Rattrapage culinaire

Mon dernier échec en cuisine a été un gâteau… Il était surcuit et royalement sec de chez sec. En terme québécois, je dirais simplement que c’était un vrai « étouffe-chrétien »… Pour la traduction en suisse, il faudra repasser : je n’ai pas d’expression similaire qui me vienne en tête. Comment j’ai pu faire trop cuire un gâteau? Je l’ai oublié au four? Et bien non, mon gâteau était composé de deux préparations superposées : celle du bas a super bien levé, faisant que la préparation du dessus s’est retrouvée au centre où je vérifiais la cuisson du gâteau. Bref, à chaque fois que je faisais le test du cure-dent, il ressortait plein de pâte alors que cette pâte collante aurait dû rester uniformément répartie sur le gâteau pour former une sorte de glaçage. Sans la sur-cuisson, le gâteau aurait été très bon.

Trouvant dommage de jeter le gâteau, j’ai préféré le recycler en bagatelle! J’ai été chercher chez Ricardo la recette de pouding au chocolat comme base de ma bagatelle, sinon, c’est une improvisation du moment. Si vous n’avez pas de gâteau surcuit, utilisez un restant de gâteau ou des biscuits secs de votre choix.

Bagatelle de gâteau, au chocolat et à la poire
Bagatelle au chocolat et à la poire
Pour 8 personnes

Pouding au chocolat
170 g (6 onces) de chocolat noir
1 cuillère à soupe de beurre
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
4 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
2 jaunes d’oeufs
1½ tasse ou 375 g de lait chaud

Montage
1½ tasse ou 375 g de crème à fouetter ou entière
¼ de tasse ou 50 g de sucre
4 tasses ou 200 g de gâteau sec*
1 grosse boîte de poires dans le sirop
Chocolat noir en quantité suffisante (facultatif)

Pouding au chocolat
Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol. Couper le beurre en petits morceaux et l’ajouter au chocolat. Réserver.

Dans un chaudron, hors du feu, mélanger le sucre, la fécule de maïs (ou la maïzena) et les jaunes d’oeufs. Verser graduellement le lait, sur le mélange en fouettant continuellement. Déposer le chaudron sur le feu et porter à ébullition. Cuire jusqu’à ce que le mélange épaississe. Retirer du feu et verser le mélange dans le bol contenant le chocolat. Patienter 1 minute puis mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Couvrir d’une pellicule plastique directement apposée sur la crème et réfrigérer pendant 4 heures.

Montage
Dans un bol, verser la crème et ajouter le sucre. Fouetter jusqu’à ce que le mélange forme des pics fermes.

Égoutter les poires et les couper en cubes. Tailler également le gâteau en cubes.

Dans un plat d’une contenance d’environ 8 tasses (2 litres), étaler un peu de crème fouettée et couvrir avec des morceaux de gâteaux. Verser un tiers du pouding au chocolat puis répartir des morceaux de poires. Remettre de la crème fouettée, des cubes de gâteaux, du pouding au chocolat et des morceaux de poires. Répéter l’opération une autre fois en finissant par une couche de crème fouettée. Remettre quelques cubes de gâteau si désiré. Râper un peu de chocolat sur la crème et réfrigérer pendant au moins 2 heures. Déguster avec gourmandise.

*Les quantités sont vraiment à titre indicatif : vous pouvez en mettre plus ou moins, c’est à votre goût. Vous pouvez également remplacer le gâteau par des biscuits : spéculoos, graham, amaretti, aux pépites de chocolat, etc.

Et vous, quel est votre dernier échec culinaire?

Réintroduire le brocoli

Pendant un long moment, je n’ai plus vraiment cuisiné de brocoli. Mon chéri préfère le chou-fleur et mini-nous n’en raffole pas non plus. De mon côté, j’avais de nouveau de la peine à en manger. Cependant pour un repas en tête-à-tête avec mini-nous, j’ai eu envie de faire des pâtes avec du brocoli. J’avais souvenir d’une recette de Martin Picard de ce type. À ma grande surprise, cette recette ne figure pas dans ma banque de recettes. Je me suis donc inspirée d’une recette de légumes d’accompagnement d’À la di Statio.

Voilà donc des pâtes toutes simples rapidement préparées avec un goût délicat qui nous ont bien plu… Enfin, du moins à moi car l’appréciation de mini-nous pour les légumes n’est jamais claire.

Pâtes au brocoli et mozzarella
Pâtes au brocoli et mozzarella
Pour 2 personnes

2 portions ou 140 g de pâtes au choix
½ brocoli*
2 gousses d’ail
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
½ cuillère à thé de piment d’Alep**
1 boule de mozzarella fraîche***
Sel et poivre

Couper le brocoli en petits fleurons.

Remplir une casserole d’eau et porter à ébullition. Quand l’eau bout, saler généreusement. Attendre que l’eau bout à nouveau et ajouter le brocoli. Cuire pendant 2 à 3 minutes. Retirer le brocoli à l’aide d’un écumoire pour conserver l’eau dans la casserole et plonger les brocolis dans un bol d’eau glacée. Égoutter les brocolis et réserver.

Remettre la casserole sur le feu si nécessaire et attendre que l’eau bout à nouveau. Ajouter les pâtes. Cuire pendant 1 minute de moins que le temps indiqué par le fabricant.

Pendant que les pâtes cuisent, éplucher les gousses d’ail et les couper en deux. Retirer le germe de l’ail si nécessaire.

Verser l’huile dans une poêle et déposer les gousses d’ail. Chauffer à feu moyen. Faire revenir l’ail pendant 2 minutes. Saupoudrer le piment dans l’huile et poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Ajouter les brocolis et cuire pendant 3 à 4 minutes.

Avant d’égoutter les pâtes, réserver un peu d’eau de cuisson : environ ½ tasse ou 125 ml. Égoutter les pâtes et les ajouter dans la poêle contenant les brocolis. Ajouter un peu d’eau de cuisson pour allonger légèrement la sauce. Retirer les morceaux d’ail. Poivrer et servir sans attendre. Déposer des morceaux de mozzarella fraîche sur les pâtes et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez en mettre plus ou moins selon la taille de votre brocoli.
**Il est possible de remplacer le piment d’Alep par un autre piment moulu ou par un peu de sauce au piment (sriracha, tabasco, harissa, etc.). Ajuster également la quantité de piment, j’en ai mis moins pour ne pas brusquer les papilles de mini-nous.
***Si vous le désirez, vous pourriez ajouter un restant de poulet plutôt que le fromage.

Et vous, aimez-vous le brocoli avec des pâtes?

D’un côté de l’océan et de l’autre, ce n’est pas la même chose…

En décembre dernier lorsque j’étais chez mes parents, j’ai préparé une tartinade à base de chocolat pour remplacer le Nutella que mon chéri et mini-nous dégustaient à tous les matins. Au départ, je pensais faire une tartinade choco-noisettes, mais je n’ai pas trouvé de beurre de noisettes (ou pâte de noisettes) à l’épicerie. Je me suis donc rabattue sur le beurre d’amandes. La recette est hyper simple à réaliser et le résultat nous a convaincus. Cependant, le chocolat que j’avais utilisé était un peu trop présent à notre goût : son côté amer était un peu violent sur les papilles à peine éveillées. De retour en Suisse, je me suis dit que se serait facile à ajuster… Erreur!

Quand j’ai voulu refaire la recette, j’ai utilisé du beurre de noisettes maison… Mon chéri a moins apprécié le goût et la texture un peu granuleuse le dérangeait. Je fais un autre test où le goût du chocolat est trop effacé, puis encore un autre essai et ainsi de suite. Bref, j’ai beau faire la même recette, mais ce n’était pas pareil que de l’autre côté de l’océan. En même temps, que je le veule ou non les ingrédients de base sont différents d’un côté de l’Atlantique et de l’autre. Au final, je suis revenue à employer du beurre d’amandes et étonnement, je dois utiliser un mélange de deux chocolats noirs pour obtenir l’équilibre de goût qui nous plaît!

La recette de pâte à tartiner que je vous propose est une idée de Cuisine futée, parents pressés. On retrouve également cette recette dans le livre Famille futée 2.

Tartinade choco-amandes maison
Tartinade choco-amandes maison
Pour 1 pot d’environ 250 ml

¼ de tasse ou 72 g de beurre d’amandes*
100 g (3,5 onces) de chocolat noir ou au lait**
6 cuillères à soupe ou 90 g de lait
¼ de tasse ou 25 g de lait en poudre
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 13 g de cacao

Avant de mesurer ou peser le beurre d’amandes, mélanger pour que l’huile et la pâte d’amandes forment un tout homogène. Déposer le beurre d’amandes dans un petit chaudron.

Hacher finement le chocolat et le déposer dans le chaudron avec le beurre d’amandes.

Dans un grand bol, mélanger le lait, le lait en poudre, le sucre et le cacao. Réserver.

Déposer le chaudron sur un feu moyen-doux et faire fondre le chocolat. Quand le chocolat est bien fondu et incorporé au beurre d’amandes, verser sur la préparation de lait. Fouetter jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser la tartinade dans un contenant qui ferme hermétiquement et réfrigérer. Déguster le matin (ou à un autre moment de la journée) avec gourmandise! Cette pâte se conserve pendant 1 mois au réfrigérateur.

*Vous pouvez employer d’autre beurre ou faire un mélange : aux noisettes, aux graines de courges, d’arachides, etc.
**Moi, j’utilise 15 g d’un chocolat noir à 70 % de cacao et 85 g d’un chocolat noir à 66 % de cacao. Tout dépend de votre goût et de celui de votre chocolat. Personnellement, si j’avais sous la main que du chocolat à 70 %, je le mélangerais avec un peu de chocolat au lait.

Et vous, avez-vous déjà été surpris par la difficulté à refaire une recette?

Un petit vide…

Aujourd’hui, mon esprit n’est pas vraiment là : il refuse de me pondre un sujet sur lequel écrire. Mon attention est porté ailleurs : je n’arrête pas de penser à ce truc que je veux préparer pour demain. Je n’arrive pas à mon concentrer sur mon article. Je pourrais vous glisser quelques mots sur mon jardin où je dois encore faire quelques semences, sur les colis que j’attends avec impatience ou pourquoi pas de l’émission de Bob le chef en live?

Après avoir réussi à écrire ces quelques lignes, je vous propose une recette de pain pita sans gluten et sans lactose. J’ai pris cette recette sur le blog de Ma petite cuisine gourmande sans gluten ni lactose.

Pain pita sans gluten et sans lactose
Pain pita sans gluten et sans lactose
Pour 6 petits pains

2 tasses moins 2½ cuillères à soupe ou 250 g de farine sans
  gluten
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
⅓ de tasse plus 1 cuillère à soupe ou 100 g de lait végétal
  non sucré (lait de coco, lait d’amande, etc.)
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe (150 ml) ou 150 g d’eau
  tiède
1½ cuillère à thé de levure sèche
1 cuillère à soupe de gomme de guar*
½ cuillère à thé de sucre
¼ cuillère à thé de sel

Verser la levure dans l’eau et réserver.

Préchauffer le four à 40°C (105°F).

Dans un bol, mélanger la farine et la gomme de guar. Verser l’huile d’olive, le lait végétal, le sucre et le sel. Ajouter le mélange d’eau et de levure. Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Saupoudrer un peu de farine sans gluten sur la pâte.

Diviser la pâte en six. Prélever un morceau de pâte et le façonner en boule. Aplatir la boule avec vos mains pour former un pain pita**. Déposer le disque de pâte sur une plaque recouverte de papier parchemin. Procéder de même avec les autres morceaux de pâte.

Éteindre le four avant de déposer la plaque pour faire lever la pâte. Laisser lever pendant 1 heure.

Retirer le plaque du four et préchauffer le four à 200°C (400°F).

Quand le four est chaud, enfourner les pains et cuire pendant 20 à 30 minutes. Si désiré avant d’enfourner, pré-découper les pains pour les servir en bouchée. Déguster avec plaisir, idéalement le jour de leur préparation.

*La gomme de guar donne de l’élasticité à la pâte en remplacement du gluten. Vous pouvez également utiliser un mélange d’une autre gomme et de psyllium. L’important, c’est d’ajouter un liant à la pâte pour obtenir une texture plus aérée et moelleuse.
**Si vous aplatissez très finement les disques de pâte, vos pains pita auront un peu plus la texture de craquelins. À vous de voir quel résultat vous souhaitez obtenir.

Et vous, sur quoi votre attention est-elle fixée?

Jour des orchidées…

Avec les journées plus chaleureuses, je m’étais mis au programme de ré-empoter mes orchidées. Les pauvres, elles avaient vraiment besoin de changer de pot et de terreau… leurs racines jaunâtres en témoignaient. Je n’ai pas le pouce vert, alors j’appréhende toujours un peu ce genre d’exercice. Je ne veux pas les perdre, surtout que ces sont nos seules plantes qui fleurissent! La première étape a été de trouver du terreau qui n’est pas conservé à l’extérieur… Pour éviter, si possible, une invasion de moucherons! Après, il faut évaluer la quantité de terreau nécessaire. Évidement, j’ai dû y retourner, j’en ai manqué. Voilà, le travail est terminé, il ne reste plus qu’à attendre les prochaines fleurs… Si elles décident de refleurir!

Cette fois, je vous propose une recette de biscuits au chocolat et aux noix. Ce n’est pas une association qui me serait venu en tête : je préfère largement les pacanes, les noisettes et les amandes aux noix. J’ai pris cette recette sur le blog de Mercotte.

Biscuits aux noix et aux pépites de chocolat
Biscuits aux noix et aux pépites de chocolat
Pour 30 biscuits

½ tasse et 1½ cuillère à soupe ou 130 g de beurre non salé,
  tempéré
⅔ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 140 g de cassonade
  ou de sucre roux
1 oeuf
1⅓ tasse ou 180 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 3 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
1⅓ tasse ou 150 g de noix de Grenoble*
1 tasse et 2 cuillères à soupe ou 180 g de pépites
  de chocolat noir
1 cuillère à thé d’extrait de vanille** (facultatif)
1 pincée de sel

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel.

Hacher grossièrement les noix de Grenoble et réserver.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec la cassonade (ou le sucre roux) pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer l’oeuf et l’extrait de vanille. Quand la pâte est homogène, ajouter la préparation de farine. Incorporer les noix et les pépites de chocolat.

Diviser la pâte en deux et les déposer sur une pellicule plastique. À l’aide de la pellicule plastique, façonner deux rouleaux de 5 cm (2 pouces) de diamètre. Envelopper les rouleaux de pâte et les glisser au congélateur*** pendant 2 heures ou jusqu’à ce que la pâte ait durci.

Préchauffer le four à 180°C (350°F)****.

Déballer un des rouleaux de pâtes et le couper en tranche d’environ 1,5 cm (½ pouce). Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce que le pourtour des biscuits soient dorés. À la sortie du four, retirer les biscuits de la plaque de cuisson pour les laisser refroidir, si possible, les déposer sur une grille. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez toujours remplacer les noix de Grenoble par des noisettes, des pacanes, des amandes… ou un mélange de différentes noix.
**Ceci est mon ajout : par expérience, je sais que j’apprécie moins les biscuits aux pépites de chocolat quand elle n’est pas parfumé. Il est possible de remplacer la vanille par de la cannelle, de la cardamome, etc.
***Il est possible de faire durcir les rouleaux de pâte au réfrigérateur. Cela prend plus de temps et les biscuits s’effritent un peu plus à la découpe.
****Vous pouvez aussi cuire les biscuits à 160-170°C (320-340°F) pendant 15 minutes. Personnellement, je n’ai pas obtenu une texture comme je les aime ; à la deuxième fournée, j’ai procédé selon ma méthode habituelle. À vous d’essayer et de vous adaptez selon votre four.

Et vous, avez-vous le pouce vert?