Catégorie : Poissons et crustacés

Régulier, mais différent…

Je ne sais plus depuis combien de temps, mais le vendredi pour souper, je cuisine toujours du poisson. Avec le temps, il m’est plus difficile de varier la forme, le goût et la cuisson des poissons… J’improvise de plus en plus en variant surtout l’assaisonnement. Heureusement, je tombe parfois sur une recette où je me dis qu’elle pourrait bien s’adapter avec du poisson.

C’est ce qui est arrivé avec cette recette que j’ai trouvé sur le blog … in sock monkey slippers via le site Taste Spotting. Je vous propose donc un poisson aux pistaches et au panko.

Panko et pistaches
Fera panée aux pistaches et au panko
Pour 2 personnes

250 g de filets de fera ou de truite*
⅓ de tasse ou 50 g de pistaches non salées
⅓ de tasse ou 27 g de panko**
½ cuillère à soupe de paprika doux
¾ de cuillère à thé de sel
1 oeuf
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C.

Dans un robot culinaire muni d’une lame en « s », mixer les pistaches, le paprika doux et le sel. Ajouter le panko et mixer quelques secondes de plus. Verser cette préparation dans une grande assiette.

Dans un bol, fouetter l’oeuf avec 1 cuillère à soupe d’eau.

Saler et poivrer les filets de fera. Tremper les filets de poisson dans la préparation d’oeuf puis dans la chapelure de pistaches et de panko.

Déposer les filets de fera sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et enfourner pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que la chair du poisson se détache facilement. Servir sans attendre avec des quartiers de citron.

*Il est possible d’utiliser du poisson avec ou sans la peau. S’il y a la peau sur les filets de poisson, vous pouvez la retirer ou seulement paner le côté chair du filet.
**Le panko est une chapelure de pain japonaise. Elle est plus légère que la chapelure traditionnelle et elle a une texture plus croustillante. On la trouve en général dans les épiceries asiatiques; au Québec, elle peut également se retrouver dans certaines épiceries. Il est possible de remplacer le panko par des céréales de riz soufflées (style Rice Krispies) légèrement concassées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive d’adapter une recette pour l’apprêter avec une autre viande, poisson ou protéine végétale (lentilles, tofu, etc.)?

Enfin, c’est bon…

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas proposé une recette de poisson. Le poisson revient toujours régulièrement au menu, mais ces derniers temps, j’ai eu du mal à l’avaler. J’ai fait plusieurs expérimentations malheureuses : c’est fini pour un bon bout de temps la découverte de nouveaux poissons. J’ai découvert, et pas mal confirmé (ça peut éventuellement changer dans quelques décennies), que je n’aime pas les poissons qui ont un goût fort! De plus, je ne faisais rien d’original avec mon poisson : un peu d’épices puis grillé à la poêle. Bref, pas vraiment de recette à vous proposer.

Ce vendredi, j’ai pris le temps de chercher une recette pour changer du poisson grillé. Je suis tombée sur cette recette, issue du site Recettes du Québec, que je me promettais d’essayer depuis longtemps. Je n’avais pas de crevettes comme le demandait la recette, mais en lisant la méthodologie, je me suis dit que mon saumon était également approprié… Je vous le dis : c’est vraiment bon! Étrangement, je n’avais pas l’impression de manger du poisson et c’était très agréable à déguster. En même temps, qui peut résister aux boulettes? Voici donc la recette de boulettes de saumon cajun.

Saumon autrement
Boulettes de saumon cajun
Pour 2 personnes

1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 échalote
¼ de cuillère à thé de poudre d’oignon
½ branche de céleri*
250 g de filet de saumon sans la peau**
1 blanc d’oeuf
4 cuillères à thé de chapelure
1 cuillère à soupe de ciboulette fraîche
1 cuillère à soupe de persil frais***
¼ de cuillère à thé de sauce de piment
  (Tabasco, sambal oelek, etc.), ou plus
½ à 1 cuillère à thé d’épices cajuns****

Éplucher et hacher finement l’échalote. Découper la branche de céleri en petits dés.

Dans une poêle, verser la moitié de l’huile d’olive. Quand le corps gras est chaud, ajouter le céleri et cuire jusqu’à ce qu’il soit tendre. Ajouter l’échalote et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Retirer du feu et verser les légumes dans un bol, assaisonner avec la poudre d’oignon et laisser tiédir.

Découper un quart du saumon en petits dés et les déposer avec les légumes refroidis. Couper grossièrement le restant de saumon et le déposer dans un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Verser le blanc d’oeuf et réduire en purée. Transvider la purée de saumon dans le bol contenant les légumes et les dés de poisson. Incorporer la chapelure, la ciboulette, le persil, la sauce de piment et les épices cajuns. Bien mélanger, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant au moins 30 minutes.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin. Avec la préparation de saumon, façonner des boulettes d’environ 2,5 cm (1 pouce) et les déposer sur la plaque chemisée. Badigeonner les boulettes avec le restant d’huile d’olive. Enfourner et cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce que les boulettes soient bien cuites. Servir bien chaud avec une sauce au choix (mayonnaise, sauce tartare, sauce chili, etc.).

*En plus du céleri, il est possible d’ajouter ¼ de poivron dans les boulettes. Il est également possible de n’utiliser que du poivron et d’omettre le céleri.
**Vous pouvez remplacer le saumon par des crevettes, des pétoncles ou un poisson blanc à chair ferme (morue, tilapia, etc.).
***Je n’avais pas de persil frais, j’ai donc mis au goût du persil séché. Il est également possible de l’omettre.
****Vous pourriez utiliser un autre mélange d’épices : herbes de Provence, curry, etc. Selon le mélange d’épices que vous choisissez, il faudra peut-être ajouter du sel : le mélange d’épices cajuns contiennent du sel alors que les herbes de Provence en sont dépourvues.

Et vous, est-ce que vous aimez les poissons qui ont un goût prononcé?

Pour faire joli

Comme vous pouvez le constater sur ce blog, la présentation des aliments n’est pas mon point fort. Je crois cependant m’être améliorée, mais j’ai du mal à concevoir des nouvelles mises en scène et d’un autre côté, je ne cherche pas à faire de la cuisine gastronomique : j’aime le bon et si c’est beau, c’est un bonus.

Alors quand j’ai replongé dans le livre de Ricardo, Ma cuisine du week end, j’ai été interpellée par sa recette de rosaces de saumon. La présentation est très jolie et la recette très simple. Pour ne rien gâcher, cette recette peut être préparée à l’avance, être servi en entrée ou en plat principal et peut sans gêne figurer sur votre menu des fêtes (et oui, il faut commencer à y penser). J’ai quand même remplacé le fenouil par du poireau. Je commence à apprécier ce légume, mais ce n’est pas le cas de tout mon entourage.

Une rose de saumon
Rosaces de saumon sur du poireau à la crème
Pour 2 personnes*

1 poireau**
1 cuillère à soupe de beurre
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson ou de demi-crème
1 filet de saumon d’environ 220 g
Aneth séché au goût***
Oeufs de poisson pour décorer (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Trancher le poireau sur la longueur, le rincer sous l’eau puis le découper (le blanc et le vert clair du poireau) en demi-rondelles fines.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre et ajouter le poireau. Saler et poivrer. Attendrir le poireau environ 2 minutes. Ajouter la crème, couvrir et réduire le feu. Laisser mijoter pendant 10 minutes en remuant une ou deux fois. Laisser tiédir.

Émincer le saumon comme on le ferait pour un saumon fumé ou un gravelax. Découper deux carrés papier parchemin de 12 cm (5 pouces de côté). Placer les deux carrés de papier parchemin sur une plaque de cuisson. Déposer un emporte-pièce rond d’environ 7 cm (3 pouces) de diamètre sur un des papiers. Répartir la moitié du poireau, en l’égouttant au besoin, et le presser légèrement avec le dos d’une cuillère.

Répartir la moitié du saumon en commençant par l’extérieur du cercle vers le centre. Former une fleur avec la dernière tranche en la roulant sur elle-même. Retirer l’emporte-pièce délicatement et procéder de la même façon avec le reste des ingrédients pour la seconde portion.

Si désiré, saupoudrer les rosaces de saumon avec de l’aneth****. Enfourner et cuire pendant 8 à 10 minutes. À l’aide d’une spatule, déposer une rosace dans chaque assiette et retirer le carré de papier parchemin. Décorer d’oeufs de poisson si voulu et servir sans attendre.

*Vous pouvez facilement doubler, voire tripler cette recette sans problème.
**La recette originale utilise du fenouil. Comptez un demi-bulbe pour deux personnes. Vous pourriez également faire un mélange de poireau et de fenouil.
***Plutôt que de l’aneth, il est possible de saupoudrer après la cuisson de la ciboulette finement ciselée.
****À cette étape, vous pouvez réserver vos rosaces de saumon au réfrigérateur et les cuire au moment voulu.

Mon résultat n’est pas aussi joli que la recette originale, mais il a quand même eu l’effet escompté.

Et vous, êtes-vous du genre à faire des plats gastronomiques?

Réconciliation…

Dans la cuisine asiatique, il y a un ingrédient qui me cause problème : le lait de coco. Je ne sais pas pourquoi, mais j’apprécie peu ce goût dans les plats salés. Je n’avais donc jamais cuisiné le lait de coco en plat salé. Puis, par je ne sais quelle lubie, j’ai voulu faire un cari avec du lait de coco…

Il faut dire que j’avais envie depuis un moment d’étrenner mon coffret de Chasseurs d’épices 2, cuisine familiale d’Asie. J’ai choisi une recette de cari blanc. J’ai remplacé le poulet par des crevettes que j’ai cuites selon la méthode d’une recette vu chez Libellule et ses spatules et chez La tête dans le chaudron. Ce plat est délicieux et délicatement parfumé. Je vais peut-être essayer plus de recettes avec du lait de coco…

Cari de lait de coco aux crevettes
Cari blanc de crevettes et cajou
Pour 2 personnes

250 g de crevettes moyennes décortiquées
2 cuillères à thé de jus de citron
½ cuillère à soupe de Cari blanc* non moulu
⅓ de tasse ou 67 g de noix de cajou
2 cuillères à soupe d’huile végétale
¼ de cuillères à thé de graines de fenugrec**
1 cuillère à thé de grains de poivre vert
  ou ½ cuillère à thé de poivre noir, concassé
1 copeau de cannelle d’environ 1 cm par 2 cm
  (¼ de pouce par 1 pouce)
1 oignon
200 ml ou 200 g de lait de coco
1 pincée de cannelle moulue
Sel

Moudre les épices du cari blanc. Hacher l’oignon en demi-rondelles. Réserver.

Dans une poêle, verser 1 cuillère à soupe d’huile et la faire chauffer à feu moyen. Ajouter les noix de cajou et les dorer en les remuant régulièrement. Quand les noix de cajou sont bien colorées, les retirer de la poêle et les réserver sur un essuie-tout (papier ménage). Dans la même poêle, ajouter les graines de fenugrec et les faire revenir quelques secondes pour qu’elles libèrent leur parfum. Ajouter le poivre et le copeau de cannelle puis poursuivre la cuisson quelques secondes. Ajouter l’oignon et le faire revenir quelques minutes jusqu’à ce qu’il soit translucide et qu’il commence à dorer. Verser le lait de coco et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter pendant 15 minutes pour que la sauce épaississe.

Préchauffer le four à gril (broil).

Dans un bol, mélanger le cari blanc moulu, l’huile restante et le jus de citron. Réserver.

Entailler la partie la plus charnue des crevettes, ainsi la cuisson sera plus uniforme. Ajouter les crevettes à la préparation d’épices, saler et mélanger. Étendre cette préparation sur une plaque de cuisson allant au four et enfourner pendant 6 minutes ou jusqu’à ce que les crevettes soient cuites.

Ajouter les crevettes dans la sauce au lait de coco. Incorporer les noix de cajou. Servir sur un lit de riz et saupoudrer d’un peu de cannelle. Déguster sans attendre.

*J’ai utilisée le mélange de Cari blanc d’Épices de cru. Ce mélange est composé de coriandre, de cumin, de fenouil, de graines de moutarde brunes, de feuilles de cari, de feuille de pandanus, de citronnelle séché, de cardamomes vertes, de clou de girofle et de cannelle. Il est possible d’utiliser un autre mélange de cari non moulue. Si vous voulez utiliser un cari ou curry moulu, ajouter 1 cuillère à thé d’épices et rectifier l’assaisonnement au besoin.
**Le fenugrec n’est pas une épice qu’on retrouve facilement en magasin, mais il est fort probable que vous connaissiez le goût : le fenugrec est souvent utilisé pour assaisonner les saucisses. Si vous n’en avez pas, n’hésitez pas à omettre cet ingrédient pour découvrir cette recette.

Et vous, est-ce qu’il y a un ingrédient dans la cuisine asiatique qui vous plaît moins?

Une autre interprétation du « fish and chips »…

La façon la plus simple pour faire manger du poisson aux plus réticents est souvent de le servir frit. Le plus courant est sans doute le « fish and chips », mais les bâtonnets de poisson ont aussi une certaine popularité. Pourtant, l’odeur du poisson cuit dans un bain d’huile est plutôt désagréable en plus d’être persistante. Si, comme moi, vous n’êtes pas muni d’une friteuse, vous évitez d’autant plus ce mode de cuisson. Heureusement, il existe d’autres bonnes recettes pour faire manger du poisson à n’importe qui sans friture!

La recette que je vous propose aujourd’hui pourrait être vu comme une variation du « fish and chips » puisqu’il s’agit vraiment de poisson servi avec des croustilles (si l’on interprète chips au premier sens). Cette recette vient du site de Jasmine cuisine.

Poisson et chips
Filets de limande enrobés de croustilles
Pour 2 personnes

250 g de filets de limande ou d’un autre poisson
  à chair blanche
¾ de tasse ou 45 g de croustilles (chips) émiettées, au choix*
2 cuillères à soupe de persil frais, haché finement
1 cuillère à thé de zeste de citron (facultatif)
2 cuillères à thé ou plus de mayonnaise**
Huile végétale en quantité suffisante

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un bol, mélanger les croustilles (chips) émiettées, le persil et les zestes de citron. Réserver.

Recouvrir une plaque de cuisson d’un papier d’aluminium et le huiler légèrement en épongeant le surplus avec un essuie-tout (papier ménage). Déposer les filets de limande sur la plaque de cuisson et les badigeonner de mayonnaise. Répartir le mélange de croustilles sur les filets de poisson en pressant avec les doigts pour bien le faire adhère.

Enfourner et cuire pendant 7 minutes ou plus selon l’épaisseur des filets de poisson ou jusqu’à ce que le poisson se détache facilement en flocons avec une fourchette. Servir avec des quartiers de citron.

*Dans la recette originale, les croustilles (chips) utilisées étaient au sel et au vinaigre. Personnellement, j’ai utilisé des croustilles épicées (Red & Hot) style barbecue ou paprika. Utilisez vos croustilles préférées.
**Il est possible que vous utilisiez plus de mayonnaise : dans la recette originale, il indique 2 à 3 cuillères à soupe de mayonnaise. J’ai badigeonné une fine couche de mayonnaise, car je n’aime vraiment pas ce condiment (sauf s’il est intimement mélangé avec un autre ingrédient).

Et pour vous, est-ce que cette recette peut être considérée comme un « fish and chips »?