25 décembre

Joyeux Noël! Aujourd’hui, les possibilités sont infinies, chacun a pu passer une soirée des plus uniques : conviviale, joyeuse, ennuyeuse (oui, ça arrive), mémorable… ou qui ne finit pas! Sans compter que certains n’ont peut-être pas encore commencé les réjouissances et que d’autres sont déjà en déplacement pour aller festoyer avec l’autre partie de la famille.

Peu importe quel est votre état d’esprit ce matin, je vous propose une recette de scones. Celle-ci pourrait bien vous dépannez si vous manquez de pain, si vous avez plus d’invités que prévue pour le déjeuner ou que vous voulez quelque chose de différent en cette matinée de Noël. Cette recette est celle de Pascale Weeks que j’ai trouvé dans le magazine 750 g numéro 3 de septembre-octobre 2013.

Scones roulés à la cannelle
Scones roulés à la cannelle
Pour 12 scones

Garniture*
2 cuillères à soupe de cassonade ou de sucre roux
2 cuillères à thé de cannelle moulue
1 cuillère à thé de lait

Pâte
1¾ tasse et 2 cuillères à soupe ou 225 g de farine
2¾ cuillères à thé ou 11 g de poudre à pâte
  ou de levure chimique
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
⅓ de tasse ou 75 g de beurre non salé**, tempéré
1 pincée de sel
2 tasses et 1 cuillère à soupe ou 515 g de lait ou de crème
2 oeufs

Glaçage
1 cuillère à soupe de gelée de pommes
  ou de confiture d’abricots
¼ de tasse ou 40 g de sucre glace

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Garniture
Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux), la cannelle et le lait. Réserver.

Pâte
Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique), le sucre et le sel. À l’aide des mains, incorporer le beurre. Mélanger jusqu’à ce que le mélange ressemble à une chapelure grossière. Ajouter un oeuf avec la moitié du lait (ou de crème). Mélanger rapidement à l’aide d’une main jusqu’à ce que la pâte commence à former une boule. La pâte doit être souple sans être collante. Si la pâte est sèche, ajouter un peu plus de lait.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte pour former un rectangle de 30 cm par 20 cm (12 pouces par 8 pouces). Étendre la garniture sur toute la surface de la pâte. Rouler la pâte sur elle-même et couper des tranches de 2 cm (¾ de pouce) d’épaisseur. Déposer les scones sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Dans un bol, fouetter le deuxième oeuf avec la cuillère à soupe ou 15 g de lait (ou de crème). Badigeonner le dessus des scones avec cette préparation. Enfourner et cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce que les scones soient légèrement dorés.

Glaçage
Pendant la cuisson des scones, préparer le glaçage. Chauffer légèrement la gelée de pommes (ou la confiture d’abricots) pour la liquéfier. Ajouter 3 cuillères à soupe ou 30 g de sucre glace. Vérifier la consistance : le glaçage doit être lisse et la cuillère ne doit pas tomber trop rapidement. Ajouter le restant de sucre glace au besoin. Verser le glaçage sur les scones en faisant des zigzags. Laisser un peu tiédir et déguster.

*Je crois qu’il serait possible de remplacer la garniture par une pâte à tartiner ou un beurre de noix de votre choix. À essayer!
**La recette propose d’utiliser du beurre demi-sel. En Suisse, je n’en ai jamais vu, c’est pourquoi je vous propose d’utiliser un beurre non salé et d’ajouter une pincée de sel.

Joyeuses fêtes!

On compte les jours…

Tic, tac, tic, tac… Il ne reste plus beaucoup de temps avant les grandes célébrations, il y a de moins en moins de chocolat dans les calendriers de l’Avent et les enfants en âge d’aller à l’école se réjouissent d’être exempté de cours pour quelques temps. C’est vrai que pour plusieurs, les partys ont déjà commencé… En y pensant, je me rends compte que mon univers est assez tranquille dans cette période de douce folie.

Bref, pour revenir à notre sujet du jour, je vous propose une recette bien différente de la dinde : un rôti de palette. Parfait pour les repas conviviaux! Et si vous souhaitez quelque chose de plus chic, rien ne vous empêche d’utiliser cette viande cuite pour en faire des bouchées dans une pâte phyllo, un parmentier savoureux, une farce pour une poitrine de dinde… la où votre imagination vous mène. J’ai découvert cette façon de cuisiner le rôti de palette chez Kim, Les aventures culinaires de Kiki.

Rôti de palette à l'oignon et au vin rouge
Rôti de palette à l’oignon et au vin rouge
Pour 6 personnes

1 rôti de palette de boeuf d’environ 800 g*
2 cuillères à soupe ou 28 g de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale
½ tasse ou 125 g de vin rouge
1 tasse ou 250 g de marsala**
½ tasse d’eau ou de bouillon de boeuf***
2 oignons ou plus au goût
4 cuillères à soupe de soupe à l’oignon en sachet****
2 cuillères à thé de moutarde en poudre (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Couper les oignons en demi-rondelles.

Dans un chaudron allant au four, chauffer la moitié du beurre et l’huile. Saler légèrement, poivrer et saupoudrer la moutarde en poudre sur le rôti de palette. Saisir la viande de tous les côtés, chaque côté doit être bien coloré. Retirer la viande du chaudron et réserver dans une assiette.

Dans le même plat de cuisson, ajouter les oignons et les faire revenir jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Remettre la viande dans le chaudron. Ajouter la soupe à l’oignon, le vin rouge et le marsala. Porter à ébullition.

Couvrir et enfourner. Cuire pendant 4 heures***** ou jusqu’à ce que la viande soit tendre et s’effiloche facilement. À mi-cuisson, vérifier qu’il reste encore assez de liquide. Au besoin, ajouter l’eau ou le bouillon de boeuf. Défaire la viande en morceaux, puis servir avec le jus de cuisson et une purée.

*Vous pouvez utiliser un rôti de palette avec ou sans os.
**Quand j’ai préparé cette recette, j’ai manqué de vin et j’ai mis du marsala. Vous pouvez remplacer le marsala par du vin rouge.
***J’ai oublié de mettre ce liquide. Vous pouvez l’ajouter en même temps que le vin ou l’ajouter au besoin à mi-cuisson.
****Il est possible de mettre en entier le sachet de soupe à l’oignon, mais je trouvais le mien énorme. À vous de voir ce que vous préférez faire.
*****Il est possible de réduire le temps de cuisson en coupant le rôti de palette en deux morceaux avant de le saisir. Vous pouvez également réaliser cette recette à la mijoteuse. Dans ce cas, n’oubliez pas de réduire les liquide de ½ tasse ou de 125 ml.

Et vous, est-ce que vous comptez les jours avant Noël?

Les vents d’une soeur…

Les préparatifs sont en cours pour plusieurs personnes, les réserves de nourriture deviennent de plus en plus importantes dans le congélateur, les tartes et les tourtières se multiplient au rythme des semaines qui s’écoulent à l’approche des fêtes. Dans le cas des tartes et des tourtières, vous avez peut-être accumulé des retailles de pâte. Il y a toujours la possibilité de les transformer en croûtes pour des tartelettes, mais selon les quantités réalisées, vous n’avez peut-être plus envie d’abaisser la pâte et de la foncer dans des petits moules… Avant de perdre patience ou d’oublier la pâte au réfrigérateur, je vous propose de les transformer en une délicieuse gâterie qui demande très peu de temps : des pets de soeur!

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas préparé ces vents de soeur, il faut dire qu’il n’y a pas vraiment de recettes et tout le monde a un peu sa manière de les réaliser. Ma mère les réalise simplement avec les chutes de pâte et de la cassonade, donc quand j’ai vu ceux de Lilipuce, j’étais curieuse d’expérimenter sa version. Résultat, une gourmandise très gourmande : essayez de résister à la tentation de ne pas finir le plat à vous seul… oui, c’est difficile!

Pets de soeur
Pets de soeur ou petits cochons
Pour 1 personne ou plus selon la quantité de pâte

Pâte à tarte*
Cassonade ou sucre roux en quantité suffisante**
Beurre fondu en quantité suffisante, tempéré

Sauce***
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 62 g de crème 35 % ou entière

Préchauffer le four à 200°C (400°F). Beurrer un moule allant au four.

Abaisser la pâte à tarte sur une épaisseur de 2-3 mm (⅛ de pouce). Badigeonner la pâte de beurre fondu et saupoudre généreusement de cassonade (ou de sucre roux). Rouler la pâte sur elle même. Découper des tronçon d’environ 2 cm (¾ de pouce). Déposer les morceaux de pâte dans le moule en prenant soin de placer les spirales vers le haut.

Sauce
Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux) et la crème. Verser le mélange sur les morceaux de pâte. Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée. Déguster chaud avec de la glace, tiède ou froid.

*Utiliser les restants de pâte d’une tarte, quiche ou tourtière pour réaliser cette recette.
**Vous pouvez varier les garnitures : ajouter des noix ou utiliser une pâte à tartiner au noisette à la place de la cassonade. Allez-y selon vous envie et le contenu de vos armoires.
***Il doit y avoir de la sauce pour couvrir le fond de votre moule. Au besoin, ne vous gênez pas pour doubler ou tripler la recette de sauce, les proportions que j’ai donné sont là à titre indicatif.

Et vous, que faites-vous avec vos restants de pâte à tarte?

Et craque…

Il y a quelques temps, je me suis souvenue d’un biscuit salé que j’avais dégusté au cégep. Il s’agissait de biscuits salés marocains contenant du fromage. Malheureusement, je n’ai jamais pu avoir la recette et ce n’est que récemment, en pensant à mes paniers gourmands, que ce biscuit est revenu me hanter. En quelques minutes sur la toile, j’appris que ces biscuits étaient probablement des fekkas. Trouver une recette fût plutôt facile et je me suis rapidement lancée dans cette préparation. Le résultat… un désastre! Rien avoir avec mes souvenirs, ni le goût ni la texture. Bref, j’ai réalisé un joli ratage qui s’est vu alimenter la poubelle.

Déçue de cet échec cuisant, je me suis rabattue sur une autre recette de craquelin… Évidemment, une recette de Ricardo tirée de son magazine volume 10, numéro 8. Ce craquelin géant m’a bien plu et le plus incroyable, c’est que vous avez probablement toujours tous les ingrédients de la recette sous la main! À servir seul, avec une trempette ou d’une garniture selon votre imagination.

Craquelin géant
Craquelin géant
Pour 6 à 8 personnes

1 tasse ou 120 g de farine
1 cuillère à thé de sucre
2 cuillères à soupe ou 28 g de beurre froid
¼ de tasse ou 60 g de babeurre ou de lait fermenté*, froid
1 oeuf
1 cuillère à soupe ou 15 g de lait
Fleur de sel**
Poivre fraîchement moulu

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un bol, mélanger la farine et le sucre. Ajouter le beurre coupé en petits cubes et l’incorporer à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse***. Verser le babeurre (ou le lait fermenté) et mélanger pour obtenir une pâte qui se tient.

Enfariner très légèrement le plan de travail, pétrir la pâte pendant 1 minute ou jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse. Abaisser le plus finement possible la pâte pour qu’elle couvre une surface d’environ 43 cm par 30 cm (17 pouces par 12 pouces). Déposer sur une plaque de cuisson recouvert de papier parchemin.

Dans un bol, fouetter l’oeuf avec l’eau. Badigeonner la surface de la pâte avec la préparation d’oeuf. Saupoudrer le craquelin de fleur de sel et de poivre. Enfourner au centre du four et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le craquelin soit doré et cassant. Laisser refroidir. Servir tel quel ou le concasser en morceaux.

*Remplacer le babeurre par la même quantité de lait additionné de quelques gouttes de jus de citron (environ ¼ de cuillère à thé).
**Il est aussi possible d’utiliser du sel de mer ou du sel fin. Vous pouvez également varier l’assaisonnement de votre craquelin : paprika, curry, cumin, piment en poudre, etc.
***Il est possible de réaliser cette étape à l’aide d’un robot culinaire muni d’une lame en « s ».

Et vous, est-ce que vous connaissez une délicieuse recette de fekkas?

Une forêt de sapins

Il y une odeur de froid à l’extérieur et il y a peut-être de la neige dans votre coin. La folie des courses pour Noël est déjà bien entamée, les repas commencent à s’organiser pour les diverses célébrations et des sapins s’installent temporairement dans plusieurs chaumières. Naturel ou artificiel, sa présence est agréable, annonçant les plaisirs des fêtes qui ne tarderont pas à poindre.

C’est en pensant à tout ceci et à mes cadeaux gourmands que j’ai eu envie de créer une forêt de conifères verdoyant. Je vous propose donc une recette de biscuits à la pistache et à l’orange. Cette recette est tirée du journal Betty Bossi de novembre-décembre 2013.

Biscuits aux pistaches et à l'orange
Biscuits aux pistaches et à l’orange
Pour 70 biscuits*

3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de sucre
1 pincée de sel
1 oeuf
Zeste d’une demi orange**
⅔ de tasse ou 100 g de pistaches non salées
1¼ tasse ou 150 g de farine

Déposer les pistaches dans un robot culinaire muni d’une lame en « s » et les moudre finement***.

Dans un bol, fouetter le beurre pour qu’il soit souple. Ajouter le sucre, le sel, l’oeuf et le zeste d’orange. Fouetter jusqu’à ce que la préparation blanchisse. Incorporer les pistaches moulues et la farine. Mélanger brièvement jusqu’à ce que la pâte soit homogène et souple. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant 2 heures.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 5 à 7 mm (environ ¼ de pouce). À l’aide d’un emporte-pièce (étoile, sapin, canne de bonbon, etc.), découper les biscuits et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner et cuire pendant 6 à 8 minutes, les biscuits ne doivent pas ou peu coloré. Retirer les biscuits de la plaque de cuisson et laisser refroidir. Ces biscuits se conservent jusqu’à trois semaines dans une boîte hermétique.

*Pour obtenir ce nombre de biscuits, il faut utiliser un emporte-pièce de moins de 4 cm (1½ pouce) de diamètre.
**Il est possible de mettre le zeste de toute une orange, mais le goût de la pistache sera moins présent.
***C’est une hypothèse, mais je pense qu’après avoir moulu les pistaches, ajouter une partie de la farine et mixer encore quelques secondes donnerait une couleur verte plus importante aux biscuits. À essayer!

Et vous, y a-t-il un sapin qui trône dans votre habitation?