Dernier souvenir de 2012

Voilà avec la recette d’aujourd’hui, je vous aurais présenté toutes les gourmandises qui se sont glissés dans mes paniers gourmands… Enfin presque, j’omets les recettes de confitures qui n’étaient pas particulièrement originales et la recette de biscotti qui m’a posé quelques soucis à la cuisson. Pour récapituler, cette année, mes paniers gourmands contenaient entre autres : des leckerli, du nougat, des milanais, des biscuits au parmesan, des petits gâteaux aux fruits secs, de la gelée de pommes nature ou parfumée à la cannelle, de la marmelade de clémentines et d’oranges et des madeleines.

Je mets toujours des madeleines dans mes paniers et je n’allais pas faire exception cette année. Au départ, je voulais refaire la recette de Conticini, mais j’ai eu peur que les madeleines ne se conservent pas plus d’une semaine : leur mie reste assez humide. N’ayant pas le temps ni l’envie de me lancer sur une expérimentation, je me suis fiée à la recette de madeleines du premier livre d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Ce fut une bonne idée : j’ai eu des compliments sur ces madeleines dès le lendemain.

Madeleines classiques
Madeleines d’Isa
Pour 54 madeleines

5 oeufs
1¾ tasse ou 350 g de sucre
2⅔ tasses ou 400 g de farine
1 cuillère à soupe ou 17 g de poudre à pâte
  ou de levure chimique
⅔ de tasse ou 160 g de lait
1⅓ tasse ou 320 g de beurre non salé, fondu et tempéré
Le zeste de 1 citron
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille

Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Dans un grand bol, fouetter les oeufs avec le sucre, le zeste de citron et les graines de la gousse de vanille* (ou l’extrait de vanille) jusqu’à ce que la masse blanchisse. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Couvrir la pâte d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 10 à 12 heures**.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Beurrer et enfariner les moules à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles aux trois quarts. Enfourner et cuire pendant 11 à 13 minutes. Démouler les madeleines dès la sortie du four et laisser refroidir sur une grille. Ces madeleines se conservent jusqu’à 1 mois dans une boîte hermétique.

*Dans sa recette, Isabelle ajoute le zeste de citron et les graines de vanille après le beurre fondu. Personnellement, j’aime bien les mélanger au sucre avant de les intégrer dans une recette : j’ai l’impression que les parfums et les goûts se diffusent davantage.
**Je n’ai pas pu cuire ma pâte après 12 heures de réfrigération, elle a attendu presque 20 heures et le résultat était parfait.

Alors, y a-t-il une gourmandise qui vous interpelle plus que les autres dans celles que j’ai proposé dans mes paniers gourmands?

Une bizarrerie…

Pour la veille du Nouvel An, nous avons reçu quelques amis. Pour débuter le repas, nous avions plusieurs propositions de canapés : chacun choisissait ses garnitures et préparait ses bouchées. Nous avions sortie un morceau de foie gras et il s’est avéré que nos invités n’en étaient pas friands. Dans la conversation, j’ai dit que je trouverais bien une recette pour l’utiliser et que j’envisageais justement d’essayer une crème brûlée au foie gras. Évidemment, après avoir lancé cette phrase, j’ai eu droit à de nombreuses paires de yeux rivées sur moi me demandant de répéter, car tout le monde voulait s’assurer qu’il avait bien entendu. Oui, j’ai bien dit de la « crème brûlée au foie gras ».

Habituellement, je sais quand je vais parler ou non d’une « bizarrerie » culinaire : par exemple, la surprise se lit toujours sur le visage des gens quand ils entendent parler de saumon à la confiture de fraises; par contre, aucune réaction particulière n’apparaît quand il s’agit de rösti cuit au four. Bref, je ne m’attendais pas à une telle réaction : j’ai vu tellement souvent cette façon d’apprêter le foie gras au cours des dernières années que je n’ai pas envisagé qu’il s’agissait d’une bizarrerie. Il faut croire que les passionnés de cuisine ressemblent parfois à des extraterrestres pour le reste de la communauté.

Voici donc la recette de crème brûlée au foie gras. J’ai pris cette recette sur le site de Recettes du Québec.

Crème brûlée de foie gras
Crème brûlée au foie gras
Pour 6 personnes

210 g (7 onces) de foie gras de canard*
1¾ tasse ou 420 g de crème à 35 % ou de crème entière
1 oeuf
1 jaune d’oeuf
Sel et poivre
Sucre

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer du feu et réserver.

Couper le foie gras en petits cubes et les déposer dans le bol d’un robot culinaire** munie d’une lame en « s ». Ajouter la crème, l’oeuf et le jaune d’oeuf. Saler, poivrer et mixer jusqu’à ce que la préparation soit lisse. Si désiré, filtrer la préparation à l’aide d’un tamis fin pour obtenir une texture soyeuse et parfaitement lisse. Verser la préparation dans 6 ramequins.

Prendre un grand plat à gratin ou une plaque de cuisson profonde et déposer un linge dans le fond du plat. Répartir les ramequins sur le linge et verser de l’eau chaude jusqu’à mi-hauteur des ramequins afin d’obtenir une cuisson vapeur. Enfourner pendant 1 heure ou jusqu’à ce que les bords de la crème soient pris et que le centre soit encore légèrement tremblotant.

À la sortie du four, retirer les ramequins du bain-marie, laisser tiédir 15 à 20 minutes à température ambiante avant de réfrigérer pendant au moins 2 heures.

Au moment de servir, saupoudrer la crème d’une bonne couche de sucre et caraméliser à l’aide d’un fer à crème brûlée ou d’une torche. Il est également possible de caraméliser la crème sous le gril (broil) du four préchauffé, il faut environ 2 minutes. Servir et déguster sans attendre. Avant de caraméliser la crème, il est possible de la laisser tempérer 15 à 20 minutes.

*Utiliser un foie gras que vous aimez (mi-cuit, au torchon, etc.) : le goût de le crème brûlée dépendra du goût de votre foie gras.
**Pour cette étape, vous pouvez également utiliser un mixeur plongeant (ou pied-mélangeur) ou un mélangeur de type « blender ».

Et vous, quand vous parlez cuisine, y a-t-il des bizarreries culinaires qui provoquent l’étonnement de votre entourage?

Un parfum suisse…

Aujourd’hui, je vous propose encore une gourmandise qui s’est retrouvée dans mes paniers gourmands. J’avais envie depuis longtemps de faire des leckerli et en relisant la recette, je me suis dis que c’était le bon moment. Qu’est-ce que les leckerli? Je dirais que c’est le pain d’épices suisse. Ils ont une texture qui leur est propre : elle ne ressemble pas à celle des pains d’épices ni celle des biscuits aux épices. On retrouve quelques variantes, mais les plus connus sont sans doute les leckerli de Bâle ou « Basler Läkerli ».

Honnêtement, je crois que c’est une des gourmandises que j’ai le mieux réussie : le goût et la texture ressemble vraiment à ceux qu’on trouve sur le marché, ils n’ont même rien à leur envier. Pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de venir en Suisse (et même si vous y habitez), je ne peux que vous encourager à essayer cette recette. Les quantités d’épices risquent de vous surprendre, mais je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’erreur. J’ai trouvé cette recette dans La gargotte de la marmotte.

Leckerli maison
Leckerli maison
Pour 40 leckerli

¾ de tasse ou 250 g de miel
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 175 g de sucre
5 cuillères à thé ou 10 g de cannelle
2 cuillères à thé ou 4 g de muscade moulue*
2 cuillères à thé ou 4 g de gingembre moulu
½ cuillère à thé ou 1 g de clou de girofle moulu**
¼ de tasse ou 30 g de poudre d’amandes***
4½ cuillères à soupe ou 30 g d’amandes effilées
¼ de tasse ou 30 g de poudre de noisettes****
3 cuillères à soupe ou 30 g de noisettes, concassées
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  d’orange confite
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  de citron confit
Zeste d’un demi-citron
2¾ tasses et deux cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅛ de cuillère à thé ou 2 grosses pincées de poudre à pâte
  ou de levure chimique
⅓ de tasse et 2 cuillères à thé (100 ml)
  ou 100 g de Kirsch*****

Glaçage
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1 petit ou ½ blanc d’oeuf
1 cuillère à soupe de Kirsch

Dans un grand chaudron, verser le miel, le sucre, la cannelle, la muscade, le gingembre et le clou de girofle moulu. Faire chauffer le mélange. Quand le sucre est dissous, ajouter la poudre d’amandes, les amandes effilées, la poudre de noisette, les noisettes concassées, les écorces d’oranges confites, les écorces de citron confit et le zeste de citron. Retirer le chaudron du feu et incorporer le Kirsch, la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). À ce moment, la préparation est très épaisse et elle est collante : c’est tout à fait normal.

Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin. Saupoudrer un peu de farine sur le dessus et déposer une autre feuille de papier parchemin. À l’aide d’un rouleau à pâte, abaisser la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin pour former un rectangle d’environ 1 cm (⅜ de pouce) d’épaisseur. Déposer la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin sur une plaque ce cuisson et retirer délicatement la feuille qui couvre le dessus. Laisser reposer la préparation à température ambiante pendant 4 heures, voire toute une nuit.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes.

Dans un bol, préparer le glaçage. Mélanger le sucre glace, le blanc d’oeuf et le Kirsch. Réserver.

Dès que les leckerli sont cuits, les laisser tiédir 5 minutes, puis les découper en carrés ou en losange.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

À l’aide d’un pinceau, glacer individuellement chaque leckerli. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et les enfourner pendant 1 à 2 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage commence à blanchir. Laisser totalement refroidir avant de déguster. Les leckerli se conservent plus d’un mois dans une boîte en métal ou dans une boîte qui ferme hermétiquement.

*Il est possible de remplacer la muscade, le gingembre et le clou de girofle par 5 cuillères à thé ou par 10 g d’épices à pain d’épices.
**Je n’ai pas mis 1 cuillère à thé ou 2 g de clou de girofle moulu, car je l’ai moulu moi-même et vu le parfum, je ne voulais pas qu’il soit trop dominant.
***Il est possible d’utiliser que des amandes en poudre ou que des amandes effilées.
****Comme pour les amandes, il est possible d’utiliser que des noisettes en poudre ou que des noisettes concassées.
*****Il est possible de remplacer le Kirsch par un autre alcool fort comme le rhum. Si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez également remplacer le Kirsch par du jus de pommes.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour les leckerli?

Demi-recette…

Il m’arrive souvent de faire des demi-recettes : soit pour m’adapter à la quantité de viande que nous consommons, soit pour avoir une portion raisonnable de dessert et les renouveler plus rapidement. Cependant depuis quelques temps, j’ai une autre manière de faire les demi-recettes : je ne fait qu’une partie des étapes.

C’est ce qui est arrivé avec la recette que je vous propose aujourd’hui. À l’origine, il s’agit de plat de pâtes avec du boeuf braisé. J’ai fait le braisé de boeuf puis je l’ai servi tel quel : pas de pappardelle, pas de roquette, pas de fromage et pas de beurre pour allonger la sauce. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 10, numéro 8.

Boeuf au porto
Boeuf braisé au porto
Pour 4 personnes

454 g de palette de boeuf sans os
2 cuillères à soupe ou 28 g de beurre
1 oignon
1 tasse ou 250 g de porto
2 tasses ou 500 g de bouillon de boeuf
3 dattes séchées, dénoyautées
3 cuillères à soupe ou 20 g de noix de Grenoble concassées
Sel et poivre

Hacher l’oignon. Couper en petits dés les dattes. Réserver.

Découper la viande en petits cubes de moins de 2 cm (¾ de pouce) de côté.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre. Quand le beurre est bien chaud faire dorer la viande de tous les côtés. Saler et poivrer. Quand la viande est colorée, la réserver sur une assiette.

Dans le même chaudron, faire revenir l’oignon. Au besoin, ajouter du beurre. Quand l’oignon commence à dorer, remettre la viande dans le chaudron et ajouter le porto. Porter à ébullition et laisser mijoter à feu doux pendant 5 minutes.

Ajouter le bouillon de boeuf et les dattes, puis porter de nouveau à ébullition. Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 1 h 30 ou jusqu’à ce que la viande soit tendre. Saler et poivrer au goût. Au moment de servir, ajouter les noix de Grenoble sur la viande. Servir accompagné de pâtes ou d’une purée de pommes de terre.

Et vous, est-ce que vous faites souvent des demi-recettes?

Résolutions, projets, envies…

En début d’année, je ne fais pas partie de ces gens qui se fixent des objectifs dès le changement de calendrier. Je crois que je n’ai même pas pris de résolution l’année dernière. Cependant, les dernières que je m’étais fixées, je les ai tenues. Pour le moment, je jongle avec quelques idées : retranscrire nos recettes préférées dans des carnets, planifier un peu plus nos repas de la semaine et faire l’inventaire du congélateur. Des choses que je vais sans doute concrétiser sans pour autant en faire des objectifs. De toute manière, il reste encore 363 jours pour découvrir ce que 2013 nous réserve.

Aujourd’hui, je vous propose une autre recette qui a pris place dans mes paniers gourmands : le nougat. Il y a un an, cette douceur aurait déjà dû y être, mais le manque de temps m’avait contrainte à abandonner certaines gourmandises. Cette année, je me suis lancée et je peux vous affirmer que ce n’est pas difficile à réaliser… D’accord, ça colle un peu, beaucoup, mais rien d’insurmontable. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 1.

Nougat au miel
Nougat aux amandes et aux pistaches
Pour 24 carrés

2 feuilles de papier azyme
1 tasse ou 200 g de sucre
½ tasse ou 170 g de miel
¼ de tasse ou 60 g d’eau
1 blanc d’oeuf
1 tasse ou 160 g d’amandes blanchies (sans la pelure)
½ tasse ou 80 g de pistaches*
2 cuillères à soupe de sucre glace (facultatif)
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Sur une plaque de cuisson, étaler les amandes et les enfourner pendant 8 à 10 minutes pour les torréfier. Remuer un ou deux fois les amandes pendant la cuisson. Retirer du four et les laisser totalement refroidir. Étaler les pistaches sur une plaque de cuisson et les enfourner pendant 5 à 6 minutes. Les remuer à un ou deux reprises pendant la cuisson. Laisser totalement refroidir.

Huiler légèrement un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), puis le tapisser d’une pellicule plastique. Huiler légèrement la pellicule plastique. Découper une feuille de papier azyme à la taille du moule. Déposer dans le fond du moule la feuille de papier azyme.

Dans un chaudron, porter à ébullition le sucre, le miel et l’eau. Laisser cuire sans brasser jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 150°C (302°F). Retirer du feu.

Dans un bol à l’aide d’un batteur électrique, fouetter le blanc d’oeuf jusqu’à ce qu’il soit mousseux. Verser en filet le sirop de miel en évitant les fouets du batteur. Continuer à fouetter jusqu’à ce que le mélange épaississe, soit de 4 à 5 minutes.

Incorporer les amandes et les pistaches. Verser rapidement la préparation dans le moule préparé et égaliser la surface avec les doigts légèrement humidifiés. Couvrir avec la seconde feuille de papier azyme et au besoin, la tailler pour qu’elle s’adapte à la taille du moule. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer toute une nuit à température ambiante.

Couper le nougat en carrés. Envelopper individuellement dans du papier ciré les morceaux de nougat ou les rouler dans le sucre glace mélangé avec la fécule de maïs (ou la maïzena) avant de les emballer dans une pellicule plastique. Conserver dans un endroit frais et sec pendant environ 2 semaines.

*Il est possible de remplacer les amandes et les pistaches par d’autres fruits secs (noisettes, cerises séchées, oranges confites, etc.).

Et vous, est-ce que vous avez des projets, des objectifs ou des envies pour 2013?