Fin de semaine tranquille… Enfin!

Les deux dernières fins de semaine, j’ai passé plusieurs heures derrière les fourneaux. Pleins de petites préparations pour ci, pour ça et de la visite à nourrir. Le problème, c’est que j’ai dû mal à déléguer : je suis habituée à me débrouiller. Dire qu’il y a quelque temps, nous préparions souvent les repas à deux et maintenant, j’ai tendance à monopoliser la cuisine. Il faudra que je corrige cela. Cependant, je délègue de plus en plus facilement la vaisselle… surtout que nous avons un lave-vaisselle!

Pour que la fin de semaine reste tranquille, une recette simple s’imposait. Je vous propose donc une recette de boulettes de poulet. J’ai déniché cette recette chez Carine, Chic, chic, choc… olat.

Poulet et caramel
Boulettes de poulet caramélisées
Pour 3 personnes

300 g de poulet haché*
½ cuillère à thé de poudre d’oignon**
⅓ de tasse ou 40 g de farine
½ cuillère à thé de gingembre moulu
2 cuillères à soupe d’huile végétale
7 cuillères à soupe de sauce soja***
1 cuillère à soupe d’eau
2 cuillères à soupe de vinaigre de framboise****
¼ de tasse ou 48 g de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à soupe d’arachides concassés***** (facultatif)
Sel et poivre

Dans un bol, préparer la sauce en mélangeant la sauce soja, l’eau, le vinaigre de framboise, la cassonade (ou le sucre roux) et le vinaigre de riz. Réserver.

Dans un autre bol, mélanger le poulet haché avec le gingembre moulu et la poudre d’oignon. Saler et poivrer. Façonner des petites boulettes de viande et les rouler dans la farine.

Dans une poêle ou un wok, faire chauffer l’huile. Quand l’huile est bien chaude, faire colorer les boulettes de viandes de tous les côtés.

Verser la sauce et laisser caraméliser 3 à 5 minutes ou jusqu’à ce que la sauce enrobe bien les boulettes et que la viande soit cuite. Saupoudrer les arachides. Servir sans attendre avec un riz (basmati, jasmin ou frit) ou des nouilles asiatiques.

*Si vous ne trouvez pas de poulet haché, il est possible d’utiliser des poitrines de poulet ou des hauts de cuisse. Il suffit de les mixer à l’aide d’un robot culinaire munie d’une lame en « s ». Au besoin, ajouter un oeuf pour faciliter le façonnage des boulettes.
**Il est possible d’utiliser un oignon haché. Personnellement, je n’aime pas l’oignon cru dans les boulettes de viande, c’est pourquoi j’ai utilisé de la poudre d’oignon.
***J’ai remplacé 1 cuillère à soupe de sauce soja par de l’eau pour que ce soit moins salé, mais tout dépend de la sauce soja que vous utilisez.
****Il est possible d’utiliser un autre vinaigre de fruit : vinaigre aux fruits de la passion, aux abricots, aux pommes, etc.
*****J’ai royalement oublié d’ajouter les arachides. J’aime bien les faire griller dans une poêle à sec et les ajouter au moment de servir. Il est également possible de les ajouter en début de cuisson, en même temps que la sauce. À vous de voir.

Et vous, est-ce que vous accaparez la cuisine ou vous déléguez?

Talons hauts ou tabouret?

Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas très grande. Contre l’hérédité et la génétique, on n’y peut rien : j’ai donc fait depuis longtemps le deuil d’être restée plus petite que mes parents… Ma petite hauteur, je m’en accommode très bien et je profite bien de ses avantages. Cependant, quelques personnes qui m’ont vue cuisiner m’ont fait remarquer que je me hissais souvent sur le bout des pieds. C’est encore plus vrai, quand je brasse quelque chose dans une casserole à hauts rebords. Bref, depuis quelques temps, quand je brasse constamment une préparation sur le feu, je commence à m’interroger sur l’acquisition la plus judicieuse pour cuisiner : des talons hauts ou un tabouret? Pour l’instant, je ne suis convaincue par aucune des deux options : j’ai peur qu’elles soient toutes les deux « casse-gueules ».

Ces grandes questions de la vie sont survenues alors que je préparais une tarte à la vanille. Cette recette est tirée de la revue Ricardo volume 2, numéro 2.

Vanille en abondance
Tarte à la vanille
Pour 8 personnes

Croûte
1¼ tasse ou 125 g de chapelure de biscuits Graham
  ou de biscuits style digestives réduits en chapelure
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu

Crème pâtissière à la vanille
3 cuillères à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
2 tasses ou 500 g de lait
1 gousse de vanille* ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille
2 oeufs
⅓ de tasse ou 65 g de cassonade ou de sucre roux

Crème chantilly**
1 tasse ou 250 g de crème 35 % à fouetter
  ou de crème entière
¼ de tasse ou 40 g de sucre glace
1 cuillère à thé d’extrait de vanille

Croûte
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la chapelure de biscuits, la cassonade (ou sucre roux) et le beurre fondu. Verser ce mélange dans un moule à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Presser le mélange sur les côtés et le fond du moule pour former la croûte. Enfourner et cuire pendant 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée. Laisser totalement refroidir.

Crème pâtissière à la vanille
Dans un bol, mélanger la fécule de maïs (maïzena) dans ⅓ de tasse (80 g) de lait. Réserver.

Verser le lait restant dans un chaudron. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter au lait. Porter à ébullition et réserver.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre. Ajouter la préparation de lait et de fécule de maïs. Incorporer petit à petit le mélange le lait chaud. Remettre le mélange dans la casserole, qui a servi à chauffer le lait, et chauffer le mélange en fouettant régulièrement. Retirer le chaudron du feu quand le mélange a épaissi. Selon la forme de vanille choisie, ajouter l’extrait de vanille à ce moment ou retirer la gousse de vanille. Transvider la préparation dans un bol. Appliquer un film plastique directement sur la surface de la crème pâtissière. Laisser refroidir à température ambiante.

Crème chantilly
Dans un bol, fouetter le crème jusqu’à la formation de pics mous. Ajouter l’extrait de vanille et le sucre glace. Continuer de fouetter jusqu’à ce que la crème soit ferme.

Incorporer la moitié de la crème chantilly à la crème pâtissière refroidie. Verser le mélange vanillé sur la croûte. Réfrigérer pendant au moins 4 heures. Réserver le restant de crème fouettée au réfrigérateur. Au moment de servir, décorer la tarte avec le restant de crème fouettée. Déguster.

*J’ai utilisé une gousse de vanille Papantla d’Épices de Cru. J’ai été agréablement surprise par la quantité de grains contenue dans cette gousse de vanille : il y a une multitude de grains de vanille à chaque bouchée de tarte.
**Je n’ai fait que la moitié de la crème fouettée (½ tasse ou 125 g de crème, 2 cuillères à soupe ou 20 g de sucre glace et ½ cuillère à thé d’extrait de vanille) puisque je n’ai pas décoré ma tarte avec la chantilly. À vous de choisir.

Et selon vous, quelle est la meilleure solution : talons hauts ou tabouret?

Suivre le mouvement…

Si vous fréquentez quelques blogs culinaires québécois, il est peu probable que vous n’ayez pas encore vu la recette de Keema Mattar. J’avais relevé cette recette chez Libellule, Libellule et ses spatules, en me disant que je la ferais plus tard… Avec moi, le mot plus tard peut se traduire par des mois, voir une bonne année. Cependant, à force de voir cette recette se multiplier ici, là, par ici et par là, il fallait bien que je passe à l’action… ou plutôt, à la cuisine.

Si cette recette se multiplie, ce n’est pas un hasard : c’est vraiment bon. En prime, si vous aimez les curry ou les plats bien assaisonnés, cette recette est pour vous!

Curry de viande hachée
Keema Mattar au porc
Pour 3 personnes

300 g de porc haché*
1 oignon
½ cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
2 cuillères à thé de gingembre frais
1 feuille de laurier
5 cuillères à soupe ou 75 g de sauce tomate
¼ de cuillère à thé de curcuma moulu
1 cuillère à thé de sambal oelek**
½ cuillère à soupe de coriandre moulue
½ cuillère à soupe de cumin moulu
1 cuillère à thé de poivre moulu***
½ tasse ou 125 g de yogourt nature
200 ml ou 200 g d’eau
½ tasse ou 75 g de petits pois surgelés
½ cuillère à thé de garam masala
1½ cuillère à soupe d’huile végétale
Sel

Hacher l’oignon et râper le gingembre.

Dans une grande poêle ou un wok, faire chauffer l’huile. Ajouter l’oignon, le gingembre et la feuille de laurier. Faire revenir jusqu’à ce que l’oignon commence à se colorer. Ajouter le porc haché et faire revenir jusqu’à ce que la viande soit cuite. Saler et ajouter la poudre d’oignon. Incorporer la sauce tomate et réduire le feu. Ajouter le curcuma, le sambal oelek, la coriandre, le cumin et le poivre. Incorporer en 3 ou 4 fois le yogourt en mélangeant bien entre chaque addition. Laisser mijoter 5 minutes en brassant régulièrement.

Ajouter l’eau progressivement en remuant et laisser mijoter pendant 20 minutes ou jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus de liquide.

Ajouter les petits pois 5 minutes avant la fin de la cuisson. Au besoin, saler pour rectifier l’assaisonnement. Ajouter le garam masala avant de servir accompagné de riz et, si désiré, de coriandre fraîche.

*Il est possible de réaliser le Keema Mattar avec une autre viande hachée : du boeuf, du veau, de l’agneau, etc. À vous de choisir.
**Si vous n’aimez pas les plats piquants, réduisez ou omettez le sambal oelek.
***Il est aussi possible de diminuer la quantité de poivre si vous préférez les assaisonnement plus doux.

Et vous, est-ce que vous allez suivre le mouvement?

Replonger dans sa bibliothèque…

Je fais partie des gens qui adorent les livres de toutes sortes : romans, bandes dessinées, livre de photographies ou d’images, les dictionnaires (oui, je sais, c’est bizarre) et évidemment, les livres de cuisines. Autant il est facile de relire un roman ou de se le remémorer en regardant la couverture, autant il peut être difficile de se replonger dans les livres de cuisine. Avec le temps, il y a toujours certains ouvrages qui ressortent du lot : des livres de cuisine qu’on consulte en toutes occasions, nos valeurs sûres. Cependant, il reste les autres : des ouvrages intéressants, mais qui nous correspondent moins ou qui sont effacés par un autre livre plus complet. C’est pourquoi, quand j’ai envie de perdre du temps (étrangement, c’est plutôt rare) et que je ne sais pas quoi cuisiner, je passe en revue mes livres moins usuels. L’exercice peut être long (et parfois frustrant, quand on a une envie plus spécifique), mais l’on tombe toujours sur quelque chose qu’on aurait pu expérimenter plus tôt.

C’est ce qui est arrivé avec la recette d’aujourd’hui : des biscuits dominos. J’ai trouvé cette recette dans le livre Cupcakes, cookies & macarons des éditions Marabout.

Biscuits pour s'amuser
Biscuits dominos
Pour 28 biscuits

6½ cuillères à soupe ou 90 g de beurre non salé,
  à température ambiante
½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 110 g de sucre roux*
1 oeuf
¼ de tasse ou 20 g de noix de coco séché, non sucré
3 cuillères à soupe ou 25 g de germes de blé
⅓ de tasse ou 40 g de farine complète
1 tasse et 1 cuillère à soupe ou 130 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de tasse ou 45 g de pépites de chocolat ou plus

Dans un bol, mélanger les deux farines, la noix de coco, les germes de blé et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Réserver.

Dans un second bol, fouetter le beurre et le sucre roux pendant 3 minutes. Ajouter l’oeuf et continuer de fouetter jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer la préparation de farines.

Entre deux feuilles de papier parchemin, abaisser la pâte sur une épaisseur de 5 mm (¼ de pouce). Réfrigérer la pâte abaissée pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C.

Découper la pâte en rectangle d’environ 3 cm par 6 cm (1¼ pouce par 2½ pouces)**. Déposer les rectangles de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en les espaçant d’environ 3 cm (1¼ pouce). À l’aide d’un couteau, tracer un trait au milieu de chaque biscuit en veillant à ne pas le sectionner en deux. Enfoncer des pépites de chocolat de manière à représenter les chiffres des dominos. Enfourner et cuire pendant 12 minutes ou jusqu’à ce que le contour des biscuits devienne doré. Laisser tiédir avant de déguster.

*Je n’avais pas de sucre roux, je l’ai donc remplacé par un mélange à part égale de sucre et de cassonade. Il est également possible de n’utiliser que du sucre régulier.
**Selon la taille de vos pépites de chocolat, il est possible de faire vos biscuits plus grands pour inscrire plus facilement les chiffres des dominos.

Et vous, est-ce qu’il y a des livres de cuisines que vous négligez?

Aussitôt vu, aussitôt fait…

J’ai toujours aimé les émissions de cuisine, cependant, sur les chaînes de télévision françaises (oui, en Suisse, on dépend beaucoup des chaînes des autres pays), je ne suis pas vraiment conquise. C’est sans doute pourquoi je craque sur les émissions de cuisine de la BBC. Il y en a plusieurs qui me plaisent, mais celle qui a sans doute le plus d’effet sur moi est Saturday Kitchen. C’est la deuxième fois qu’en moins de 24 heures après l’émission, je réalise une des recettes présentées et c’est un délice!

Cette fois, c’est un mijoté traditionnel de Lancashire de James Martin, l’animateur de Saturday Kitchen, qui a retenu mon attention. J’avais justement de la viande à ragoût dans mon réfrigérateur et tous les ingrédients sous la main : pourquoi attendre? Faites comme moi, essayez ce plat qui change de nos habituels mijotés et qui est très simple à réaliser.

Lancashire hotpot
Mijoté traditionnel de Lancashire
Pour 4 à 5 personnes

500 g de cubes de boeuf* ou d’agneau à ragoût
3 cuillères à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 oignon
½ cuillère à thé de poudre d’ail**
2 cuillères à thé de farine
1⅔ tasse ou 416 g de bouillon de boeuf
2 cuillères à thé de sauce Worcestershire
1 feuille de laurier
1 ou 2 branche de thym frais
4 à 5 pommes de terre
Sel et poivre

Éplucher et découper les pommes de terre en rondelles d’environ 5 mm (¼ de pouce). Hacher l’oignon en demi-rondelle. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans une cocotte en fonte ou un grand chaudron allant au four, verser l’huile et la moitié du beurre. Quand les corps gras sont bien chauds, saisir la viande, en plusieurs fois, sur toutes les faces jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Saler et poivrer. Retirer la viande du chaudron et réserver. Dans le même chaudron, faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il soit tendre, environ 5 à 10 minutes. Ajouter la farine et poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Saupoudrer la poudre d’ail, puis verser le bouillon de boeuf et la sauce Worcestershire. Porter à ébullition et remettre la viande dans le chaudron. Ajouter la feuille de laurier et le thym.

Retirer le chaudron du feu et disposer les rondelles de pommes de terre sur le dessus en les faisant se chevaucher légèrement pour couvrir toute la surface du chaudron. Saler et poivrer les pommes de terre et parsemer le beurre, restant, en petits morceaux. Couvrir avec un couvercle ou du papier d’aluminium, enfourner et cuire pendant 90 minutes.

Après les 90 minutes de cuisson, retirer le couvercle (ou papier d’aluminium) du chaudron. Monter la température du four à 200°C (400°F) et poursuivre la cuisson à découvert pendant 20 à 30 minutes ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient bien dorées et croustillantes***. Servir sans attendre avec un légume de votre choix.

*L’agneau est traditionnellement utilisé. J’avais sous la main du boeuf et le résultat fut un régal. Il est également possible d’ajouter des reins d’agneau coupés en tranches et saisis. À vous de voir ce que vous préférez.
**Vous pouvez également utiliser 1 gousse d’ail hachée grossièrement.
***Quand j’ai fait la recette, j’ai mis un peu trop de liquide, donc mes pommes de terre étaient légèrement immergées. Elles auraient pu être plus croustillantes si j’avais mis moins de bouillon de boeuf. Le bouillon doit juste couvrir la viande.

Et vous, quelle émission vous met en appétit?