Ma dernière découverte de 2010

Le 31 décembre 2010, nous recevions. J’avais prévu de faire du pain et comme d’habitude, j’hésitais entre plusieurs recettes. C’est mon chéri qui m’a aidé à trancher… comme souvent. J’ai quand même été prise au dépourvue : je pensais faire un pain croûté et mon chéri m’a réclamé des petits pains au lait.

J’ai trouvé une recette qui me plaisait sur le blog J’en reprendrai bien un bout… J’ai seulement diminué la quantité de sucre pour obtenir un petit pain qui convienne autant au déjeuner qu’au souper. Ces petits pains correspondaient exactement à l’envie de mon chéri en terme de goût et de texture. Bref, une belle recette à conserver et à refaire!

Un petit pain pour le matin, le midi et le soir
Petits pains moelleux
Pour 12 petits pains

200 ml* ou 200 g de lait tiède
2¾ cuillères à thé ou 8 g de levure sèche
3 tasses moins 2½ cuillères à soupe ou 340 g de farine
1 cuillère à thé ou 7 g de sel
3 cuillères à soupe ou 30 g de beurre à température ambiante
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
1 oeuf
Lait pour la dorure (facultatif)

Dans un petit bol, mélanger le lait et la levure. Laisser gonfler pendant 10 minutes.

Dans un autre bol, mélanger le sucre, le sel, le beurre et l’oeuf. Ajouter la farine, puis compléter avec la préparation de lait. Sur un plan de travail légèrement enfariné, pétrir** la pâte (en ajoutant le moins possible de farine) pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit lisse et souple. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé, couvrir d’un linge propre et laisser lever pendant 1 h 30 ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.

Dégonfler la pâte avec le poing et la diviser en 12*** morceaux de taille similaire. Façonner les petits pains en boule ou d’une autre forme****. Déposer les pains façonnés sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en laissant environ 7,5 cm (3 pouces) de distance entre chaque pain. Badigeonner les pains avec du lait, si désiré. Couvrir et laisser lever pendant 30 à 45 minutes.

Préchauffer le four à 210°C (400°F).

Enfourner les pains et cuire pendant 5 minutes. Baisser la température à 180°C (350°F) et poursuivre la cuisson pendant 5 à 10 minutes ou jusqu’à ce que les pains soient bien dorés. Laisser tiédir et déguster. Ces petits pains se conservent très bien pendant 3 jours, après ils deviennent secs. Il est également possible de les congeler pour les conserver plus longtemps.

*Cette mesure ne se convertit pas très bien, mais sur les tasses à mesurer, il y a habituellement un côté gradué en millilitres.
**Si vous possédez un robot mélangeur type KitchenAid ou Kenwood avec un crochet pétrisseur, déposer dans la cuve les ingrédients (dans l’ordre indiqué) et pétrir la pâte à la deuxième vitesse pendant 10 minutes.
***Il est possible de faire des pains un peu plus gros. Dans ce cas, diviser la pâte en 6. Le temps de cuisson à 180°C (350°F) peut être un peu plus long.
****Pour façonner les pains, vous pouvez employer plusieurs techniques : faire un boudin et le nouer; faire un pain rond ou allongé; diviser la pâte en trois et façonner trois boules de pâte et les coller; etc.

Et vous, quel a été votre dernière expérimentation culinaire de 2010?

Il y a toujours le four…

Pour une fête, je devais préparer un repas pour une dizaine de personnes avec l’une des membres de ma belle-famille. Nous nous sommes organisées pour pouvoir profiter de la soirée et éviter de passer des heures en cuisine. Comme plat principal, nous avons opté pour un ragoût. Cela nous permettait de préparer le ragoût et de le laisser mijoter sans avoir à s’en occuper. Bref, un repas facile à servir bien chaud.

Cependant, quand on atterrit dans une nouvelle cuisine, il y a des inconvénients : on se cherche et certains instruments de cuisine nous sont inconnus. L’élément qui nous a causé le plus de problème : la plaque de cuisson (ou les ronds de poêle)! Nous venions de terminer la préparation du ragoût et il ne restait plus qu’à le laisser mijoter. Quelques minutes plus tard, je viens observer la cuisson pour être certaine que le feu n’est pas trop bas ne connaissant pas la plaque de cuisson. Je regarde, il n’y a aucune bulle, j’essaie de monter la température et il ne se passe rien… On n’allume un autre rond, toujours rien. Un peu embêté et gêné d’avoir « peut-être » brisé la plaque de cuisson, nous devons quand même faire cuire un ragoût. La solution, allumer le four et enfourner le ragoût.

Le repas fut bien apprécié et nous avons appris que les plaques de cuisson n’étaient pas brisées (que de soulagement), mais par une extraordinaire maladresse, nous avions réussi à enclencher le mode « démonstration », celui utilisé par les vendeurs! Bref, ne mettez pas votre cuisine ou vos plaques de cuisson entre les mains de n’importe qui, on ne sait jamais.

Pour clore cette histoire, je vous propose une recette de ragoût. J’ai utilisé de la viande de porc et je l’ai travaillé comme un ragoût de boeuf. Je ne sais pas si c’est la viande de porc ou la longue cuisson, mais la viande était très tendre. Une recette à essayer si vous aimez les plats mijotés.

Ragoût de porc au vin rouge
Ragoût de porc au vin rouge
Pour 4 personnes

400 g de cubes de porc à ragoût*
2 carottes
2 échalotes
½ racine de persil (facultatif)
1 tasse ou 250 g de vin rouge
2 tasses ou 500 g de bouillon de boeuf
3 cuillères à soupe de farine
½ cuillère à thé de ras el hanout**
¼ de cuillère à thé de poudre de chili
½ cuillère à thé de romarin séché
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Éplucher et couper les carottes en rondelles. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le ras el hanout et la poudre de chili. Enrober les cubes de porc de ce mélange de farine et réserver.

Dans un chaudron, verser l’huile et faire chauffer. Saisir la viande, en plusieurs fois, sur toutes les faces. Retirer la viande du chaudron et réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Ajouter les carottes et remettre la viande dans le chaudron.

Déglacer avec le vin et verser ensuite le bouillon de boeuf. Ajouter le romarin et porter à ébullition. Quand le liquide bout***, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 2 à 3 heures****. Saler et poivrer au besoin. Servir sur un lit de pâte et déguster.

*J’ai utilisé du porc, mais ça pourrait être du boeuf, du veau ou de l’agneau. À vous de voir.
**Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma ou tout simplement n’utiliser que du paprika. D’autre part, vous pouvez augmenter la quantité de ras el hanout, si désiré.
***Si vous voulez poursuivre la cuisson d’un ragoût au four, il faut le préchauffer à 150°C (300°F) et enfourner le ragoût dès que le liquide bout sans le couvrir. Vérifier que le ragoût mijote et ajuster la température du four au besoin.
****Vous pouvez faire cuire votre ragoût en 1 heure, mais je trouve qu’un ragoût est meilleur quand il a cuit plusieurs heures.

Et vous, avez-vous déjà fait cuire un ragoût au four?

Une galette

C’est un restant de pâte feuilletée qui m’a finalement incitée à réaliser une galette des rois. Ce n’est peut-être pas la meilleure excuse, mais de cette manière, je ne gaspille rien. Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à mettre une fève… Il faut dire que mon chéri en avait déjà tiré une!

Pour cette galette, je me suis inspirée d’une recette de Chef Nini et j’ai ajouté des pommes caramélisées. Cette galette a grandement été appréciée… surtout par sa Majesté!

Une galette sans fève
Galette des rois au chocolat et aux pommes
Pour 4 personnes

1 pâte feuilletée*

Garniture chocolatée
60 g (2 onces) de chocolat noir**
3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre non salé
3 cuillères à soupe ou 35 g de sucre
⅓ de tasse ou 40 g de poudre d’amandes
1 oeuf

Pommes caramélisées
2 pommes
3 cuillères à soupe ou 35 g de sucre
1 cuillère à soupe ou 14 g de beurre salé ou non salé

1 jaune d’oeuf pour la dorure (facultatif)
1 fève (facultatif)

Garniture chocolatée
Hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Ajouter le beurre coupé en petit morceau et le sucre. Faire fondre le mélange et retirer du bain-marie quand le chocolat et le beurre sont liquéfiés. Incorporer les amandes et l’oeuf. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Laisser tiédir et réserver.

Pommes caramélisées
Pendant ce temps, éplucher, épépiner et tailler les pommes en dès*** de moins de 1 cm (environ ¼ de pouce) de côté. Réserver.

Dans une poêle, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), ajouter le beurre pour arrêter la caramélisation. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter les dès de pommes et les faire revenir pendant 4 à 5 minutes en brassant régulièrement ou jusqu’à ce que les fruits aient absorbé le liquide et soient caramélisés. Verser sur une assiette et laisser tiédir.

Abaisser la pâte feuilletée, si nécessaire, pour former un rectangle d’au minimum 26 cm par 30 cm (10 pouces par 12 pouces). Réfrigérer la pâte pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Sortir la pâte du réfrigérateur et la déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Sur une des moitiés de la pâte feuilletée, étaler la garniture chocolatée en laissant au moins 1 cm (½ pouce) sur le pourtour de la pâte pour pouvoir emprisonner la garniture. Répartir les pommes caraméliser sur la garniture chocolatée et insérer une fève, si désiré. Rabattre la pâte pour envelopper les garnitures. Souder les bords de la galette en utilisant une fourchette ou chiqueter la pâte. Badigeonner la pâte avec le jaune d’oeuf et à l’aide d’un couteau tracer un motif, si désiré. Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

*Vous pouvez utiliser une pâte feuilletée pré-étalée rectangulaire ou ronde du commerce ou faire votre propre pâte feuilletée.
**Cette galette n’est pas très sucrée et elle est peut-être moins intéressante pour des enfants. Remplacer le chocolat noir par du chocolat au lait, mais c’est à vous de juger.
***Il est possible de tailler les pommes en lamelle et ainsi les répartir plus uniformément sur la garniture de chocolat. C’est selon votre goût et du temps que vous disposez.

Et vous, quel a été le parfum de votre galette?

En attendant la galette!

La fête des Rois ou l’Épiphanie approche à grand pas. On voit surgir un peu partout diverses galettes plus ou moins traditionnelles, mais ici, c’est différent. Dans nos familles respectives, mon chéri et moi n’avons pas cette habitude d’élire un roi ou une reine, alors je n’ai jamais mangé de galette. Comme nous ne sommes ni un ni l’autre friand de la pâte d’amandes et du massepain, je crains que nous n’aimions pas davantage la frangipane. Alors en attendant que je me décide à faire ou non une galette pour la fête royale, je vous propose d’utiliser autrement les amandes.

C’est en voyant une recette chez Chocolat à tous les étages que j’ai eu envie de saupoudrer mon saumon avec des amandes. Pour un résultat encore plus gourmand, je vous encourage fortement à torréfier vos amandes ou à utiliser des amandes grossièrement concassées.

Et si les amandes étaient torréfiées?
Saumon au citron et aux amandes
Pour 2 personnes

230-250 g de filet de saumon sans la peau
½ citron
2 cuillères à soupe ou 30 g de vin blanc
  ou de bouillon de poulet*
1 échalote
1 cuillère à soupe de beurre
¼ de tasse ou 60 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de demi-crème
¼ de cuillère à thé d’aneth
¼ de cuillère à thé d’oignon en poudre
1½ cuillère à soupe d’amandes effilées**
Sel et poivre

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Zester le demi-citron et hacher finement, si désiré***. Ensuite, tailler le citron en rondelles. Hacher l’échalote et réserver.

Découper le pavé de saumon en deux pour accélérer la cuisson. Préparer une feuille de papier d’aluminium ou de papier parchemin pour faire une papillote. Déposer les tranches de citron au centre de la feuille et y poser le saumon. Assaisonner le saumon avec l’oignon en poudre, le sel et le poivre. Refermer la papillote en laissant un côté d’ouvert. Verser les 2 cuillères à soupe de vin (ou le bouillon) et fermer la papillote. Déposer la papillote sur une plaque de cuisson (pour la sortir plus facilement du four). Enfourner pendant 15 à 18 minutes.

Pendant ce temps, faire fondre le beurre dans une poêle. Ajouter l’échalote et la faire revenir. Déglacer la poêle avec le vin blanc et laisser réduire presque à sec (il ne doit presque plus rester de liquide). Baisser le feu et ajouter la crème et l’aneth. Laisser mijoter jusqu’à ce que le poisson soit cuit. Ajouter les zestes de citron, saler et poivrer. Au besoin, rectifier l’assaisonnement quelques minutes avant de servir.

Ouvrir la papillote et déposer les morceaux de saumon dans les assiettes. Napper de sauce et saupoudrer d’amandes effilées avant de servir.

*Vous pouvez également utiliser du jus de fruits pour remplacer le vin ou omettre le liquide tout simplement.
**Pour apporter plus de texture à votre plat, faites griller à la poêle ou au four les amandes ou utiliser des amandes grossièrement concassées.
***Pour cette recette, j’ai utilisé du zeste de citron légèrement séché. Vous pouvez l’omettre sans problème.

Et vous, est-ce qu’il y aura de la galette sur votre table pour la fête des Rois ou l’Épiphanie?

Bonne Année!

Une année de terminée, une autre qui commence! J’entame cette année sous le signe du repos : ces derniers temps, j’ai besoin de récupérer… ou plutôt de dormir! Ce ne sont pas les soirées ni les soupers qui m’ont épuisée, mais bien les petits préparatifs ici et là de mes paniers gourmands. J’ai décidé, un peu tardivement, d’offrir des gourmandises. J’ai choisi de réaliser des petites choses qui se conservaient bien, mais je ne voulais pas congeler mes préparations pour laisser la possibilité aux gens de congeler les produits s’ils le voulaient…

Dans mes paniers, il y avait : de la gelée de pomme, de la confiture de poire au chocolat, des gâteaux aux fruits confits, des saucissons au chocolat, des biscottis aux arachides et au chocolat, des madeleines pain d’épices (toujours indécollables!), des rochers à la noix de coco, des biscuits damier, des biscuits empreinte, des sablés à la noisette, du fudge aux pacanes et des carrés de gianduja aux trois chocolats.

Mon plus gros défi dans ces paniers était les confitures… ou plutôt la stérilisation! Cette étape me rebutait et m’a contraint d’acheter un nouveau chaudron… les miens n’étaient pas assez profonds! Au final, ce n’est pas si compliqué et ça demande qu’un peu plus de temps dans la préparation. Je vous propose donc la recette de confiture de poire au chocolat. J’ai bien aimé cette confiture et je l’imagine très bien pour garnir un gâteau ou accompagner une crème glacée. Cette recette est issue du blog de Jasmine.

La confiture belle Hélène
Confiture de poire au chocolat
Pour 4 pots* de 150 ml

800 g de poires (environ 8 poires)
2⅔ tasses ou 525 g de sucre
1 petite orange
1 petit citron
175 g (6 onces) de chocolat noir**

Hacher le chocolat en petits morceaux. Presser l’orange et le citron pour récupérer le jus. Réserver.

Éplucher, épépiner et tailler les poires en dès. Déposer les fruits dans un chaudron. Ajouter le sucre, le jus d’orange et le jus de citron. Porter à ébullition en brassant à quelques reprises. Laisser bouillir pendant 1 minute.

Retirer le chaudron du feu et incorporer le chocolat. Brasser doucement jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Laisser refroidir à température ambiante puis couvrir et réfrigérer pendant 24 heures.

Le lendemain, faire chauffer la préparation à feu moyen en remuant régulièrement jusqu’à ce que la température atteigne 105°C (221°F). Pour vérifier la cuisson sans thermomètre : déposer 2 ou 3 petites assiettes en verre ou en porcelaine au congélateur avant de commencer la cuisson, verser une cuillère à thé de confiture sur l’assiette bien froide et remettre au congélateur pendant 2 minutes. Après ce temps de repos, sortir l’assiette et l’incliner : si la confiture est épaisse et coule doucement, elle est prête. Mettre dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 15 minutes dans de l’eau bouillante.

*En théorie, la recette devrait donner 4 pots de 250 ml, mais j’ai peut-être trop cuit ma confiture et je n’ai obtenu qu’un peu plus que 4 pots de 150 ml.
**Utiliser de préférence un bon chocolat. J’ai utilisé un chocolat à 66% de cacao, mais un chocolat à 50 % (ou plus) de cacao serait également approprié.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence sur le goût et la texture de la confiture.

Pour l’instant, je ne me suis pas encore fixé d’objectif culinaire pour 2011 ni de résolutions. Et vous, est-ce que vous avez déjà pris des résolutions ou planifié des projets pour 2011?