Un nez à consoler

La première neige recouvre à peine la majorité des terres helvétiques que j’ai déjà réussi à attraper froid. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas été fiévreuse et mis « K.O. » par une grippe. Vous comprendrez que je ne m’éterniserai pas aujourd’hui.

Une recette de soupe aurait été des plus appropriées, mais j’ai opté pour une recette simple et qui ne demande pas beaucoup de travail : des boulettes au 7up. J’ai pris cette recette sur le site de Recettes du Québec.

Boulettes en sauce rouge
Boulettes au 7up
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
2 cuillères à soupe de chapelure
2 tasses ou 500 g de 7up*
1¼ tasse ou 300 g de ketchup
⅓ de tasse ou 90 g de sauce chili
1 cuillère à thé de curry
½ cuillère à thé d’oignon en poudre (facultatif)
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le boeuf haché, la chapelure et la poudre d’oignon. Saler et poivrer la préparation. Façonner le mélange de viande hachée en petite boulette**. Réserver.

Dans un chaudron, verser le 7up, le ketchup, la sauce chili et le curry. Porter le mélange à ébullition. Ajouter les boulettes de viande, couvrir et laisser mijoter pendant 90 minutes.

Servir bien chaud sur un riz avec des légumes au choix.

*Il est possible d’utiliser une autre boisson gazeuse : Sprite, Coka Cola, etc.
**Si vous le désirez, vous pouvez faire bouillir vos boulettes de viandes pendant 3 minutes pour retirer une partie du gras présent dans la viande.

Bref, j’espère que vous n’aurez pas trop de nez à consoler. Bon dimanche!

Un joli feuilletage

Je regardais les anciens billets de Sylvie du blog Amuses bouche, quand j’ai vu ces chocolatines… Ces images ne m’étaient pas inconnues… j’avais déjà relevé cette recette depuis 2009 pour la tester! Je crois qu’il était temps que je l’essaie. De plus, il y avait presque un an que je n’ai pas réalisé de chocolatines. Dire que c’est une des gourmandises préférées de mon chéri… Oups!

Pour cette recette, j’ai pris mon temps pour la réaliser (contrairement à mon habitude) et j’ai réussi un joli feuilletage avec des feuilles bien fines et bien croustillantes. Je suis vraiment étonnée par le résultat de cette recette et je suis contente de pouvoir dire : « C’est fait maison ».

Comme mentionné plus haut, j’ai pris cette recette de chocolatines sur le beau blog Amuses bouche de Sylvie. Allez faire un tour si vous ne le connaissez pas, vous y ferez sans doute de belles découvertes.

Un feuilletage cachant une barre de chocolat
Chocolatines de Christophe Felder
Pour 8 chocolatines

2 tasse ou 250 g de farine
⅔ de tasse ou 150 g de lait tiède
7 cuillères à thé ou 30 g de sucre
1 cuillère à thé de levure sèche
1 cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, froid
8 ou 16 bâtonnets de chocolat*
1 jaune d’oeuf (facultatif)

Dans un bol, verser le lait, la levure, le sucre, la farine et le sel. Mélanger et pétrir jusqu’à ce que la pâte soit homogène et qu’on puisse former une boule**. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la réserver au réfrigérateur pendant 10 heures ou toute une nuit.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un carré d’environ 25 cm (10 pouces) de côté. Au centre de la pâte, déposer le beurre et rabattre les côtés de la pâte vers le centre pour emprisonner le beurre. À l’aide d’un rouleau à pâte, taper la pâte pour commencer à l’étaler et ainsi éviter de déchirer la pâte. Étaler la pâte pour former un long rectangle qui est trois fois plus long que large, replier la pâte sur elle même en trois, en porte-feuille*** (comme pour une lettre). Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la réfrigérer pendant 20 minutes. Recommencer cette opération deux fois.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un rectangle d’environ 32 cm sur 40 cm (13 pouces par 16 pouces). Couper la pâte en 8 rectangles de même taille (environ 8 cm par 10 cm ou 3¼ pouces par 4 pouces). Déposer 1 ou 2 bâtonnets de chocolat au bord de chaque rectangle et rouler la pâte autour sans trop serrer pour que la pâte puisse lever et feuilleter. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, déposer les chocolatines et les couvrir d’un linge propre. Laisser lever la pâte à température ambiante pendant 2 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F)****.

Si désiré, dorer les chocolatines avec un peu d’oeuf et enfourner pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les chocolatines soient bien dorées.

*Choisissez de préférence un chocolat noir. Si vous ne trouvez pas de bâtonnets de chocolat, vous pouvez utiliser des carrés de chocolat que vous couperez et placerez selon la forme voulue.
**Éviter de trop pétrir cette pâte, dès que vous pouvez former une boule homogène, l’emballer et la réfrigérer.
***Pour mieux comprendre comment faire le tourage de la pâte, je vous invite à cliquer ici et là.
****Dans la recette originale, Christophe Felder cuit ses chocolatines à 210°C (410°F). Après 12 minutes, mes chocolatines étaient bien colorées et presque brûlées… La prochaine fois, je les ferais cuire à 200°C (400°F).

Et vous, qu’est-ce que vous préférez : une chocolatine bien feuilletée ou un pain au lait avec des pépites de chocolat?

Les oignons…

Un des grands mystères pour mes parents a toujours été le fait que je mangeais des « oignons rings » (ou rondelles d’oignon), mais que je détestais les oignons sous toute autre forme. L’explication la plus probable était la présence de la pâte. Je commence à peine à apprivoiser la bête. C’est un confit d’oignon qui m’a fait découvrir que j’aimais aussi les oignons sous une autre forme. Je dois avouer que je cuis longuement les oignons pour qu’ils développent un côté sucré. Sinon, je les coupe en petits morceaux (vraiment petits!) pour les intégrer dans une sauce. Cependant, ne comptez pas sur moi pour les avaler si vous les camouflez dans de la viande hachée! Il y a de quoi me couper l’appétit…

C’est avec des fajitas que je me suis décidée à manger des oignons. J’ai pris cette recette sur le site de Tout simplement Clodine.

Un bouchée?
Fajitas de poulet
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
3 cuillères à soupe d’huile végétale
½ cuillère à soupe de poudre de chili*
½ cuillère à thé de cumin moulu
½ poivron rouge, orange ou jaune
1 oignon
2 cuillères à soupe de jus de lime
3 tortillas de 25 cm (10 po) de diamètre**
3 cuillères à soupe de crème sure
  ou de demi-crème acidulée***
1 ou 2 carottes****
1 morceau de concombre de 6 cm (2½ pouces) de long
Sel et poivre

Découper les poitrines de poulet en lanières et réserver.

Dans un bol, mélanger 2 cuillères à soupe d’huile végétale avec la poudre de chili et le cumin. Ajouter le poulet et bien mélanger. Couvrir le bol d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 2 heures si possible*****.

Couper le poivron en lanières et ciseler l’oignon en demi-rondelle. Découper le concombre et la carotte en julienne. Réserver.

Dans une poêle, verser la moitié de l’huile restante et faire revenir à feu doux les morceaux d’oignon jusqu’à ce qu’ils soient caramélisés. Retirer de la poêle et réserver.

Dans la même poêle, ajouter le restant d’huile et y faire cuire les lanières de poulet. Quand le poulet est cuit, ajouter le poivron et le faire revenir quelques minutes. Remettre l’oignon dans la poêle et déglacer la poêle avec le jus de lime. Saler et poivrer au goût. Réserver au chaud.

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Emballer les tortillas dans un papier d’aluminium et enfourner pendant 5 à 8 minutes ou jusqu’à ce qu’elles soient chaudes. Il est également possible de suivre les instructions inscrites sur l’emballage des tortillas.

Sur chaque tortilla, étendre 1 cuillère à soupe de crème sure (ou demi-crème acidulée) et répartir un tiers de la préparation de poulet et de légumes chauds. Ajouter au goût des juliennes de concombre et de carotte. Rouler et servir.

*Il est possible d’utiliser une autre poudre de piment comme du paprika fort.
**Si vos tortillas sont plus petites, il vous en faudra peut-être le double.
***Il est également possible d’utiliser de la crème fraîche. S’il vous reste une portion pour un lunch, remplacer la crème sure par de la mayonnaise et réserver au frais.
****Si vous le désirez, ajouter des morceaux d’avocat ou de la guacamole dans vos fajitas à la place des carottes et du concombre.
*****Si vous n’avez pas le temps, laisser la viande marinée pendant 15 minutes ou pendant le temps que vous disposez.

Et vous, est-ce que vous mangez l’oignon sous toutes ces formes?

P.S. Ne le dites pas à mes parents que je mange des oignons… Ils risquent de vouloir en mettre dans mes hamburgers!

Encore de la pomme!

Après avoir réalisé cette tarte tatin, il me restait quelques pommes. Je n’avais pas vraiment envie de les consommer tels quels, alors j’ai opté pour une purée de pommes. Dans cette recette, les pommes sont cuites dans un caramel d’où le nom de purée de pommes tatin. De plus, cette purée peut accompagner une multitude de choses : un yogourt nature, de la crème glacée à la vanille, un morceau de gâteau, des madeleines, une crème au chocolat, des crêpes… À la condition, bien sûr, de ne pas tout manger à la petite cuillère!

Voici donc la recette de purée de pommes tatin qui est tirée de l’émission Les desserts de Patrice.

Un caramel de pommes
Purée de pommes tatin
Environ 350 ml

6 pommes*
2 cuillères à soupe de sirop de maïs ou de glucose
1 tasse ou 200 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 45 g d’eau (un peu plus au besoin)
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1 à 2 cuillères à soupe ou 15 g à 30 g d’eau supplémentaire

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Dans un chaudron, verser le sucre et le sirop de maïs (ou de glucose). Ajouter les 3 cuillères à soupe d’eau; l’eau doit juste couvrir le sucre, mettre plus d’eau si nécessaire. Faire chauffer à feu vif, sans brasser, jusqu’à ce que le caramel soit à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer). Retirer du feu et ajouter le beurre.

Éplucher, épépiner et tailler les pommes en quatre. Déposer les quartiers de pommes dans un plat ou une poêle allant au four. Verser le caramel sur les pommes et ajouter 1 à 2 cuillères à soupe ou 15 g à 30 g d’eau.

Enfourner et cuire pendant 30 minutes en brassant toutes les 5 minutes pour que les pommes se colorent uniformément. Les fruits sont prêts lorsqu’ils sont bien caramélisés et qu’ils s’affaissent facilement.

Laisser totalement refroidir les pommes et les réduire en purée lisse. Si la purée semble trop épaisse, ajouter un peu d’eau. Cette purée de pommes se conserve pendant 2 semaines au réfrigérateur.

*Dans la recette originale, Patrice Demers conseille d’utiliser des pommes Cortland. J’ai utilisé un mélange de Golden et de Gala.

Et vous, avec quoi marierez-vous cette purée de pommes tatin?

Qu’est-ce que la « chasse »?

Pour moi, jusqu’à récemment, la « chasse » définissait uniquement l’activité. Celle que j’entendais le plus souvent parler au Québec était la chasse au chevreuil (en réalité, ce sont des cerfs de Virginie, mais ce n’est pas en un jour qu’on va corriger cette erreur). Après, on peut discuter sur les différentes types de chasse : arc, arbalète, poudre noir, fusil… Mais ce n’est pas le sujet du jour.

Autour de moi, on parle de « chasse » pour définir… la viande! Dans ma famille, on n’a jamais utilisé le mot « chasse » dans ce sens, on parlait plutôt de « viande de… » ou, plus rarement, de « gibier ». C’est Le grand dictionnaire terminologique qui m’a permis de confirmer l’existence de cette deuxième définition : « Par métonymie, le terme ‟chasse” peut designer le gibier provenant de la chasse. […] ». Qu’est-ce qu’une métonymie? C’est une figure de style où l’on utilise un mot à la place d’un autre tout en gardant une certaine logique, par exemple : « Boire un verre » pour dire boire du vin.

Tout ça pour vous parler des escalopes de cerf que j’ai acheté à l’épicerie. Pour accompagner cette viande, j’ai opté pour une sauce grand veneur. Je vous avertis tout de suite : cette sauce demande un peu plus de travail que la normal et elle n’a rien d’exceptionnelle. Bref, ce n’est pas une sauce pour recevoir. Je vous la propose surtout pour deux petits trucs auxquels on ne songe pas nécessairement : broyer des légumes et utiliser un roux. J’ai pris cette recette dans un vieux magazine : La cuisine des Saisons de Clodine, Goûts d’ici, saveurs d’ailleurs (aujourd’hui, l’émission s’appelle Tout simplement Clodine). Les recettes de cette revue sont de Ricardo Larrivée.

Une viande tendre et savoureuse
Escalopes de cerf à la sauce grand veneur
Pour 3 personnes

300 g d’escalopes de cerf*
1 échalote
¼ de tasse ou 35 g de carottes coupées en petit dès
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
½ cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc**
⅓ de tasse ou 80 g de vin blanc
1 tasse ou 230 g de consommé de boeuf
  ou de fond de veau***
1½ cuillère à soupe de beurre
1½ cuillère à soupe de farine
1 cuillère à thé de poivres moulus (ou concassés)
  ou plus, au goût
1 cuillère à soupe de crème à cuisson ou de demi-crème
½ cuillère à soupe de gelée de groseilles
  ou de confiture d’abricot****

Dans un chaudron, verser 1½ cuillère à soupe d’huile et la faire chauffer. Ajouter les carottes et les faire revenir. Hacher l’échalote et les faire colorer avec les carottes pendant 1 ou 2 minutes. Déglacer la poêle avec le vinaigre et ajouter le vin blanc. Laisser réduire presque complètement. Retirer du feu, verser le mélange dans un robot (blender) et le réduire en purée. Au besoin, ajouter un peu de consommé de boeuf pour obtenir une purée de légumes bien lisse.

Verser la purée de carottes et d’échalote dans le chaudron et ajouter le consommé de boeuf (ou le fond de veau). Laisser mijoter pendant 12 minutes.

Dans une poêle, faire fondre le beurre, ajouter la farine et mélange jusqu’à ce que la préparation soit dorée. Incorporer ce mélange à la sauce avec la crème et le poivre. Laisser mijoter pendant 15 minutes.

Si désiré, filtrer la sauce et la remettre dans le chaudron. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Ajouter la gelée de groseilles ou la confiture d’abricot et réserver au chaud jusqu’au moment de servir.

Dans une poêle propre, verser le restant d’huile d’olive et la faire chauffer. Quand elle est bien chaude, déposer les escalopes de cerf et les faire cuire environ 3 ou 4 minutes de chaque côté selon l’épaisseur. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Servir la viande nappée de sauce.

*Vous pouvez remplacer la viande de cerf par une autre gibier ou tout simplement par du boeuf.
**Si vous n’avez pas de vinaigre de vin blanc (comme moi), remplacer ce mélange par ¾ de cuillère de vin blanc et ¾ de cuillère à thé de vinaigre blanc ou de cidre.
***Personnellement, j’ai utilisé du fond de veau, mais du bouillon de boeuf pourrait également être employé.
****J’ai remplacé la gelée de groseilles par de la confiture d’abricots. Il est également possible d’utiliser de la gelée de pommes, de citrons, etc.

Et pour vous, qu’est-ce que représente la « chasse »?