Chocolat ou caramel?

À ce qu’il paraît, nous avons chacun une préférence soit pour le caramel, soit pour le chocolat. Dans mon cas, il est clair que le chocolat l’emporte… J’ai peut-être été influencée par mon chéri et le pays dans lequel je vis. Cependant, je dirais que selon le contexte, je préfère le caramel. Ça peut vous sembler un peu incohérent, mais si je dois choisir entre un plat salé qui contient du caramel ou du chocolat : je vous assure que je choisis le caramel!

Quand je pense à un plat salé avec du caramel, je songe au poulet au caramel. Il y avait déjà un moment que je voulais essayer ce type de recette. J’avais mis cette idée de côté et je l’avais presque oubliée. Un soir, ne sachant quoi faire avec mes blancs de volaille, je me suis souvenue de ce mélange. J’ai utilisé une recette d’Isa, Les gourmandises d’Isa, issue de son premier livre (un indispensable à avoir dans sa bibliothèque, à mon avis). J’ai remplacé le porc par du poulet et je n’ai pas été déçue par le résultat!

Poulet et caramel
Poulet au caramel
Pour 3 personnes

350 g de poitrines de poulet*
1 cuillère à soupe d’huile végétale
½ tasse ou 125 g de bouillon de poulet
¾ de cuillère à thé de cinq épices chinoises**
¾ de cuillère à thé de gingembre frais haché finement
3¾ cuillères à thé ou 19 g de sauce soja
2½ cuillères à soupe ou 32 g de sucre
1 cuillère à soupe ou 15 g d’eau
Sel et poivre

Couper les poitrines de poulet en petits cubes. Verser l’huile dans une poêle et quand le corps gras est chaud, y dorer les morceaux de poulet. Saler et poivrer. Quand la viande est bien colorée et cuite, environ 5 à 8 minutes, la retirer de la poêle et réserver. Ôter la poêle du feu et la laver pour pouvoir y préparer le caramel.

Dans un bol, mélanger le bouillon de poulet, les cinq épices chinoises, le gingembre et la sauce soja. Réserver.

Dans la poêle nettoyée, verser l’eau et le sucre. Chauffer jusqu’à ce le sucre forme un caramel roux. Quand le caramel a la teinte désirée, ajouter le mélange de bouillon de poulet. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que le caramel soit totalement dissous dans le liquide.

Remettre les cubes de poulet dans la poêle et faire bouillir à feu vif en remuant régulièrement la viande. Le plat est prêt quand le liquide est sirupeux et enrobe bien les morceaux de poulet. Servir sans attendre avec un riz.

*Il est possible de remplacer les poitrines de poulet par un filet de porc.
**Vous pouvez réaliser votre propre mélange de cinq épices chinoises. Il suffit de mélanger dans les proportions qui vous plaisent de l’anis étoilé, de la casse (ou de la cannelle), des graines de fenouil, des clous de girofle et du poivre de séchuan.

Et vous, qu’est-ce que vous préférez : le chocolat ou le caramel?

Moi et le dessert

Quand je reçois, dans mon esprit il est inconcevable de ne pas proposer de dessert. De plus, c’est la partie que je préfère cuisiner… et parfois, j’y passe même un peu trop de temps. Cependant, même si j’aimerais profiter de ces occasions pour préparer des desserts plus festifs, plus gargantuesques, je pense toujours à l’état dans lequel les estomacs se retrouvent après un grand repas. Hormis pour les anniversaires où je cuisine un gâteau sans me poser de question (et pour me faire plaisir), le reste du temps, j’essaie d’opter pour un dessert frais ou qui laisse une sensation de légèreté. Bref, je n’aime pas finir un repas avec l’estomac trop plein et devoir sauter le repas suivant pour laisser à mon estomac le temps de digérer : alors pourquoi imposerais-je ceci à mes invités.

Pour clôturer un repas, je me rends compte que les verrines ont toujours un certain succès : des portions raisonnables avec un mélange de textures. Cette fois, je vous propose une recette de Patrice Demers qui a été présentée à son émission, Les desserts de Patrice. J’ai remplacé la mousse à la banane par une mousse à la noix de coco tiré de son dernier livre Les desserts de Patrice.

Coco, ananas et lime
Mousse à la noix de coco, ananas et gelée de lime
Pour 6 personnes

Mousse à la noix de coco
½ tasse ou 125 g de lait*
2½ cuillère à soupe ou 32 g de sucre
½ gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
200 ml (un peu plus que ¾ de tasse) ou 210 g de lait de
  coco
1½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 2 feuilles de gélatine (4 g)
1½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)

Gelée de lime
⅓ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 110 g d’eau
½ tasse ou 100 g de sucre
1½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 2 feuilles de gélatine (4 g)
1½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)
⅓ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 110 g de jus de lime
Le zeste de 1 lime

1 ananas**

Mousse à la noix de coco
Dans un chaudron, verser le lait et le sucre. Ouvrir la gousse de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieur. Ajouter dans le chaudron les graines et la gousse de vanille. Porter à ébullition. Dès que le liquide commence à bouillir, le retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 5 minutes. Si vous utilisez de l’extrait de vanille, faire chauffer le lait avec le sucre jusqu’à ce qu’il soit dissous et ajouter l’extrait de vanille.

Dans un bol, faire gonfler la gélatine dans l’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Ajouter un peu de lait chaud à la gélatine pour la faire complètement fondre et l’incorporer au mélange de lait. Si la gélatine est en feuille, l’essorer et l’ajouter directement au mélange de lait en brassant pour s’assurer qu’elle fonde totalement.

Retirer la gousse de vanille et incorporer le lait de coco. Verser la préparation dan un bol et le déposer dans un bol plus grand contenant de l’eau et des glaçons. Faire refroidir le liquide en brassant à quelques reprises. Filtrer la préparation à l’aide d’un tamis fin et verser le liquide dans un siphon. Fermer le siphon et injecter une cartouches de gaz. Secouer un peu le siphon et le réserver au réfrigérateur pendant au moins 3 heures.

Gelée de lime
Dans un bol, faire gonfler la gélatine dans l’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Dans un chaudron, porter à ébullition l’eau et le sucre. Retirer du feu. Ajouter un peu d’eau sucrée chaude à la gélatine pour la faire complètement fondre et l’incorporer au restant d’eau sucrée. Si la gélatine est en feuille, l’essorer et l’ajouter directement à l’eau sucrée en brassant pour s’assurer qu’elle fonde totalement.

Dans un contenant avec un bec verseur, mélanger le jus de lime et le zeste. Incorporer le sirop (l’eau sucrée avec la gélatine) au jus de lime. Répartir la préparation dans 6 verrines ou ramequins et réfrigérer pendant 6 heures ou jusqu’à ce que la gelée soit prise.

Peler, retirer le coeur et couper l’ananas en petits cubes. Réserver.

Au moment de servir, déposer des cubes d’ananas sur la gelée de lime. Bien secouer le siphon et ajouter la mousse de lait de coco sur l’ananas. Servir sans attendre.

*Si vous n’avez pas de siphon, remplacer le lait par de la crème et omettez la gélatine. Quand la préparation sera bien froide, il suffira de la fouetter jusqu’à l’obtention d’une chantilly, puis de garnir les verrines avec cette mousse.
**Si vous le désirez, vous pouvez mélanger l’ananas avec 1 cuillère à soupe de miel et 1 cuillère à thé de jus de lime. Personnellement, j’ai omis cette étape, car j’aimais bien le goût de mon ananas.

Et vous, avec quel type de dessert aimez-vous clôturer vos repas?

Pourquoi pas Murphy?

En discutant ce matin avec mon chéri, nous nous sommes mis à parler de la loi de Murphy. Suite à une affirmation, je me suis demandée en quelle année cet adage était apparu. Évidemment ayant un ordinateur sous la main, nous nous sommes mis à la recherche de cette information. Après avoir pris connaissance de la date (entre 1947 et 1949), nous aurions pu simplement passer à d’autre chose, mais la lecture de l’article s’est avérée plutôt amusante. Saviez-vous qu’il existe de nombreux corollaires et extensions de cette loi? Je ne peux que vous inviter à aller les lire : il y en a certainement une qui vous interpellera et vous fera sourire.

Pour les jours où vous serez victime de la loi de l’emmerdement maximal (ou même les autres), je vous propose une recette simple de saumon glacé au miel et aux pacanes… Soyez tout de même attentif à la cuisson : quand les choses vont mal, mieux vaut être prévenant. J’ai pris cette recette Dans la cuisine de Blanc-manger.

Saumon glacé
Saumon glacé au miel et aux pacanes
Pour 2 personnes

250 g de filet de saumon avec la peau
¼ de tasse ou 85 g de miel*
4 cuillères à thé de pacanes ou noix de pécan
  hachées finement
1 cuillère à soupe de sauce soja
¼ de cuillère à thé de poivre

Dans un bol, mélanger le miel, les pacanes (ou noix de pécan) et la sauce soja. Couper le filet de saumon en deux, si désiré. Poivrer le poisson et le déposer dans la marinade. Laisser macérer pendant 15 minutes au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Déposer les morceaux de saumon sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Filtrer la marinade pour récupérer les noix et réserver le liquide. Répartir les pacanes sur le saumon.

Enfourner et cuire pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la peau se détache facilement du poisson. Pendant la cuisson, arroser le saumon à deux reprises avec la marinade réservée. Servir sans attendre avec du riz et un légume au choix.

*Il est possible de remplacer le miel par du sirop d’érable ou de la mélasse.

Et vous, êtes-vous souvent victime de la loi de Murphy?

Pour tartiner de la marmelade ou de la confiture

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ma délicieuse marmelade de clémentines et d’oranges? Pour pouvoir en profiter au maximum et la déguster autrement que sur une tranche de pain, j’avais décidé de me préparer des scones. Je le répète, mais je ne fais vraiment pas assez souvent des scones… D’un autre côté, je peux également dire que je ne fais pas assez souvent des gaufres, des crêpes, des muffins, des brioches, etc. Bref, il y a tellement de choses à cuisiner!

Cette fois, c’est une recette de chez Loukoum, Beau à la louche, que je vous propose. Cette recette a retenu mon attention, car ces scones se conservent plus de 24 heures (s’ils ne sont pas déjà engloutis) et qu’ils restent délicieux passé ce délai.

Scone avec de la marmelade
Scones de Jane Hornby
Pour 8 scones

2¾ tasses à soupe ou 350 g de farine
¼ de cuillère à thé de sel
2 cuillères à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
6 cuillères à soupe ou 85 g de beurre non salé, froid
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre*
½ tasse moins 2 cuillères à thé ou 115 g de babeurre
  ou de lait fermenté**
¼ de tasse ou 60 g de lait
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille
  (facultatif)
1 jaune d’oeuf (facultatif)

Préchauffer le four et une plaque de cuisson à 220°C (425°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le sel et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Couper le beurre en morceaux et l’ajouter. Mélanger avec le bout des doigts pour obtenir une texture granuleuse. Incorporer le sucre et mélanger.

Dans un chaudron, verser le babeurre et le lait. Ouvrir la gousse de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieur. Ajouter dans le chaudron les graines et la gousse de vanille (ou l’extrait de vanille). Chauffer le mélange pour qu’il soit légèrement tiède. Verser sur le mélange de farine et de beurre, mélanger à l’aide d’une cuillère.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, replier la pâte plusieurs fois sur elle-même jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Étaler la pâte avec les mains sur une épaisseur de 3,5 à 4 cm (1⅜ à 1⅝ pouce). À l’aide d’un emporte-pièce rond de 5 cm (2 pouces) de diamètre, découper la pâte.

Si désiré, badigeonner le dessus des scones avec le jaune d’oeuf battu. Déposer les scones sur la plaque de cuisson chaude recouverte de papier parchemin et enfourner pendant 12 à 14 minutes. Déguster tiède ou froid avec de la confiture et de la crème.

*Il est possible de doubler la quantité de sucre pour obtenir des scones plus sucrés.
**Le babeurre (lait de beurre, lait de ribot ou lait fermenté) peut être remplacé par la même quantité de lait additionné de ½ cuillère à thé de vinaigre blanc ou de cidre.

Et vous, comment préférez-vous déguster vos confitures ou vos marmelades?

Influencée par les spéciaux ou les actions

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je fais partie des gens qui consultent scrupuleusement les circulaires des épiceries. Les spéciaux ou les actions (comme on dit en Suisse) qui retiennent le plus mon attention sont celles concernant la viande. En général, les viandes qui sont en promotion ont plus de chance de se retrouver à ma table que les autres. Malheureusement, ce n’est pas toutes les semaines que je trouve mon bonheur, je dirais même que certaines viandes qui reviennent fréquemment en cette saison me laisse de glace. Et une fois de temps en temps, on tombe sur une jolie surprise : des escalopes de veau! Je crois que c’est le seul moment où j’en mets dans mon panier d’épicerie, sinon je me rabats sur d’autres sortes d’escalopes.

Cette fois, j’ai cuisiné mes escalopes de veau à la genevoise. J’ai trouvé cette recette sur le site de Recette du Québec. N’est-ce pas bizarre d’aller prendre une recette éventuellement suisse sur un site québécois?

Veau à la genevoise
Escalopes de veau à la genevoise
Pour 3 personnes

300 g d’escalopes de veau*
Paprika au goût
½ cuillère à soupe d’huile végétale
½ cuillères à soupe de beurre
1 petite échalote
¼ tasse ou 62 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de demi-crème
Sel et poivre

Préchauffer le four à 60°C (140°F).

Hacher finement l’échalote et réserver.

Aplatir les escalopes de veau à l’aide d’un maillet, si désiré. Assaisonner la viande avec le paprika.

Dans une poêle, faire chauffer le beurre et l’huile. Quand les corps gras sont bien chauds, griller la viande. Saler et poivrer. Quand la viande est à la cuisson désirée, la déposer sur une plaque de cuisson et la réserver au four.

Dans la poêle qui a servi à griller la viande, faire revenir l’échalote. Déglacer avec le vin et laisser réduire d’un tiers. Ajouter la crème et laisser réduire au goût. Rectifier l’assaisonnement avec le paprika, le sel et le poivre. Servir les escalopes nappées de sauce et déguster sans attendre.

*Il est possible de remplacer les escalopes de veau par des escalopes de porc ou de boeuf.

Et vous, est-ce que les circulaires influencent vos repas?