pièce de viande, une pièce noble. Vous savez, ces pièces de viandes hyper tendres, celles de premiers choix… et celles que le prix fait peur au kilo! La petite Québécoise que je suis n’avais jamais vu des prix à trois chiffres (avant la virgule, évidemment!) au kilo avant d’être en Suisse. Je reconnais au Québec, je ne regardais jamais le prix au kilo… tant que la viande était en bas de 10 dollars, ça m’allait très bien (et laissez-moi vous dire que le choix est vaste pour ce prix quand on cherche 300 g de viande!).

Revenons en Suisse, la première fois que j’ai été demandée ce type de viande à la boucherie de mon épicerie. Je demande ma pièce de viande et le boucher me demande si je veux de la viande d’Argentine ou de Suisse. Évidemment, je demande celle de Suisse (si je vais voir un boucher, je préfère prendre de la viande suisse quand c’est possible). À ce moment, les yeux du boucher se sont agrandis et il m’a demandé trois fois si j’étais certaine avant de couper la pièce de viande. Selon mon chéri, c’est parce que je ressemblais à une étudiante que le boucher a été surpris… Bref, ça m’a beaucoup amusé de voir le boucher se demander si j’étais vraiment sérieuse.

Omis ces petites histoires, le vrai problème survient à la maison : rater la cuisson de ce type de viande ou choisir une mauvaise recette, c’est se rendre malade pendant au moins 1 semaine, selon votre tempérament. Alors voici une recette de côte de boeuf que nous avons beaucoup aimé. La côte de boeuf a un petit côté « chic » et elle est simple à cuire : pensez-y pour les fêtes, c’est une belle pièce de viande à faire découvrir, de préférence si vous êtes en petit comité. J’ai pris cette recette sur le site de l’émission Côté cuisine.

Le meilleur du boeuf?
Côte de boeuf en chapelure
Pour 3 personnes

1 côte de boeuf* d’environ 400 g
½ tasse ou 15 g de bolets (ou cèpes) séchés**
4 tranches ou 60 g de pain de mie
2 à 4 cuillères à soupe de persil frais, au goût
2½ cuillères à soupe ou 30 g de beurre non salé ou salé
½ cuillère à thé d’oignon en poudre
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Déposer les bolets séchés dans un bol et couvrir d’eau. Laisser les champignons se réhydrater pendant 15 minutes.

Dans une poêle, ajouter les champignons égouttés et les poêler pendant 2 à 3 minutes. Il ne faut pas trop cuire les bolets, sinon ils auront un mauvais goût. Réserver.

Dans le bol d’un robot culinaire, mixer le pain de mie, le beurre, le persil, les champignons et la poudre d’oignon. Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin, couvrir d’une seconde feuille et l’étaler finement pour obtenir une épaisseur d’environ 2 à 3 mm (¹⁄₈ pouce). Réserver au congélateur pendant 20 minutes.

Dans une poêle, faire chauffer l’huile. Saler et poivrer la côte de boeuf avant de la déposer dans la poêle chaude. Faire cuire la côte pendant environ 5 à 7 minutes de chaque côté, selon la cuisson désirée. Retirer la pièce de viande de la poêle et la poser sur une plaque de cuisson recouverte de papier d’aluminium.

Découper la croûte réserver au congélateur selon les contours de la côte de boeuf. Couvrir la côte de boeuf avec la croûte et enfourner sous le grill (broil). Cuire pendant 3 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée et croustillante. Découper en tranches et servir.

*Dans la recette originale, il utilise une côte de veau. À vous de choisir la viande que vous préférez.
**Il est possible de prendre une autre variété de champignons séchés. Personnellement, j’ai choisi les champignons séchés les moins cher de mon épicerie.

Et vous, est-ce que vous aimez cuisiner les pièces de viandes nobles?

Un nez à consoler

La première neige recouvre à peine la majorité des terres helvétiques que j’ai déjà réussi à attraper froid. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas été fiévreuse et mis « K.O. » par une grippe. Vous comprendrez que je ne m’éterniserai pas aujourd’hui.

Une recette de soupe aurait été des plus appropriées, mais j’ai opté pour une recette simple et qui ne demande pas beaucoup de travail : des boulettes au 7up. J’ai pris cette recette sur le site de Recettes du Québec.

Boulettes en sauce rouge
Boulettes au 7up
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
2 cuillères à soupe de chapelure
2 tasses ou 500 g de 7up*
1¼ tasse ou 300 g de ketchup
⅓ de tasse ou 90 g de sauce chili
1 cuillère à thé de curry
½ cuillère à thé d’oignon en poudre (facultatif)
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le boeuf haché, la chapelure et la poudre d’oignon. Saler et poivrer la préparation. Façonner le mélange de viande hachée en petite boulette**. Réserver.

Dans un chaudron, verser le 7up, le ketchup, la sauce chili et le curry. Porter le mélange à ébullition. Ajouter les boulettes de viande, couvrir et laisser mijoter pendant 90 minutes.

Servir bien chaud sur un riz avec des légumes au choix.

*Il est possible d’utiliser une autre boisson gazeuse : Sprite, Coka Cola, etc.
**Si vous le désirez, vous pouvez faire bouillir vos boulettes de viandes pendant 3 minutes pour retirer une partie du gras présent dans la viande.

Bref, j’espère que vous n’aurez pas trop de nez à consoler. Bon dimanche!

Qu’est-ce que la « chasse »?

Pour moi, jusqu’à récemment, la « chasse » définissait uniquement l’activité. Celle que j’entendais le plus souvent parler au Québec était la chasse au chevreuil (en réalité, ce sont des cerfs de Virginie, mais ce n’est pas en un jour qu’on va corriger cette erreur). Après, on peut discuter sur les différentes types de chasse : arc, arbalète, poudre noir, fusil… Mais ce n’est pas le sujet du jour.

Autour de moi, on parle de « chasse » pour définir… la viande! Dans ma famille, on n’a jamais utilisé le mot « chasse » dans ce sens, on parlait plutôt de « viande de… » ou, plus rarement, de « gibier ». C’est Le grand dictionnaire terminologique qui m’a permis de confirmer l’existence de cette deuxième définition : « Par métonymie, le terme ‟chasse” peut designer le gibier provenant de la chasse. […] ». Qu’est-ce qu’une métonymie? C’est une figure de style où l’on utilise un mot à la place d’un autre tout en gardant une certaine logique, par exemple : « Boire un verre » pour dire boire du vin.

Tout ça pour vous parler des escalopes de cerf que j’ai acheté à l’épicerie. Pour accompagner cette viande, j’ai opté pour une sauce grand veneur. Je vous avertis tout de suite : cette sauce demande un peu plus de travail que la normal et elle n’a rien d’exceptionnelle. Bref, ce n’est pas une sauce pour recevoir. Je vous la propose surtout pour deux petits trucs auxquels on ne songe pas nécessairement : broyer des légumes et utiliser un roux. J’ai pris cette recette dans un vieux magazine : La cuisine des Saisons de Clodine, Goûts d’ici, saveurs d’ailleurs (aujourd’hui, l’émission s’appelle Tout simplement Clodine). Les recettes de cette revue sont de Ricardo Larrivée.

Une viande tendre et savoureuse
Escalopes de cerf à la sauce grand veneur
Pour 3 personnes

300 g d’escalopes de cerf*
1 échalote
¼ de tasse ou 35 g de carottes coupées en petit dès
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
½ cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc**
⅓ de tasse ou 80 g de vin blanc
1 tasse ou 230 g de consommé de boeuf
  ou de fond de veau***
1½ cuillère à soupe de beurre
1½ cuillère à soupe de farine
1 cuillère à thé de poivres moulus (ou concassés)
  ou plus, au goût
1 cuillère à soupe de crème à cuisson ou de demi-crème
½ cuillère à soupe de gelée de groseilles
  ou de confiture d’abricot****

Dans un chaudron, verser 1½ cuillère à soupe d’huile et la faire chauffer. Ajouter les carottes et les faire revenir. Hacher l’échalote et les faire colorer avec les carottes pendant 1 ou 2 minutes. Déglacer la poêle avec le vinaigre et ajouter le vin blanc. Laisser réduire presque complètement. Retirer du feu, verser le mélange dans un robot (blender) et le réduire en purée. Au besoin, ajouter un peu de consommé de boeuf pour obtenir une purée de légumes bien lisse.

Verser la purée de carottes et d’échalote dans le chaudron et ajouter le consommé de boeuf (ou le fond de veau). Laisser mijoter pendant 12 minutes.

Dans une poêle, faire fondre le beurre, ajouter la farine et mélange jusqu’à ce que la préparation soit dorée. Incorporer ce mélange à la sauce avec la crème et le poivre. Laisser mijoter pendant 15 minutes.

Si désiré, filtrer la sauce et la remettre dans le chaudron. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Ajouter la gelée de groseilles ou la confiture d’abricot et réserver au chaud jusqu’au moment de servir.

Dans une poêle propre, verser le restant d’huile d’olive et la faire chauffer. Quand elle est bien chaude, déposer les escalopes de cerf et les faire cuire environ 3 ou 4 minutes de chaque côté selon l’épaisseur. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Servir la viande nappée de sauce.

*Vous pouvez remplacer la viande de cerf par une autre gibier ou tout simplement par du boeuf.
**Si vous n’avez pas de vinaigre de vin blanc (comme moi), remplacer ce mélange par ¾ de cuillère de vin blanc et ¾ de cuillère à thé de vinaigre blanc ou de cidre.
***Personnellement, j’ai utilisé du fond de veau, mais du bouillon de boeuf pourrait également être employé.
****J’ai remplacé la gelée de groseilles par de la confiture d’abricots. Il est également possible d’utiliser de la gelée de pommes, de citrons, etc.

Et pour vous, qu’est-ce que représente la « chasse »?

Des carottes pour mon lapin

Habituellement, je me débrouille assez bien pour trouver des réponses à mes questions, mais là, j’ai eu beau changer, modifier, recombiner les mots-clés… aucun résultat. D’où vient cette idée que les lapins raffolent des carottes? J’ai découvert que les lapins mangent des pousses, des racines, des graines… mais pas exclusivement des carottes. D’autre part, j’ai appris que les carottes étaient considérées comme un aliment pour les pauvres; que « les carottes sont cuites » faisait à l’origine référence à la mort; que les carottes sont une gâterie pour les lapins domestiques, etc.

Cependant, il est facile de trouver des images de lapin avec des carottes ou des recettes de lapin. Évidemment, j’ai craqué pour une recette de lapin aux carottes. J’ai opté pour la recette de Luck Mervil sur le site de Ricardo.

Un lapin et des carottes
Lapin au jus de carotte de Luck Merville
Pour 3 personnes

½ lapin découpé en morceaux
2 cuillères à soupe de beurre
1 échalote
1½ cuillère à soupe de rhum brun
2 tasses ou 500 g de jus de carotte*
Sel et poivre

Dans un grand chaudron, faire fondre le beurre. Quand le beurre mousse et qu’il est bien chaud, dorer les morceaux de lapin de tous les côtés. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Retirer la viande du chaudron et réserver sur une assiette.

Dans le même chaudron, faire revenir l’échalote jusqu’à tendreté. Déglacer avec le rhum et ajouter 1 tasse (250 g) de jus de carotte. Couvrir et laisser mijoter doucement pendant 20 minutes.

Après les 20 minutes de cuisson, ajouter un peu de jus de carottes et laisser cuire pendant 20 minutes. Au cours de la deuxième partie de cuisson, ajouter en plusieurs fois le jus de carotte. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir avec un riz ou un couscous.

*Dans les épiceries, on trouve de plus en plus facilement du jus de carotte dans la section des produits bio, s’il n’est pas avec les autres jus. Si vous possédez une centrifugeuse, rien ne vous empêche de faire votre propre jus.

Et vous, est-ce que vous savez d’où vient cette idée que les lapins raffolent des carottes?