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Le retour des macarons

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre : une autre recette de macarons. Je ne suis pas encore une experte, mais grace à un petit cours, quelques expérimentations et quelques lectures supplémentaires, j’ai appris de nouveaux trucs. Je suis passée de 50% de coques craquelées à moins de 2 %. Bref, j’ai amélioré l’esthétique de mes macarons.

Pendant une certaine période, je ne jurais que par les macarons réalisés avec de la meringue italienne… mon taux de réussite était plus important avec cette technique. Cependant, la meringue classique (ou française) offre un petit gain de temps, c’est pourquoi j’ai réalisé cette version. La recette que je vous propose est tirée du livre Macaron de Gaëlle et Johan Crop de La maison du Macaron à Montréal. J’ai rajouté mes petits trucs et conseils qui m’aident à réussir mes macarons, en espérant qu’ils puissent vous être utiles.

Petites bouchées à l'orange et au chocolat
Macarons au chocolat et à l’orange
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Ganache
½ tasse ou 125 g de jus d’orange frais,
  environ 2 ou 3 oranges
Le zeste d’un orange haché finement (facultatif)
100 g (3,5 onces) de chocolat noir à 65% de cacao
2 cuillères à soupe ou 25 g de beurre non salé,
  coupé en petits dès

75 g (2,5 onces) de chocolat noir à 65% de cacao* (facultatif)

Coques des macarons
100 ml ou 100 g de blancs d’oeufs à température ambiante**
½ tasse moins 2 cuillères à thé ou 90 g de sucre
¾ de tasse ou 120 g de sucre glace
1 tasse ou 120 g de poudre d’amandes***
¾ de cuillère à thé ou 5 g de cacao non sucré
Colorant alimentaire orange ou d’une autre couleur (facultatif)

Ganache
Hacher en petit morceaux les 100 g (3,5 onces) de chocolat noir et les déposer dans un bol. Réserver.

Dans un chaudron, verser le jus d’orange et le faire chauffer. Dès que le jus est chaud, mais pas bouillant, le verser sur le chocolat. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Laisser tiédir pendant 5 minutes. Ajouter petit à petit les dès de beurre. Lorsque le beurre est totalement incorporé, couvrir le bol d’une pellicule plastique et réserver au réfrigérateur pendant au moins 4 heures à toute une nuit.

Coques des macarons
Dans un bol, tamiser la poudre d’amandes et le sucre glace. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige en augmentant graduellement la vitesse de votre batteur électrique. Lorsque les blancs d’oeufs sont fermes, ajouter le sucre en pluie et le colorant alimentaire, si désiré, sans cesser de les battre. La meringue devrait être brillante. Verser délicatement les poudres (le sucre glace et de poudre d’amandes) sur la meringue et les incorporer à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation est homogène. Séparer la pâte en deux parties égales et ajouter le cacao tamisé dans l’une des deux parties.

Sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin, dresser les coques avec la pâte orangée d’un diamètre d’environ 3,5 cm (1⅜ pouce) à intervalle régulier et en quinconce. Puis exécuter la même opération avec la pâte chocolatée. Idéalement, utiliser une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 à 10 mm de diamètre. Pour faciliter le dressage des macarons, garder la poche à pâtisserie perpendiculaire à la plaque de cuisson et laisser la douille le plus près possible de la plaque. Sur le papier parchemin, tracer à l’aide d’une pièce de 2 francs ou de 2 dollars des cercles pour vous servir de gabarit au dressage ou imprimer un des gabarits de Pure Gourmandise.

Laisser croûter les coques des macarons pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F)****.

Enfourner les macarons pendant 12 à 20 minutes. Après 8 minutes de cuisson, quand les collerettes sont formées, ouvrir la porte du four et la refermer rapidement pour laisser la vapeur s’échapper. Deux ou trois minutes plus tard, répéter une seconde fois l’opération. Poursuivre la cuisson jusqu’à les coques se décollent facilement du papier parchemin. Recommencer l’opération avec les autres fournées de macarons. Laisser les coques totalement refroidir.

Montage
Brasser la ganache pour vérifier sa consistance. Si elle est liquide, hacher le chocolat noir restant (75 g ou 2,5 onces) et le faire fondre au bain-marie. Incorporer le chocolat fondu à la ganache, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 30 minutes. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie.

Retourner les coques de couleur chocolat et les garnir généreusement avec la ganache. Terminer les macarons en les refermant avec les coques orangées. Déposer les macarons dans une boîte qui ferme hermétiquement et réserver toute une nuit au réfrigérateur. Conserver les macarons au réfrigérateur et avant de les déguster, si possible, laisser les macarons à la température de la pièce pendant 30 minutes.

*Lorsque j’ai réalisé cette recette, ma ganache est restée liquide. Pour la récupérer, j’ai fait fondre du chocolat et je l’ai ajouté. Il est donc possible que vous n’ayez pas besoin de ce chocolat supplémentaire.
**Il faut sortir du réfrigérateur les blancs d’oeufs au minimum 1 heure avant de réaliser les coques des macarons. Les blancs d’oeufs seront alors à température ambiante et monteront plus facilement en neige.
***Personnellement, je torrifie toujours ma poudre d’amandes pour rehausser sa saveur. Il suffit de préchauffer le four à 150°C (300°F) et enfourner pendant 10 minutes la poudre d’amandes répartie en mince couche sur une plaque de cuisson. Laisser refroidir avant de l’utiliser. Avant de mesurer ou de peser votre poudre d’amandes, je vous conseille de la tamiser pour retirer les morceaux les plus grossiers. Ainsi, vos coques seront plus lisses, donc plus esthétiques.
****Faites des tests pour savoir à quel température vous devez mettre votre four. La température appropriée pour votre four peu varier de 140°C à 160°C (280°F à 325°F).

Quand on fait des macarons, le plus grand plaisir est de varier les parfums. Le problème, c’est de trouver certains ingrédients… Pour le moment, j’ai un faible pour le parfum cassis-violette (si seulement je pouvais le reproduire!). Et vous, vous craquez pour quels parfums?

La cuisson…

Il y a des recettes où l’on maîtrise parfaitement (ou presque) la cuisson des viandes et il y en a d’autres… où ce n’est pas très brillant. Pour le roastbeef, le poulet, le lapin, le canard et le porc, je m’en sors plutôt bien, mais pour les steaks et les brochettes de boeuf, c’est une autre histoire. Pour faire court, ces pièces de viandes finissent habituellement trop cuites. Cependant, pour réussir à tout coup une cuisson, il n’y a qu’une solution : essayer et réessayer.

Cette fois, j’ai opté pour des brochettes de boeuf. N’oubliez pas que pour les brochettes, une cuisson maîtrisée dépend de votre four et de la taille de vos cubes de viande. Il est aussi possible de cuire ces brochettes à la poêle ou sur le barbecue. J’ai trouvé cette recette sur le blog de Jasmine cuisine.

Une cuisson rosée ou bien cuite?
Brochettes de boeuf Thaï à l’orange
Pour 3 personnes

300 g de cubes de boeuf à brochette*
1 orange**
¼ de tasse ou 60 g de sauce soja
¼ de tasse ou 60 g de vinaigre de riz
1 cuillère à soupe de miel
1 cuillère à soupe d’huile de sésame
1 cuillère à thé de gingembre moulu
1 cuillère à thé de coriandre moulue
2 gousses d’ail
3 cuillères à thé de sauce chili ou de ketchup

Zester et prélever le jus de l’orange. Éplucher et couper en lamelles les gousses d’ail.

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, le zeste, la sauce soya, le vinaigre de riz, le miel, l’huile de sésame, le gingembre, la coriandre, l’ail et la sauce chili (ou le ketchup). Ajouter les cubes de boeuf à la marinade. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser macérer pendant au moins 4 heures au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler les morceaux de boeuf marinés sur les piques à brochette. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Enfourner et cuire pendant 15 minutes.

*Pour faire des brochettes de boeuf, vous pouvez choisir entre plusieurs pièces de viandes : steak, intérieur de ronde, bavette, contre-filet (faux-filet), surlonge, etc. À vous de choisir.
**Si vous n’avez pas d’orange sous la main, utiliser ⅓ de tasse ou 90 g de jus d’orange.

Et vous, y a-t-il une pièce de viande qui vous cause des soucis?

Duo de quarts…

KKVKVK #35, le quatre-quarts

Pour le 35e KKVKVK, Ninotchka du blog Rouge Framboise a choisi pour thème le « Quatre-quarts ». Ce sujet m’a tout de suite interpelée, peut-être parce que j’ai rarement fait ce gâteau. La première fois que j’ai fait un quatre-quarts, c’était pour tester différents glaçages et la deuxième fois, c’était dans mon gâteau aux fraises et aux noisettes.

J’aurais aimé réaliser un gros quatre-quarts dans un moule rectangulaire, mais à deux, il aurait sans doute rendu l’âme avant d’être totalement englouti. De plus, j’avais envie d’un gâteau avec des bleuets (myrtilles)… un truc que mon chéri n’aime pas. Le meilleur moyen de contourner ce problème est de parfumer la pâte et d’en mouler une partie avant d’ajouter les bleuets. J’ai donc opté pour une base parfumée à l’orange. Et pour plus de contraste, j’ai transformé mon quatre-quarts à l’orange et aux bleuets en madeleines. Bref, deux recettes en une ou une recette pour deux!

Petit gâteau ou madeleine?
Petits gâteaux quatre-quarts à l’orange et aux bleuets
Pour 6 petits gâteaux et 8 madeleines*

1 orange (non traitée)
2 oeufs** de gros calibre
½ tasse ou 115 g de sucre
1 tasse ou 115 g de farine
½ tasse ou 115 g de beurre non salé, fondu
⅓ tasse ou 65 g de bleuets (myrtilles) ou plus
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ tasse ou 80 g de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Zester et prélever le jus de l’orange. Mélanger le zeste de l’orange avec le sucre en le frottant entre les doigts pour le parfumer.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre parfumé aux zestes d’orange jusqu’à ce que la préparation ait blanchi. Ajouter le beurre fondu en plusieurs fois en mélangeant bien entre chaque addition. Incorporer délicatement, à l’aide d’une spatule, la farine et la poudre à pâte (levure chimique).

Verser une partie de la pâte dans 6 alvéoles d’un moule à muffin (ou moule à petits gâteaux) préalablement beurrées ou garnies de caissettes en papier. Enfourner et cuire pendant 18 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un gâteau en ressorte propre.

Dans le restant de pâte, ajouter les bleuets (myrtilles) et réserver.

Beurrer et enfariner les empreintes d’un moule à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles au trois quarts et réserver au réfrigérateur.

Quand les petits gâteaux à l’orange sont cuits, augmenter la température du four à 220°C (425°F). Enfourner et cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre. Démouler et réserver.

Dans un bol, mélanger le sucre glace avec 1 cuillère à soupe de jus d’orange. Glacer les petits gâteaux et les madeleines, idéalement quand ils sont encore chauds, avec ce mélange. Laisser refroidir et servir.

*Avec cette recette, vous pouvez ne préparer que des petits gâteaux ou que des madeleines. Dans ce cas, vous obtiendrez soit 8 à 10 petits gâteaux ou soit une vingtaine de madeleines.
**Si vous utilisez une balance, pesez vos oeufs. Le poids de ceux-ci déterminera le poids des autres ingrédients. Par exemple, pour deux oeufs pesant 110 g, il faut 110 g de beurre fondu, 110 g de sucre et 110 g de farine.

À ma grande surprise, ces petits quatre-quarts étaient bien moelleux. Alors, pourquoi ce gâteau était dense et lourd dans mon souvenir?

Désertion…

Cette semaine, je me suis tenue loin de la cuisine. Finalement, je n’ai pas joué de créativité. Il faut dire que j’ai eu un peu d’aide : repas chez la famille, au restaurant et pique-nique. Je n’ai même pas fait de dessert ni de sucrerie. Bref, des vacances… peut-être.

En attendant que je me remettre plus activement au fourneau, voici une recette de côtés levées. J’ai trouvé cette recette chez Les gourmandises d’Isa. La photo de ses côtes levées est trop alléchante.

À grignoter avec plaisir
Côtes levées à la bière et au sirop d’érable
Pour 3 personnes

600 à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
⅔ de tasse ou 165 g de bière blonde*
½ tasse ou 125 g de ketchup
¼ de tasse ou 60 g de jus d’orange
Le jus d’une lime (citron vert)
2 cuillères à soupe de sauce soja
½ cuillère à thé de gingembre moulue
1 cuillère à soupe de poudre d’oignon ou de flocons d’oignons
¼ de tasse ou 80 g de sirop d’érable**
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîches (facultatif)
Poivre
Tabasco au goût

Déposer les côtes levées dans un grand chaudron et couvrir d’eau froide. Porter à ébullition. Écumer la mousse grisâtre. Couvrir et laisser mijoter pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, préparer la marinade. Dans un autre chaudron, verser la bière, le ketchup, le jus d’orange, le jus de la lime, la sauce soja, le gingembre moulu, la poudre d’oignon, le poivre et le tabasco. Porter ce mélange à ébullition et laisser mijoter pendant 7 minutes à feu doux. Ajouter le sirop d’érable et la ciboulette et poursuivre la cuisson pendant 7 à 10 minutes. Retirer du feu et laisser tiédir.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les déposer dans un grand plat ou un sac de congélation. Verser la marinade, couvrir, réfrigérer et laisser macérer pendant 4 heures au minimum.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Sur une plaque de cuisson couverte de papier d’aluminium, déposer les côtes levées et les badigeonner avec la marinade. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*Dans la recette originale, Isabelle utilise de la bière d’épinette… Est-ce possible d’en trouver à l’extérieur du Québec? Bref, je l’ai remplacé par de la bière blonde. Une bière rousse serait également un bon choix à mon avis. Sachez que la bière d’épinette est une boisson pétillante au goût de sapin qui, contrairement à ce que son nom laisse croire, ne contient pas d’alcool. Plus d’information ici.
**Comme toujours, il est possible de remplacer le sirop d’érable par du miel ou de la mélasse. Cependant, le goût sera différent.

Alors pendant les vacances, est-ce que vous faites une pause culinaire?

Avez-vous eu chaud?

Je ne sais pas pour le reste du monde, mais dans un petit coin de la Suisse, il a fait chaud. La température extérieure côtoyait régulièrement les 35°C et les douces brises étaient presque inexistantes. Personnellement, la chaleur ne me dérange pas plus qu’il faut… le jour. Pour la nuit, c’est une autre histoire. J’ai eu beau ouvrir toutes les fenêtres et essayer d’aérer, la température ambiante refusait de descendre en bas de 25°C. Heureusement, le climat change, les soirées redeviennent fraîches et me permettent de dormir confortablement.

Malgré les chaudes journées, j’ai quand même envie de vous proposer un plat chaud : un saumon grillé en croûte gremolata trouvé sur le site Les gourmandises d’Isa. C’est peut-être parce que ce poisson est cuit à haute température ou rapidement, mais dans mon esprit, il concorde parfaitement avec la chaleur.

Un saumon croûté à servir avec du citron
Saumon grillé en croûte gremolata
Pour 2 personnes

250 g de filet de saumon avec la peau
¼ de tasse ou 30 g de chapelure*
½ cuillère à soupe d’huile d’olive ou plus au besoin
½ cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail**
1 cuillère à soupe de persil frais, haché finement
Le zeste d’un citron ou d’une orange
Sel et poivre

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Couvrir une plaque de papier d’aluminium et l’huiler légèrement.

Dans un bol, mélanger la chapelure, la poudre d’oignon, le persil et le zeste d’agrume. Verser l’huile d’olive et mélanger pour que la préparation de chapelure en soit totalement imprégnée. Ajouter de l’huile si nécessaire.

Déposer le filet de saumon sur la plaque de cuisson, la peau en contact avec la plaque. Saler et poivrer avant de presser légèrement le mélange de chapelure sur la chair du poisson. Enfourner pendant 10 à 12 minutes selon l’épaisseur de votre filet. Servir accompagné de citron.

*Il est possible d’utiliser du pain défraîchi pour remplacer la chapelure.
**Si vous le désirez, vous pouvez employer une gousse d’ail hachée. Personnellement, j’en ai rarement à la maison, donc j’utilise de la poudre d’oignon et d’ail selon les occasions.

Et chez vous, est-ce qu’il a fait chaud?